Tu veux dire que des Distributions commerciales avec communauté (tels mandriva, suse...) sont une mauvaise chose pour linux ?
Aujourd'hui techniquement les environnements bureautiques sont une réussite. J'en prends pour preuve le projet que je soutiens KDE mais on pourrait dire la même chose pour Gnome. Les versions se suivent régulièrement avec des améliorations continues. Néanmoins, la part de marché de Linux sur le bureau est stable ou augmente fort peu. Comment sortir la bureautique du ghetto des geeks ?
Une distribution sans communauté c'est une distribution morte, mais la communauté hypertrophie une catégorie d'utilisateurs. Une distribution qui s'appuie beaucoup voire trop sur sa communauté a la tentation pour empêcher que les geeks papillonnent ailleurs de pousser dans une fuite en avant d'innovations et de prendre les décisions techniques pour satisfaire ceux qui gueulent le plus sur les forums de discussion. Prenons un exemple, Mandriva (et chez Mandriva, Laurent Montel, l'ingénieur KDE) a poussé Kat, l'indexeur de fichiers, dans la dernière version. Comme cela Mandriva a quelque chose que n'ont pas encore les autres. Cependant, Kat arrive en version 0.7, il n'est pas du tout fini. Pour un geek c'est pas un drame. Si le démon de Kat s'emballe, il saura trouver son processus, le tuer et désinstaller le programme. Mais pour un nouvel utilisateur, cela donne une mauvaise image de KDE.
De ce point de vue, qu'il y ait une variété de stratégie de développement et de positionnement des distributions commerciales me semble bon. Le tropisme de Red Hat puis de Suse vers la méthode Mandriva révèlent à mon sens que tout le monde se bat pour les mêmes utilisateurs, du même ghetto.
[^] # Re: Sang froid
Posté par cmiramon . En réponse au journal Quelque chose de malsain dans le monde du desktop libre. Évalué à 7.
Aujourd'hui techniquement les environnements bureautiques sont une réussite. J'en prends pour preuve le projet que je soutiens KDE mais on pourrait dire la même chose pour Gnome. Les versions se suivent régulièrement avec des améliorations continues. Néanmoins, la part de marché de Linux sur le bureau est stable ou augmente fort peu. Comment sortir la bureautique du ghetto des geeks ?
Une distribution sans communauté c'est une distribution morte, mais la communauté hypertrophie une catégorie d'utilisateurs. Une distribution qui s'appuie beaucoup voire trop sur sa communauté a la tentation pour empêcher que les geeks papillonnent ailleurs de pousser dans une fuite en avant d'innovations et de prendre les décisions techniques pour satisfaire ceux qui gueulent le plus sur les forums de discussion. Prenons un exemple, Mandriva (et chez Mandriva, Laurent Montel, l'ingénieur KDE) a poussé Kat, l'indexeur de fichiers, dans la dernière version. Comme cela Mandriva a quelque chose que n'ont pas encore les autres. Cependant, Kat arrive en version 0.7, il n'est pas du tout fini. Pour un geek c'est pas un drame. Si le démon de Kat s'emballe, il saura trouver son processus, le tuer et désinstaller le programme. Mais pour un nouvel utilisateur, cela donne une mauvaise image de KDE.
De ce point de vue, qu'il y ait une variété de stratégie de développement et de positionnement des distributions commerciales me semble bon. Le tropisme de Red Hat puis de Suse vers la méthode Mandriva révèlent à mon sens que tout le monde se bat pour les mêmes utilisateurs, du même ghetto.