La peine de mort pourrait remplacer la prison dans ta remarque ;-)
Si ce n'est que je considère que l'Homme n'a pas à décider de la vie ou de la mort d'autrui (vieux réflexe de chrétien, désolé), oui.
Plus sérieusement, mettre quelqu'un en prison protège la société tant que la personne est enfermée, mais si on la laisse sortir par la suite, on ne peut pas partir du principe que "la prison protège la société". Il faut aussi s'assurer que les gens qui en ressortent ne sont pas plus dangereux qu'avant.
D'où l'intérêt de la perpétuité. D'où les problèmes liés à une perpétuité de 20 ans.
le choix entre la reprogrammation mentale ou l'exil, ce qui correspondait assez bien à un choix entre rédemption (artificielle) ou protection de la société contre l'individu.
Sauf que la reprogrammation (outre le fait qu'elle est actuellement impossible) n'est pas une rédemption. Ca se rapprocherait plus, pour moi, de la castration chimique pour un violeur : c'est un moyen alternatif à l'enfermement pour l'empêcher de nuire. Reste à savoir si c'est bien humain comme technique.
Par ailleurs, quelqu'un faisait remarquer plus bas que le but de l'enfermement pénitentiaire n'est pas la mise à l'écart des éléments dangereux, et que ce rôle est plutôt dévolu aux instituts psychiatriques. Je m'insurge assez violemment : il y a dans les-dits instituts des gens qui ne représentent aucunement un danger pour la société, et qui ont besoin de soins. Car ces instituts servent, à la base, à _soigner_ les gens. S'en servir pour isoler les gens dangereux pour la société, c'est criminel pour tous les malades qui y cherchent (plus ou moins consciemment, certes) une guérison.
[^] # Re: correction
Posté par Larry Cow . En réponse au journal Assassinat d'Ilan Halimi: la folie engendre la folie?. Évalué à 2.
Si ce n'est que je considère que l'Homme n'a pas à décider de la vie ou de la mort d'autrui (vieux réflexe de chrétien, désolé), oui.
Plus sérieusement, mettre quelqu'un en prison protège la société tant que la personne est enfermée, mais si on la laisse sortir par la suite, on ne peut pas partir du principe que "la prison protège la société". Il faut aussi s'assurer que les gens qui en ressortent ne sont pas plus dangereux qu'avant.
D'où l'intérêt de la perpétuité. D'où les problèmes liés à une perpétuité de 20 ans.
le choix entre la reprogrammation mentale ou l'exil, ce qui correspondait assez bien à un choix entre rédemption (artificielle) ou protection de la société contre l'individu.
Sauf que la reprogrammation (outre le fait qu'elle est actuellement impossible) n'est pas une rédemption. Ca se rapprocherait plus, pour moi, de la castration chimique pour un violeur : c'est un moyen alternatif à l'enfermement pour l'empêcher de nuire. Reste à savoir si c'est bien humain comme technique.
Par ailleurs, quelqu'un faisait remarquer plus bas que le but de l'enfermement pénitentiaire n'est pas la mise à l'écart des éléments dangereux, et que ce rôle est plutôt dévolu aux instituts psychiatriques. Je m'insurge assez violemment : il y a dans les-dits instituts des gens qui ne représentent aucunement un danger pour la société, et qui ont besoin de soins. Car ces instituts servent, à la base, à _soigner_ les gens. S'en servir pour isoler les gens dangereux pour la société, c'est criminel pour tous les malades qui y cherchent (plus ou moins consciemment, certes) une guérison.