• # Le côté obscur du libéralisme

    Posté par . En réponse au journal La position d'Alternative Libérale sur les logiciels libres. Évalué à 7.

    Après tout ce qu'on a pu dire sur le libéralisme, je me suis efforcé de ne plus le considérer d'emblée comme le mal absolu, n'en déplaise à certaines mouvances de la gauche.

    Pourquoi ne pas laisser faire la "main invisible" dans des domaines où le dirigisme devient trop compliqué et inopérant... tant qu'on limite son champ d'action à ces seuls domaines bien délimités ?

    Quand on parle de "concurrence libre et non faussée" comme crédo du libéralisme, j'en avais fini par me dire que ce n'était pas une mauvaise chose, si cela voulait dire empêcher les entreprises trop puissantes de fausser le marché (cas de la vente liée de Microsoft).

    Mais apparemment, pour AL, étant donné sa réponse au courier de plagiats, "libre et non faussée" veut dire "non influencée par les lois de l'État"
    ... ce qui est un dévoiement du "bon" libéralisme !
    J'ai bien l'impression qu'AL représente le mauvais libéralisme dans toute sa splendeur, celui que tout bon français d'aujourd'hui (sauf encarté à l'UMP) récuse de toutes ses forces, celui qui veut une "main invisible" baladeuse sans contrainte, qui fait passer la méthode libérale du rang d'outil à celui de religion.

    Alors certes il ne faut pas confondre libéralisme et capitalisme, mais avec un libéralisme à la AL, on favorise l'ultra-capitalisme de manière indéniable.