La grève du 24 janvier à ATOS a rassemblé environ 1000 salariés sur 22 sites. Cette forte mobilisation a obligé la direction a convoqué les syndicats pour rouvrir des négociations notamment sur les salaires. C’est une première chez ATOS. Le mouvement de grève du 31 janvier à Toulouse, a rassemblé quelques 120 informaticiens des sociétés de prestation Capgemini, Thales, ATOS, Steria, une quarantaine d’informaticiens à Grenoble… Les actions des salariés d’ATOS, comme celles de Capgemini, leur ont permis d’obtenir de nouvelles négociations. Il faudra probablement d’autres manifestations de ce genre (pétition, réunions du personnel en AG, débrayage…) pour obtenir les augmentations collectives qu’ils demandent, mais c’est bien par leur mobilisation qu’ils réussiront à faire reculer leur direction.
Sur l’ensemble du territoire, le 31 janvier a regroupé plusieurs milliers de salariés qui se sont mis en grève à l’appel de la seule CGT, dont 5000 à Paris. Il faut dire que l’enjeu est de taille.
NON A LA PRECARISATION DE NOS EMPLOIS
En effet, après le CNE (Contrat Nouvelle Embauche), le gouvernement a annoncé la mise en place du CPE (Contrat Première Embauche). Ce dernier est un CDI assorti d’une période d’essai de 2 ans comme l’était le CNE pendant laquelle les salariés pourront être licenciés sans motif et sans indemnités par leur employeur. Ce type de contrat développe la précarité des conditions de travail (heures supplémentaires imposées, travail du week-end, travail de nuit…), mais aussi la précarité dans la vie de tous les jours. Comment obtenir un prêt avec un tel contrat, surtout s’il s’agit d’un logement ? Ainsi, nombre de jeunes diplômés seraient condamnés à commencer leur vie professionnelle dans la précarité.
Mais le gouvernement ne s’arrêtera certainement pas en si bon chemin. Après le CNE, le CPE, il envisage déjà de généraliser ce type de contrat à l’ensemble des salariés. Avec ce type de contrat, les sociétés de nos branches pourraient embaucher à loisir des salariés jetables, corvéables à merci. Ils seraient embaucher le temps d’une mission en fonction des besoins de l’entreprise. Ce ne serait ni plus ni moins que des contrats de mission déguisés. Quand le SYNTEC avait lancé ce projet, plus de 35000 informaticiens avaient signé la pétition mise en ligne par la CGT pour lutter contre la précarisation de nos emplois.
Le slogan de l’époque était assez éloquent :
LA PRECARITE NE SE NEGOCIE PAS,
ELLE SE COMBAT.
Il est toujours d’actualité. Mais contrairement au projet du SYNTEC, ces nouveaux contrats s’adressent à l’ensemble des travailleurs.
Rappel :
Tous les salariés peuvent faire grève. L'appel couvrant l'ensemble de nos professions, un salarié, même s'il est le seul gréviste dans son entreprise, peut faire grève.
Il n'y a pas de préavis, de délai de prévenance ou de déclaration individuelle à faire au préalable. On ne peut être sanctionné pour fait de grève. La grève entraîne une retenue strictement proportionnelle aux nombres d'heures de grève
# la CGT Syntec apelle à la grève
Posté par divad . En réponse au journal Le CPE, menace pour l'avenir professionnel des jeunes !. Évalué à -4.
La grève du 24 janvier à ATOS a rassemblé environ 1000 salariés sur 22 sites. Cette forte mobilisation a obligé la direction a convoqué les syndicats pour rouvrir des négociations notamment sur les salaires. C’est une première chez ATOS. Le mouvement de grève du 31 janvier à Toulouse, a rassemblé quelques 120 informaticiens des sociétés de prestation Capgemini, Thales, ATOS, Steria, une quarantaine d’informaticiens à Grenoble… Les actions des salariés d’ATOS, comme celles de Capgemini, leur ont permis d’obtenir de nouvelles négociations. Il faudra probablement d’autres manifestations de ce genre (pétition, réunions du personnel en AG, débrayage…) pour obtenir les augmentations collectives qu’ils demandent, mais c’est bien par leur mobilisation qu’ils réussiront à faire reculer leur direction.
Sur l’ensemble du territoire, le 31 janvier a regroupé plusieurs milliers de salariés qui se sont mis en grève à l’appel de la seule CGT, dont 5000 à Paris. Il faut dire que l’enjeu est de taille.
NON A LA PRECARISATION DE NOS EMPLOIS
En effet, après le CNE (Contrat Nouvelle Embauche), le gouvernement a annoncé la mise en place du CPE (Contrat Première Embauche). Ce dernier est un CDI assorti d’une période d’essai de 2 ans comme l’était le CNE pendant laquelle les salariés pourront être licenciés sans motif et sans indemnités par leur employeur. Ce type de contrat développe la précarité des conditions de travail (heures supplémentaires imposées, travail du week-end, travail de nuit…), mais aussi la précarité dans la vie de tous les jours. Comment obtenir un prêt avec un tel contrat, surtout s’il s’agit d’un logement ? Ainsi, nombre de jeunes diplômés seraient condamnés à commencer leur vie professionnelle dans la précarité.
Mais le gouvernement ne s’arrêtera certainement pas en si bon chemin. Après le CNE, le CPE, il envisage déjà de généraliser ce type de contrat à l’ensemble des salariés. Avec ce type de contrat, les sociétés de nos branches pourraient embaucher à loisir des salariés jetables, corvéables à merci. Ils seraient embaucher le temps d’une mission en fonction des besoins de l’entreprise. Ce ne serait ni plus ni moins que des contrats de mission déguisés. Quand le SYNTEC avait lancé ce projet, plus de 35000 informaticiens avaient signé la pétition mise en ligne par la CGT pour lutter contre la précarisation de nos emplois.
Le slogan de l’époque était assez éloquent :
LA PRECARITE NE SE NEGOCIE PAS,
ELLE SE COMBAT.
Il est toujours d’actualité. Mais contrairement au projet du SYNTEC, ces nouveaux contrats s’adressent à l’ensemble des travailleurs.
Rappel :
Tous les salariés peuvent faire grève. L'appel couvrant l'ensemble de nos professions, un salarié, même s'il est le seul gréviste dans son entreprise, peut faire grève.
Il n'y a pas de préavis, de délai de prévenance ou de déclaration individuelle à faire au préalable. On ne peut être sanctionné pour fait de grève. La grève entraîne une retenue strictement proportionnelle aux nombres d'heures de grève