Si tu le votes c'est que tu l'approuves, il sera donc appliqué tel quel.
Le plus énervant là dedans, c'est qu'avant le vote, on nous dit "l'Europe doit résulter d'un compromis, ce texte est loin d'être parfait mais il faut quand même l'accepter"... et ça se tient comme argument, le "oui mais" est une position parfaitement valide. Mais je suis prêt à parier cher qu'en cas de "oui" gagnant, il ne faudrait pas trois mois avant que le gouvernement prétende que les français ont plébiscité le TCE. On nous dit de voter "oui mais", et ça sera interprété comme un "oui, super".
Il n'y a qu'à voir l'élection de Chirac à 80%... Tout le monde, au moment de l'élection, savait que la plupart des gens votaient contre Le Pen, et que Chirac n'avait que 20% des voix au premier tour. Mais combien de fois avons nous lu par la suite que cette élection avait été un plébiscite ?
(De la même manière, on n'est pas à l'abri d'une interprétation abusive du "non"... Si un "non" de renégociation gagnait, aucun doute qu'il serait interprété comme un "non à l'europe" si ça les arrange.)
[^] # Re: D'où la différence entre le vote oui et le vote non
Posté par Yusei (Mastodon) . En réponse au journal Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ?. Évalué à 3.
Le plus énervant là dedans, c'est qu'avant le vote, on nous dit "l'Europe doit résulter d'un compromis, ce texte est loin d'être parfait mais il faut quand même l'accepter"... et ça se tient comme argument, le "oui mais" est une position parfaitement valide. Mais je suis prêt à parier cher qu'en cas de "oui" gagnant, il ne faudrait pas trois mois avant que le gouvernement prétende que les français ont plébiscité le TCE. On nous dit de voter "oui mais", et ça sera interprété comme un "oui, super".
Il n'y a qu'à voir l'élection de Chirac à 80%... Tout le monde, au moment de l'élection, savait que la plupart des gens votaient contre Le Pen, et que Chirac n'avait que 20% des voix au premier tour. Mais combien de fois avons nous lu par la suite que cette élection avait été un plébiscite ?
(De la même manière, on n'est pas à l'abri d'une interprétation abusive du "non"... Si un "non" de renégociation gagnait, aucun doute qu'il serait interprété comme un "non à l'europe" si ça les arrange.)