J'ai regardé les conditions d'utilisation du site "Les Classiques des sciences sociales" et voici les 3 clauses qui entretiennent la confusion entre liberté et gratuité :
"Toute utilisation à des fins commerciales des fichiers sur ce site est strictement interdite.
Toute rediffusion de nos fichiers est également interdite, même avec la mention de leur provenance."
" Cependant, les fichiers pleins textes réalisés par l'équipe des Classiques sont la propriété des Classiques.
Ils sont disponibles pour une utilisation intellectuelle et personnelle, mais non commerciale."
Donc au dela du débat sur le format des documents, votre travail consiste à mettre des oeuvres en consultation gratuite sur internet.
Cette initiative est fort intéressante et je vous remercie du travail réalisé.
Cependant, cela reste strictement qu'une mise à disposition gratuite. Ce n'est pas plus libre que les affiches publicitaires, que les journaux gratuits ou que tous les sites d'informations gratuites.
Pour ce qui est de la notion de libre, il est bien évident qu'il y a à peu près autant de définitions que de personnes sur terre. C'est une question de philosophie qui me semble demeurer ouverte.
Le logiciel n'échappe pas à la multitude de définitions de libre. On voit très bien les divergences sur ce sujet à la lecture des différentes licences. Certains parlent plus haut des libertés fondamentales édictées par la FSF. Mais ici comme ailleurs, ce n'est qu'une vision de la liberté. Il n'y a qu'à penser aux difficultés de Debian avec GNUFDL ou au récent différent de Linus Torval avec la version 3 de la GPL.
Comme me l'a dit un jour Melanie Clément-Fontaine, auteur d'un mémoire sur la GPL, nous devions plutôt parler de licence de droits élagis plutôt que de licience libre. C'est le sens même du copyleft : donner plus de droits mais pas tous.
Dans le cas présent, les utilisateurs n'ont aucun droit supplementaire par rapport à ceux qui emprunteraient ces documents dans une bibliothèque ou qui les achèteraient. En fait, ils en ont même moins ; vous leur déniez le droit de faire ce que vous avez fait, à savoir mettre les documents auxquels ils accèdent à la disposition de tous.
En conclusion, vous avez confondu "accès libre" et "libre" tout court.
# Gratuit Ce n'est pas pareil que libre
Posté par Jetto . En réponse au journal This is not a VALID free content. Évalué à 3.
"Toute utilisation à des fins commerciales des fichiers sur ce site est strictement interdite.
Toute rediffusion de nos fichiers est également interdite, même avec la mention de leur provenance."
" Cependant, les fichiers pleins textes réalisés par l'équipe des Classiques sont la propriété des Classiques.
Ils sont disponibles pour une utilisation intellectuelle et personnelle, mais non commerciale."
Donc au dela du débat sur le format des documents, votre travail consiste à mettre des oeuvres en consultation gratuite sur internet.
Cette initiative est fort intéressante et je vous remercie du travail réalisé.
Cependant, cela reste strictement qu'une mise à disposition gratuite. Ce n'est pas plus libre que les affiches publicitaires, que les journaux gratuits ou que tous les sites d'informations gratuites.
Pour ce qui est de la notion de libre, il est bien évident qu'il y a à peu près autant de définitions que de personnes sur terre. C'est une question de philosophie qui me semble demeurer ouverte.
Le logiciel n'échappe pas à la multitude de définitions de libre. On voit très bien les divergences sur ce sujet à la lecture des différentes licences. Certains parlent plus haut des libertés fondamentales édictées par la FSF. Mais ici comme ailleurs, ce n'est qu'une vision de la liberté. Il n'y a qu'à penser aux difficultés de Debian avec GNUFDL ou au récent différent de Linus Torval avec la version 3 de la GPL.
Comme me l'a dit un jour Melanie Clément-Fontaine, auteur d'un mémoire sur la GPL, nous devions plutôt parler de licence de droits élagis plutôt que de licience libre. C'est le sens même du copyleft : donner plus de droits mais pas tous.
Dans le cas présent, les utilisateurs n'ont aucun droit supplementaire par rapport à ceux qui emprunteraient ces documents dans une bibliothèque ou qui les achèteraient. En fait, ils en ont même moins ; vous leur déniez le droit de faire ce que vous avez fait, à savoir mettre les documents auxquels ils accèdent à la disposition de tous.
En conclusion, vous avez confondu "accès libre" et "libre" tout court.