> Y'a une différence et ou un rapport avec super phénix?
C'est pas du tout pareil:
super-phoenix: réacteur à fission (noyau d'uranium lourd qui se casse), comme les centrales classiques, mais à neutron rapide (2 MeV), donc l'uranium commun (238) est transformé en uranium utile (235 je crois) dans le réacteur. Comme ça pas besoin d'enrichir l'uranium, qui produit, à quantité égale, énormément plus d'énergie que dans les réacteurs classiques. Certains ont comparé superphoenix à une "source inépuisable de pétrole". C'était un prototype industriel, et l'année où il n'y a pas eu d'arrêts (qui étaient politiques, pas techniques), il à marché 95% de l'année, mieux qu'un réacteur classique! Tout marchait nickel, et cette technologie "sauve" la filière nucléaire à fission, car ça permet d'utiliser l'uranium commun (donc des milliers d'années de réserves, pas comme l'uranium enrichi actuel).
Autre avantage: ça permet de "brûler" le plutonium militaire.
Problème: refroidissement avec du sodium liquide (assez dangereux).
Les verts ont toujours été contre (quelle horreur, du nucléaire inépuisable qui brûle la majorité de ses déchets!), d'où l'arrêt.
ITER: réacteur (quoique) à fusion (2 noyaux d'hydrogène qui se collent), comme dans le soleil. C'est un réacteur expérimental, mais plus gros que les anciens (comme ceux d'avant, à cadarache et en angleterre).
Problème de cette technologie: on peut pas "alumer" la réaction, comme avec la "petite" bombe A dans les bombes H. Donc il faut monter en température (des millions de degrés) par compression magnétique avec des aimants (supraconducteur ici), donc la réaction se fait dans le plasma.
Autre problème: on peut pas utiliser 2 noyaux d'hydrogène simple (noyau:proton), car la température de fusion est énorme, donc on utilise la fusion:
- deutérium (noyau: proton+neutron), isotope rare de l'hydrogène, mais trouvable (l'"eau lourde") +
- tritium (noyau: proton+2 neutrons), instable, donc créé pas fission de lithium (chose pas très courante non plus).
Autre problème: la réaction dégage tellement d'énergie (par neutron de 20 MeV), que les matériaux du réacteur doivent être très très très résistants (ils savant pas encore ce qu'ils vont mettre).
Avantage: aucun déchets à longue durée de vie
Avantage: l'hydrogène est très abondant sur terre (tiré de l'eau), mais pour ça il faut utiliser la réaction p+p.
Inconvénient: "problème d'échelle", le minimum pour que la réaction "s'allume" est important, ce qui fera des centrales assez gigantesques (genre équivalent à 10 centrales classiques).
autre problème: il faut une réaction stable. Le record pour maintenir la réaction dans le plasma est de 10 minutes actuellement (dans l'ancien réacteur de cadarache justement).
Avantage: pas de problème de "stock" comme dans les réacteur à fission, donc, si tu coupes les aimants, la réaction s'arrête instantanément, donc pas d'effet "merde, ça s'emballe", ou "igor, ça a fait bip", la loi de murphy du nucléaire en gros. Même si tout les réacteurs actuels ne peuvent plus s'emballer (à tchernobyl ils ont fait "exprès" d'emballer la réaction).
[^] # Re: avantage
Posté par riba . En réponse au journal ITER à Cadarache... Évalué à 10.
C'est pas du tout pareil:
super-phoenix: réacteur à fission (noyau d'uranium lourd qui se casse), comme les centrales classiques, mais à neutron rapide (2 MeV), donc l'uranium commun (238) est transformé en uranium utile (235 je crois) dans le réacteur. Comme ça pas besoin d'enrichir l'uranium, qui produit, à quantité égale, énormément plus d'énergie que dans les réacteurs classiques. Certains ont comparé superphoenix à une "source inépuisable de pétrole". C'était un prototype industriel, et l'année où il n'y a pas eu d'arrêts (qui étaient politiques, pas techniques), il à marché 95% de l'année, mieux qu'un réacteur classique! Tout marchait nickel, et cette technologie "sauve" la filière nucléaire à fission, car ça permet d'utiliser l'uranium commun (donc des milliers d'années de réserves, pas comme l'uranium enrichi actuel).
Autre avantage: ça permet de "brûler" le plutonium militaire.
Problème: refroidissement avec du sodium liquide (assez dangereux).
Les verts ont toujours été contre (quelle horreur, du nucléaire inépuisable qui brûle la majorité de ses déchets!), d'où l'arrêt.
ITER: réacteur (quoique) à fusion (2 noyaux d'hydrogène qui se collent), comme dans le soleil. C'est un réacteur expérimental, mais plus gros que les anciens (comme ceux d'avant, à cadarache et en angleterre).
Problème de cette technologie: on peut pas "alumer" la réaction, comme avec la "petite" bombe A dans les bombes H. Donc il faut monter en température (des millions de degrés) par compression magnétique avec des aimants (supraconducteur ici), donc la réaction se fait dans le plasma.
Autre problème: on peut pas utiliser 2 noyaux d'hydrogène simple (noyau:proton), car la température de fusion est énorme, donc on utilise la fusion:
- deutérium (noyau: proton+neutron), isotope rare de l'hydrogène, mais trouvable (l'"eau lourde") +
- tritium (noyau: proton+2 neutrons), instable, donc créé pas fission de lithium (chose pas très courante non plus).
Autre problème: la réaction dégage tellement d'énergie (par neutron de 20 MeV), que les matériaux du réacteur doivent être très très très résistants (ils savant pas encore ce qu'ils vont mettre).
Avantage: aucun déchets à longue durée de vie
Avantage: l'hydrogène est très abondant sur terre (tiré de l'eau), mais pour ça il faut utiliser la réaction p+p.
Inconvénient: "problème d'échelle", le minimum pour que la réaction "s'allume" est important, ce qui fera des centrales assez gigantesques (genre équivalent à 10 centrales classiques).
autre problème: il faut une réaction stable. Le record pour maintenir la réaction dans le plasma est de 10 minutes actuellement (dans l'ancien réacteur de cadarache justement).
Avantage: pas de problème de "stock" comme dans les réacteur à fission, donc, si tu coupes les aimants, la réaction s'arrête instantanément, donc pas d'effet "merde, ça s'emballe", ou "igor, ça a fait bip", la loi de murphy du nucléaire en gros. Même si tout les réacteurs actuels ne peuvent plus s'emballer (à tchernobyl ils ont fait "exprès" d'emballer la réaction).
voila voila...