> En même temps, on peut se demander quelle est la pertinence de se focaliser sur l'excès de vitesse comme infraction au code de la route, alors qu'un dépassement par la droite ou un non-respect des distances de sécurité peu s'avérer bien plus dangereux.
Je pertinente sauvagement. Ce n'est pas parce que l'on ne respecte pas la limitation de vitesse locale que l'on est dangereux. Il faut savoir adapter sa vitesse en fonction de la situation. Et parfois, il n'y a aucun danger à rouler plus vite que la vitesse autorisée. D'ailleurs, à l'inverse, il y a des routes où il est dangereux de vouloir rouler au maximum de la vitesse autorisée : Y rouler 10, voire 20 km/h en dessous est parfois encore délicat. Et pourtant, aucun risque d'être verbalisé, puisqu'il n'y a pas d'infraction.
> Ce même type roulant à 160 est-il moins dangereux que la file de camions à coté qui décident de prendre la route la moins adapté à leur dimension (la Nationale) parce que c'est l'État qui paie pour eux (ben ouais, apparemment les transports routiers, on ne jure que part ça en France ; c'est plus viable économiquement parlant que le ferroutage, parait-il ; mais bien entendu, il est hors de question de payer l'entretien des routes par impôt direct, il faut que ce business si viable soit subventionné) ?
Là, je ne suis pas d'accord. Premier point : rechercher sur gouv.fr les sommes consacrées à l'entretien des infrastructures routières chaque année, puis les sommes perçues par l'État et les collectivités locales dans le cadre de la taxe à l'essieu, payée par tout propriétaire de véhicule de transport de marchandises de plus de 12 tonnes (ou 15 T ? J'ai un doute, tout-à-coup). Cette taxe à l'essieu rapporte annuellement plus que ce qui est dépensé pour l'entretien des routes. Ce n'est pas moi qui le dis, les chiffres sont disponibles sur le site de l'Équipement.
Deuxièmement, alors que l'on vient de voir que les transporteurs paient déjà le droit de rouler, même sur une départementale pourrie, ils devraient payer encore une fois l'autoroute (et le prix au péage pour un classe 4 n'a pas grand'chose à voir avec celui payé par un classe 1) ? Si une nationale passe à proximité, autant en profiter, à moins d'avoir des horaires serrées.
Troisièmement, les rigolos qui vantent les mérites du ferroutage passent sous silence les coûts annexes de logistique et la lenteur de la solution : les enterprises et les consommateurs veulent tout, tout de suite, et pas cher. Donc, pas de stockage (trop cher), la marchandise une fois transformée passe son temps dans les camions, dont les chauffeurs doivent respecter des impératifs horaires relativement serrés, avant de finir au supermarché du coin. Sachant que seul le coût du transport est payé : un poids-lourd arrêté ne rapporte rien ; dans le monde ferroviaire, il faut payer rien que pour poser un wagon sur les rails (source d'un collègue qui a travaillé dans la logistique, à confirmer toutefois). Et aussi, pour parler des coûts annexes, devine qui s'occupe de la manutention du semi, la plupart du temps ? Ben oui, c'est le chauffeur, et pour pas un rond de plus. J'imagine l'ampleur de la grève quand les cheminots se verront demander de charger eux-mêmes leur train :)
Donc si le transport routier marche si bien, c'est parce qu'il est clairement le plus économique, le plus rapide et le plus souple des moyens de transport, et certainement pas parce qu'il est subventionné [1]. Et tout ça pour le plus grand plaisir du consommateur final, qui pourtant l'ignore.
[À tous] Vous voulez moins de poids-lourds sur les routes ? Alors boycottez les grandes chaînes de magasins, choisissez l'épicier du coin, qui ne se fournit qu'en produits fabriqués dans la région.
Juste une question : en quoi une nationale n'est pas adaptée au gabarit d'un poids-lourd ? Franchement, je ne vois pas trop. Quand on ne sait pas rouler en bonne intelligence avec les autres usagers de la route (routiers ou motocyclistes), on devrait rester chez soi.
[1] En parlant de subventionnement : depuis 1996, une partie de la TVA est récupérable sur les péages autoroutiers (il n'y en avait pas avant), comme pour tous les frais à usage professionnel. Mais le montant de cette TVA n'a jamais été indiquée sur les tickets entre 1996 et 2001. De ce fait, les usagers professionnels, et principalement les transporteurs, n'ont jamais été remboursés. Et ce millard d'euro va rester dans les caisses de l'état, c'est notre bien-aimé ministre qui vient de l'annoncer. C'est bô ...
[^] # Re: Justifier la copie sauvage
Posté par Jak . En réponse au journal Rétablir la rareté par la force.. Évalué à 1.
Je pertinente sauvagement. Ce n'est pas parce que l'on ne respecte pas la limitation de vitesse locale que l'on est dangereux. Il faut savoir adapter sa vitesse en fonction de la situation. Et parfois, il n'y a aucun danger à rouler plus vite que la vitesse autorisée. D'ailleurs, à l'inverse, il y a des routes où il est dangereux de vouloir rouler au maximum de la vitesse autorisée : Y rouler 10, voire 20 km/h en dessous est parfois encore délicat. Et pourtant, aucun risque d'être verbalisé, puisqu'il n'y a pas d'infraction.
> Ce même type roulant à 160 est-il moins dangereux que la file de camions à coté qui décident de prendre la route la moins adapté à leur dimension (la Nationale) parce que c'est l'État qui paie pour eux (ben ouais, apparemment les transports routiers, on ne jure que part ça en France ; c'est plus viable économiquement parlant que le ferroutage, parait-il ; mais bien entendu, il est hors de question de payer l'entretien des routes par impôt direct, il faut que ce business si viable soit subventionné) ?
Là, je ne suis pas d'accord. Premier point : rechercher sur gouv.fr les sommes consacrées à l'entretien des infrastructures routières chaque année, puis les sommes perçues par l'État et les collectivités locales dans le cadre de la taxe à l'essieu, payée par tout propriétaire de véhicule de transport de marchandises de plus de 12 tonnes (ou 15 T ? J'ai un doute, tout-à-coup). Cette taxe à l'essieu rapporte annuellement plus que ce qui est dépensé pour l'entretien des routes. Ce n'est pas moi qui le dis, les chiffres sont disponibles sur le site de l'Équipement.
Deuxièmement, alors que l'on vient de voir que les transporteurs paient déjà le droit de rouler, même sur une départementale pourrie, ils devraient payer encore une fois l'autoroute (et le prix au péage pour un classe 4 n'a pas grand'chose à voir avec celui payé par un classe 1) ? Si une nationale passe à proximité, autant en profiter, à moins d'avoir des horaires serrées.
Troisièmement, les rigolos qui vantent les mérites du ferroutage passent sous silence les coûts annexes de logistique et la lenteur de la solution : les enterprises et les consommateurs veulent tout, tout de suite, et pas cher. Donc, pas de stockage (trop cher), la marchandise une fois transformée passe son temps dans les camions, dont les chauffeurs doivent respecter des impératifs horaires relativement serrés, avant de finir au supermarché du coin. Sachant que seul le coût du transport est payé : un poids-lourd arrêté ne rapporte rien ; dans le monde ferroviaire, il faut payer rien que pour poser un wagon sur les rails (source d'un collègue qui a travaillé dans la logistique, à confirmer toutefois). Et aussi, pour parler des coûts annexes, devine qui s'occupe de la manutention du semi, la plupart du temps ? Ben oui, c'est le chauffeur, et pour pas un rond de plus. J'imagine l'ampleur de la grève quand les cheminots se verront demander de charger eux-mêmes leur train :)
Donc si le transport routier marche si bien, c'est parce qu'il est clairement le plus économique, le plus rapide et le plus souple des moyens de transport, et certainement pas parce qu'il est subventionné [1]. Et tout ça pour le plus grand plaisir du consommateur final, qui pourtant l'ignore.
[À tous] Vous voulez moins de poids-lourds sur les routes ?
Alors boycottez les grandes chaînes de magasins, choisissez l'épicier du coin, qui ne se fournit qu'en produits fabriqués dans la région.
Juste une question : en quoi une nationale n'est pas adaptée au gabarit d'un poids-lourd ? Franchement, je ne vois pas trop. Quand on ne sait pas rouler en bonne intelligence avec les autres usagers de la route (routiers ou motocyclistes), on devrait rester chez soi.
[1] En parlant de subventionnement : depuis 1996, une partie de la TVA est récupérable sur les péages autoroutiers (il n'y en avait pas avant), comme pour tous les frais à usage professionnel. Mais le montant de cette TVA n'a jamais été indiquée sur les tickets entre 1996 et 2001. De ce fait, les usagers professionnels, et principalement les transporteurs, n'ont jamais été remboursés. Et ce millard d'euro va rester dans les caisses de l'état, c'est notre bien-aimé ministre qui vient de l'annoncer. C'est bô ...