• [^] # Re: meuh

    Posté par . En réponse au journal Google souffle le chaud (Google Pack) et le froid (DRM). Évalué à 2.

    Exemple : un player propriétaire DRM sous Linux utilise Alsa pour jouer la musique. Dans ce cas, qu'est ce qui nous empêche de dérouter la sortie numérique reçue par Alsa vers un autre encodeur ?

    il suffit que le player exige une version précise ("blessed client") de ta librairie ou sous-système Alsa, avec une signature derrière.

    à ce moment, tu ne pourras utiliser un autre Alsa que celui fourni par ton gentil fournisseur. bon, si tu veux utiliser deux players proprio DRM en même temps tout ça, les gags vont commencer à se bousculer :)

    le hic est évidement que tu dois faire confiance à ton fournisseur pour que ça soit bien Alsa qu'il te fournit et pas un Alsa++ bifluoré avec des choses non désirées (en particulier plus haut dans la chaine, de quoi envoyer à la maison mère ce que tu écoutes, quand tu l'écoutes, les pages Web que tu lis...). Sony-BMG nous a montré qu'on ne peut pas faire confiance à ces braves gens, c'est autant de temps de gagné.

    de plus, sorti des classiques plateformes x86 et PowerPC, éventuellement ARM, le fournisseur va te répondre un royal "on ne fait pas" quand tu voudras sortir des sentiers battus.

    on va me dire qu'un binaire signé et certifié par un fournisseur n'est pas ou plus un logiciel libre, même s'il vient d'être compilé de sources parfaitement libres. ma foi, je répondrai que si, le fournisseur est toujours capable de signer et certifier de nouvelles versions avec tes propres modifications. évidement, il peut 1) facturer ce service 2) ne certifier et signer que ce qu'il veut. en fait, tout un chacun pourra même se faire son réseau de signatures et de certifications diverses dans son coin, mais le contenu multimedia des fournisseurs ne marchera pas dessus, seulement sur les signatures autorisées.

    mais ce n'est pas pire que 99 % des utilisateurs actuels de Linux qui ne vont pratiquement jamais rien recompiler et font aveuglément confiance aux individus qui préparent leur distribution et aux petits ajouts sympas à la mplayer. (Gentoo est une exception, pas au niveau confiance, mais au niveau compilation quasi systématique)


    bref, à mes yeux ce n'est pas tellement le fait qu'un système de DRM ne puisse pas être libre qui pose problème, car il peut l'être, mais qu'il faudra aveuglément faire confiance à ces fournisseurs de systèmes de DRMs. or, ce sont tous être des voleurs de poules et autres tueurs d'enfants sans foi ni loi - juste parce qu'ils le peuvent, que des sommes colossales seront en jeu, et que les producteurs de contenu n'accepteront comme interlocuteurs que les plus gros et les plus gras des voleurs de poules les plus doués et les plus efficaces.

    même si un système libre de DRMs fait, compilé, signé par des gentils bisounours dignes de confiance acquiérait ses lettres de noblesse pour une raison quelconque, les gros vilains créateurs et revendeurs de contenu ne voudront pas l'utiliser, tout bêtement.