• [^] # Re: Le malheur du boulanger

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal On appel ça des artistes ?. Évalué à 4.

    J'ai pas envie de payer alors que je ne pirate pas. Comme la taxe sur les supports numériques : c'est la fin de ma présomption d'innocence.

    Il n'y aura plus de piratage ou de triche à partir du moment ou il n'y aura plus besoin de pirater ou de tricher.

    Quand à la licence globale, tu paies déjà des trucs qui y ressemblent si tu as un abonnement de type Freebox ou livebox. Pourtant tu paies aussi cher que le gars qui downloade des centaines de MO par jour soit par mise à jour de fichiers par CVS soit parce qu'il fait du streaming vidéo ou télécharge des fichiers via bittorent, fait du podcast ou autre, alors que toi tu regardes juste tes mails et la photo du dernier à la fin de ta journée à l'usine de fabrication de pinces-crocodile (enfin je dis toi, c'est pas toi en particulier, c'est un exemple)

    Comprends bien la chose, je sais que j'explique mal, et qu'on ne peut pas traiter de ce sujet en quelques lignes à l'heure de la pause.
    L'idée de la licence globale, du point de vue utilisateur, ce n'est que tu paies un droit d'accès généralisé à la culture. En fait en premier rien ne change, car la licence globale n'est pas incompatible avec licences sous leur forme actuelle, ni les droits d'auteur... Donc tu paies pour rien, vas-tu te dire, c'est du collectivisme, la dîme du moyen age, un impôt sur le vent d'hiver... ?
    Non, car :
    1. La licence globale incite à ne pas mettre de drm sur un fichier, et de permettre de dupliquer ce dernier selon des conditions moins restrictive (allant du droit de copie pour usage non commercial à l'équivalent GPL)
    2. Elle pointe même le doigt sur ce qu'est le DRM : l'inverse d'une valeur ajoutée, c'est à dire une valeur retirée, qui ajoute des contraintes telles que l'impossibilité de lire un fichier sur un autre support. En plus ceux qui mettent leur produit sous drm seraient contraint de créer un produit avec une véritable qualité. (je dirais même exceptionnelle, pour justifier un surcoût)
    4. ceux qui mettent leur produit sans drm seront rétribués en fonction de leur succès grâce à la licence globale (ce qui, admettons le est une autre forme d'injustice, car succès ne rime pas forcément avec qualité, mais c'est à mon avis l'injustice la moins injuste, car le produit a toutes ses chances).
    5. Ceux qui ont le plus à craindre de cela sont les stars et les majors. Ceux qui ont le plus à y gagner sont les autre artistes (qui peuvent publier leur oeuvre en numérique, malheureusement les sculpteurs, ce n'est pas pour tout de suite;), et ceux qui aiment l'art (qui peut se transmettre de manière numérique également).
    6. tu fais un acte citoyen en soutenant la création et la production artistique, qui est indispensable tant du point de vue individuel, que local, national ou international (mais c'est encore un autre débat).
    7. Tu paies (peu cher) : cette licence t'incite donc aussi à te cultiver, et à décourvrir et faire découvrir de nouveaux horizons

    Reste à savoir si la somme des intérêts d'une grande masse peut faire le poids fasse aux gros intérêts d'une petite somme de gens.