• [^] # Re: Pluriels latins et autres

    Posté par . En réponse au journal SCO, ou comment attaquer en sachant qu'on n'a rien. Évalué à 4.

    Réconciliation : en ce qui concerne les mots d'origine étrangère (ou savante : le latin n'est pas si étranger que cela), la règle en typo et pour l'Académie serait que les mots d'usage courant soient orthographiés à la française, avec accent, et les mots moins fréquents (ou pour qualifier un usage plus rare) orthographiés à l'original, mais en italique (ou équivalente différentiation). L'utilisation de la graphie savante serait donc pédanterie*.

    * : traduction : j'me la pète avec ma science.

    Par exemple : a priori, gerania ne porterait pas l'accent, à fortiori s'il ne désigne pas le nom scientifique de la plante mais le simple fait qu'il y plusieurs géraniums.

    [ Intermède comique pour remonter l'audimat
    Une blonde et une brune qui se promènent. La blonde :
    - Oh, regarde là-bas, des chevals !
    - Non, des chevaux.
    - Pourtant, de loin, on aurait bien dit des chevals.
    ]

    En ce qui concerne quatre-vingt, il faut savoir qu'il y a une raison étymologique à cela : la base vingt servait de base secondaire pour les grands nombres en France (cf. aussi le l'hôpital des Quinze-Vingt, ainsi nommé à cause de ses trois cents lits).
    D'où quatre-vingt-dix : l'on considère alors les vingt nombres de quatre-vingt à cent comme une seule série, celle des vingt nombres au delà de quatre-vingt, non interrompue par nonante. De même pour soixante-dix.
    Et, non, cela n'est pas utilisé pour cinquante, trop petit, et il ne reste guère de trace d'autres usages.

    Ensuite, chers amis francophones qui n'avez pas eu le hasard d'être nés de ce côté de la frontière, il vous faudrait vous accorder sur le choix entre huitante et octante. Nananère.