Puisque on me le demande (notez qu'il ne s'agit que du mon, et non celui des autres chrétiens en général, et catholiques en particuliers).
D'abord une remarque.
Les divers représentant de l'église catholique, à savoir le Saint Siège et plus proches de nous, les évêques, ont pour fonction de donner une direction de vue. Cela peut apparaître comme très dogmatique et dirigiste, mais il s'agit de permettre une certaine cohésion dans un ensemble de populations très diverses. Bref, on demande beaucoup pour avoir un peu. Le libre arbitre est laissé à chacun, car c'est un des piliers du christiannisme : une adhésion librement consentie. Il ne s'agit pas cependant d'avoir une église à la carte, nous ne sommes pas une de ces multiples églises protestantes états-unienne (je ne parle pas des grandes églises protestantes que nous trouvons en Europe) qui frisent la plupart du temps le sectarisme le plus nauséabond qui soit.
Donc, les évêques définissent un cadre, que tout catholique tente plus ou moins d'intégrer.
Rien n'est fixé dans le marbre, mais une certaine inertie est cependant nécessaire dans l'évolution de ce cadre, et ce pour éviter les variations liés aux airs du temps. La foi n'est pas une girouette, mais quelque chose qui prend du temps à se construire. Bref, l'église évolue, mais son unité de temps n'est pas la seconde. Et heureusement.
Quant au célibat des prêtres. Je pense que c'est à l'intéressé de prendre une décision. S'il pense vouloir se marier un jour, il doit pouvoir le faire. S'il veut faire voeu de célibat, il doit également en avoir la possibilité. Les deux choix sont tout autant respectables.
L'ordination des femmes ? Bien sûr. Il est temps pour l'église de sortir du modèle du clergé impérial romain qu'elle a adopté en devenant religion d'état avec Constantin (ça remonte !). C'est une question qui revient régulièrement à travers l'histoire, et il est enfin temps de la trancher.
La question sexuelle. Les homosexuels n'ont pas à être mis à l'index, ni être inquiété en quoi que ce soit pour leurs inclinations. Maintenant, de là à en faire un modèle sociétal, je ne suis pas sûr. Laissons faire le temps, que les homosexuels trouvent enfin leurs propres marques dans la société. Le mariage et l'adoption ne sont pas à l'ordre du jour, quoiqu'en dise un microcosme communataire bruyant. La plupart des homosexuels que je connais ne sont pas aussi revendicatifs, si ce n'est pour demander qu'on leur foute la paix, et qu'ils n'aient plus besoin de se cacher.
# Mon avis....
Posté par Aetius . En réponse au journal L'église et le sexe. Évalué à 5.
D'abord une remarque.
Les divers représentant de l'église catholique, à savoir le Saint Siège et plus proches de nous, les évêques, ont pour fonction de donner une direction de vue. Cela peut apparaître comme très dogmatique et dirigiste, mais il s'agit de permettre une certaine cohésion dans un ensemble de populations très diverses. Bref, on demande beaucoup pour avoir un peu. Le libre arbitre est laissé à chacun, car c'est un des piliers du christiannisme : une adhésion librement consentie. Il ne s'agit pas cependant d'avoir une église à la carte, nous ne sommes pas une de ces multiples églises protestantes états-unienne (je ne parle pas des grandes églises protestantes que nous trouvons en Europe) qui frisent la plupart du temps le sectarisme le plus nauséabond qui soit.
Donc, les évêques définissent un cadre, que tout catholique tente plus ou moins d'intégrer.
Rien n'est fixé dans le marbre, mais une certaine inertie est cependant nécessaire dans l'évolution de ce cadre, et ce pour éviter les variations liés aux airs du temps. La foi n'est pas une girouette, mais quelque chose qui prend du temps à se construire. Bref, l'église évolue, mais son unité de temps n'est pas la seconde. Et heureusement.
Quant au célibat des prêtres. Je pense que c'est à l'intéressé de prendre une décision. S'il pense vouloir se marier un jour, il doit pouvoir le faire. S'il veut faire voeu de célibat, il doit également en avoir la possibilité. Les deux choix sont tout autant respectables.
L'ordination des femmes ? Bien sûr. Il est temps pour l'église de sortir du modèle du clergé impérial romain qu'elle a adopté en devenant religion d'état avec Constantin (ça remonte !). C'est une question qui revient régulièrement à travers l'histoire, et il est enfin temps de la trancher.
La question sexuelle. Les homosexuels n'ont pas à être mis à l'index, ni être inquiété en quoi que ce soit pour leurs inclinations. Maintenant, de là à en faire un modèle sociétal, je ne suis pas sûr. Laissons faire le temps, que les homosexuels trouvent enfin leurs propres marques dans la société. Le mariage et l'adoption ne sont pas à l'ordre du jour, quoiqu'en dise un microcosme communataire bruyant. La plupart des homosexuels que je connais ne sont pas aussi revendicatifs, si ce n'est pour demander qu'on leur foute la paix, et qu'ils n'aient plus besoin de se cacher.
Voila.
Bonne journée à tous.