C'est le problème de la plupart des jeunes étudiants en informatique d'aujourd'hui :
1) Il y a tellement de langages qu'on ne peut plus se permettre de commencer par la base et évoluer vers le haut comme l'on fait les langages. Ce serait pourtant très salutaire car l'évolution des langages a toujours suivi des besoins qui se sont présentés aux programmeurs et des événements historiques. Voir les choses dans l'ordre permet d'expliquer bon nombre d'états de faits en informatique que l'on inculque aux universitaires comme des dogmes et sans explication préalable.
2) Contrairement à ce que les gens qui ont commencé trop haut et qui n'ont jamais eu la curiosité d'aller ouvrir le capot de leur bécane peuvent penser, l'assembleur n'est pas un langage comme les autres. Non seulement parce que tout programme quelque soit son dialecte finit toujours à l'exécution par être traduit, aux travers d'un nombre variable de couches, en langage machine, mais également parce que cela permet de réellement savoir comment fonctionne un microprocesseur. Cela me semble être une évidence pour un professionnel de l'informatique, et à plus forte raison pour un programmeur, mais j'ai l'impression que la plupart des nouveaux venus dans le domaine inventent des raisons toutes plus ou moins farfelues pour justifier le passage sous silence de ce domaine « délicat ».
Personnellement, j'avais commencé avec le BASIC 128 de mon MO6 en 1987 et je suis très vite passé à l'assembleur, avec lequel j'ai pu réaliser monts et merveilles. Bien plus tard (en 1999 ! lorsque Linux m'a offert la possibilité de programmer sans pirater) cela m'a permis d'apprendre le langage C en 15 jours parce que toutes ses subtilités avaient un sens, spécialement les pointeurs [...].
On ne peut pas apprendre la programmation comme on apprend les mathématiques. En maths, les concepts enseignés sont immuables, ils existent pour la plupart depuis l'antiquité, et décrivent les lois de la nature qui sont « comme ils sont », et qui n'ont pas attendu l'apparition de l'intelligence pour régir le monde. La programmation, c'est une invention technique humaine qui a trente ans (pour son exploitation sérieuse). Cela veut dire que les premières personnes a avoir mis cela au point sont pour la plupart encore en vie.
En considérant en plus la vitesse à laquelle le tout évolue, cela veut dire que la programmation est un domaine qu'il faut comprendre, déduire, et qui fait appel à l'intuition. Le par-coeur académique échoue complètement ce domaine, à mon goût.
[^] # Re: Mon cas ...
Posté par Obsidian . En réponse au journal Commencer à programmer ?. Évalué à 10.
1) Il y a tellement de langages qu'on ne peut plus se permettre de commencer par la base et évoluer vers le haut comme l'on fait les langages. Ce serait pourtant très salutaire car l'évolution des langages a toujours suivi des besoins qui se sont présentés aux programmeurs et des événements historiques. Voir les choses dans l'ordre permet d'expliquer bon nombre d'états de faits en informatique que l'on inculque aux universitaires comme des dogmes et sans explication préalable.
2) Contrairement à ce que les gens qui ont commencé trop haut et qui n'ont jamais eu la curiosité d'aller ouvrir le capot de leur bécane peuvent penser, l'assembleur n'est pas un langage comme les autres. Non seulement parce que tout programme quelque soit son dialecte finit toujours à l'exécution par être traduit, aux travers d'un nombre variable de couches, en langage machine, mais également parce que cela permet de réellement savoir comment fonctionne un microprocesseur. Cela me semble être une évidence pour un professionnel de l'informatique, et à plus forte raison pour un programmeur, mais j'ai l'impression que la plupart des nouveaux venus dans le domaine inventent des raisons toutes plus ou moins farfelues pour justifier le passage sous silence de ce domaine « délicat ».
Personnellement, j'avais commencé avec le BASIC 128 de mon MO6 en 1987 et je suis très vite passé à l'assembleur, avec lequel j'ai pu réaliser monts et merveilles. Bien plus tard (en 1999 ! lorsque Linux m'a offert la possibilité de programmer sans pirater) cela m'a permis d'apprendre le langage C en 15 jours parce que toutes ses subtilités avaient un sens, spécialement les pointeurs [...].
On ne peut pas apprendre la programmation comme on apprend les mathématiques. En maths, les concepts enseignés sont immuables, ils existent pour la plupart depuis l'antiquité, et décrivent les lois de la nature qui sont « comme ils sont », et qui n'ont pas attendu l'apparition de l'intelligence pour régir le monde. La programmation, c'est une invention technique humaine qui a trente ans (pour son exploitation sérieuse). Cela veut dire que les premières personnes a avoir mis cela au point sont pour la plupart encore en vie.
En considérant en plus la vitesse à laquelle le tout évolue, cela veut dire que la programmation est un domaine qu'il faut comprendre, déduire, et qui fait appel à l'intuition. Le par-coeur académique échoue complètement ce domaine, à mon goût.