• # une preuve de plus...

    Posté par . En réponse à la dépêche Adieu Compaq, Bonjour HP-Compaq. Évalué à 10.

    que le libéralisme «naturel» (ie. où la rémunération est une fonction exponentielle de la variable «énergie, temps, pouvoir et argent investis intelligement») n'amène qu'à des situations de monopoles, ou, au mieux, des situations d'oligopoles, qui sont les symptomes les plus visibles de l'échec de ce système économique (une situation de monopole n'est jamais une bonne chose, il suffit de penser à Microsoft).

    Dans un autre domaine, il semblerait que les deux seules entreprises de clearing vont fusionner (Pour ceux qui ne connaitrait pas, je conseille d'urgence la lecture de «Révélation$», aux éditions Les Arènes, ils risquent de découvrir que le monde boursier n'est pas si incontrolable que veulent nous le faire croire les média de masse (penser taxe tobin)), ce qui est encore plus gravissime.

    Pourtant, l'idée de rémunération décroissante (où on remplace la fonction exponentielle par une fonction logarithmique) n'est pas neuve, et permettrait une auto-régulation bien plus performante (d'autant qu'ils existent de nombreuses bonnes idées pour l'appliquer). On peut penser aux actuels garde-fous légaux comme les lois anti-trust, mais, comme la cavalerie dans les films, elles arrivent toujours trop tard.
    Pour résumer : «Le problème avec la régulation de la concurrence, c ́est qu ́une fois le concurrent éliminé par le monopole, on ne peut plus faire grand chose pour l ́aider...» (piqué dans une dépêche de Yahoo).

    Si seulement le grand public pouvait réaliser que le libéralisme n'est parfait qu'en l'absence de l'homme, qui constitue le grain de sable qui détraque le système. Or, le libéralisme n'existe que parce que l'homme le veut bien, et qu'il se doit donc de servir l'humanité. S'il ne sert que quelques intérêts particuliers, c'est qu'il est mauvais, ou, du moins, qu'il nécessite des modifications de réglage.

    Quand est-ce qu'on retrousse nos manches ?


    P.S : pour les non-matheux, la fonction exponentielle croit lentement au début, puis croit de plus en plus vite (un ouvrier qui fait des heures sup ne gagne pas beaucoup plus, alors qu'un PDG qui investit récolte des millions supplémentaires en fin d'année). La fonction logarithmique, c'est l'inverse : elle croit très vite au début, puis croit de moins en moins vite.

    P.S 2 : le pire actuellement, c'est qu'on serait presque heureux de cette fusion pour qu'il y ait plusieurs «gros», et pas un seul. Bref, le grand public voit cet événement ponctuel comme «bénéfique». Mais au bout d'un moment, il finira quand même par n'en avoir plus qu'un :-(