Sinon, il suffirait d'aller proposer un super salaire au chef d'un projet de la boite en face pour récupérer "gratuitement" le travail fait chez le concurrent.
Tu fais bien de mettre les guillemets car non seulement cela n'a effectivement rien de gratuit, mais c'est même un point délicat. Si l'on exclut l'hypothèse du débauchage délibéré, la personne concernée a quand même bien le droit d'exercer ailleurs si le salaire est meilleur en soi.
La compagnie paie un salarié réputé compétent pour produire du matériel de quelque nature. Ce matériel appartient à la compagnie, il y a une clause de confidentialité qui l'oblige à ne pas en divulguer le contenu. Après, c'est en travaillant de lui-même que le salarié gagne (éventuellement) en expérience. Si une autre compagnie estime rentable de l'engager à un salaire plus élevé, c'est à la première compagnie de suivre, je ne comprends pas que l'on puisse « emprisonner » une personne de la sorte.
Le seul cas valable où ce genre de clause pourrait moralement s'appliquer, c'est si l'entreprise du salarié lui paie une formation. Mais dans ce cas, en général, ledit salarié s'engage à travailler pour une durée donnée pour la compagnie, ou à rembourser tout ou partie de cette formation.
À aucun moment on imaginerait un particulier interdire à un artisan de travailler pour son voisin sous prétexte que deux semaines avant il a fait le même travail chez lui.
[^] # Re: mouaif
Posté par Obsidian . En réponse au journal Plus le droit de travailler !. Évalué à 3.
Tu fais bien de mettre les guillemets car non seulement cela n'a effectivement rien de gratuit, mais c'est même un point délicat. Si l'on exclut l'hypothèse du débauchage délibéré, la personne concernée a quand même bien le droit d'exercer ailleurs si le salaire est meilleur en soi.
La compagnie paie un salarié réputé compétent pour produire du matériel de quelque nature. Ce matériel appartient à la compagnie, il y a une clause de confidentialité qui l'oblige à ne pas en divulguer le contenu. Après, c'est en travaillant de lui-même que le salarié gagne (éventuellement) en expérience. Si une autre compagnie estime rentable de l'engager à un salaire plus élevé, c'est à la première compagnie de suivre, je ne comprends pas que l'on puisse « emprisonner » une personne de la sorte.
Le seul cas valable où ce genre de clause pourrait moralement s'appliquer, c'est si l'entreprise du salarié lui paie une formation. Mais dans ce cas, en général, ledit salarié s'engage à travailler pour une durée donnée pour la compagnie, ou à rembourser tout ou partie de cette formation.
À aucun moment on imaginerait un particulier interdire à un artisan de travailler pour son voisin sous prétexte que deux semaines avant il a fait le même travail chez lui.