• [^] # Re: bof

    Posté par . En réponse au journal Les avancées du TCE par rapport au traité de Nice. Évalué à 4.

    > Avant la libéralisation de l'éléctricité imposée par Bruxelle

    Et accèpté par la France (voir mon post plus haut).

    > EDF comptait 117000 agents en France Aujourd'hui, le Groupe EDF en France c'est seulement 110000 personnes. Alors ils viennent d'où les chômeurs ?

    Whaow. Et combien de licenciement ?
    Chez Peugeot, le site Sochaux est passé de 49 000 à 20 000 (peut-être dans les 10 000 licenciement dans les années 80).
    Fallait-il ne rien faire ? Attendre de se faire déborder par tout le monde ?
    Renault n'est plus nationalisé et n'a plus d'aides de l'état.
    Renault est en train de se casser la gueule ?
    Non.

    De plus, je suis sûr que tu ne prends pas en compte les fournisseurs/prestataires. Dans le cas de Peugeot, la chute de ses emplois fait peur. Mais le bassin de Montbéliard n'est pas particuliairement en crise pour autant.

    Enfin, tu ne réponds pas à la question. Il faudrait combien d'employé à EDF pour seulement alimenter le marché français ?
    De plus, qu'il y a t-il de scandaleux que de demander l'efficacité au public ?
    Vous oubliez un peu vite que c'est le privé qui vous paye (ce qui est tout à fait normal).
    Quand tu achètes une voiture, tu ne regardes pas le prix ?
    Si oui, alors tu en de la chance.

    > Oui... Et cet hiver au max de la consommation on a importé 3% de notre éléctricité au prix fort.

    Oui... Mais durant cette période on a encore continué à exporté. Non ?
    Oui.

    > Le raisonnement est simple : nous allons perdre des parts de marché en France. Pour survivre nous sommes donc condamnés à aller en chercher ailleurs en Europe.

    C'est le choix de la France qui veut vendre à l'étranger.

    > Vive l'harmonisation par le bas !

    J'ai demandé la réduction des fonctionnaires ?
    Non.

    > Et la culpabilisation des agents du service public !

    Oui. Du moins certain discours commencent à me les briser. Toujours, lorsque les fonctionnaires font grève ou revendiquent, ils prétendent que c'est aussi pour le privé. Ben le privé trinque toujours et le public a sa sécurité de l'emploi.
    Si un jour tu te disais "mais mon gosse n'aura peut-être pas une place de fonctionnaire", alors tu ferais plus attention au privé. Mais le public en a rien à foutre du privé. Que le chomage dans le privé augmente, le public s'en bas l'oeil, que les conditions pour avoir un retraite même décente soient moins bonne dans le privé, le public s'en bas l'oeil, etc...
    Je suis de gauche, je n'aime pas les privilèges, je n'aime pas les inégalités. Je n'ai rien contre le principe d'avoir des fonctionnaires. Mais l'égalité pour la retraite, la même converture sociale, les mêmes avantages (sauf ceux qui font la spécificité du fonctionnaria) etc... est bien le minimum quand on sait que le public a la sécurité de l'emploi et que le privé trinque.
    Si on dit :
    - "on va aligner le régime de retraite du public sur le privé pour financer les chomeurs et sans globalement diminuer les prestations sociale (et pourquoi pas les augmenter)."
    Alors il va y avoir un tôlé des fonctionnaires. Ça, ça me les brise.
    Tu serais d'accord à un peu plus de solidarité ? Je ne parle pas de perdre la sécurité de l'emploi, mais simplement à plus de solidarité. Je ne parle de réduire les prestations sociales mais de mieux les répartir.
    Tu serait d'accord ?
    Tu vas me dire oui, mais dans les faits, ce n'est jamais constaté.
    Il n'y a des dixaines d'années (!) le public par ses revendications a aidé le privé. OK, c'est un fait. Mais depuis bien bien longtemps ce n'est plus le cas.
    Je répète, je ne parle pas de nivellement par le bas. Mais d'une meilleur répartition. Une répartition qui réduit les inégalités et non qui les creuse. D'un peu plus de considération pour les "souffrances" DURES, parfois impitoyable du privée.
    Le coup du "nivellement par le haut" c'est une justification qu'on entend depuis longtemps. Mais dans les faits, car c'est ça qui me préoccupe, on voit quoi :
    - le chomage qui augmente (dans le privé évidemment)
    - les indemnités chomage qui diminues
    - des carrières professionnelles morcellées qui fait que les gens ont une retraite de misère
    - les intermitants du spectacle qui trinquent
    - une espérance de vie plus faible dans le privé que dans le public (alors qu'en plus le privé à sa retraite plus tard)
    - etc...

    Toi, apparament, ça ne te gène pas et tu vas te prétendre de gauche. Moi ça me gène beaucoup, énormément d'autant plus que je suis de gauche.

    Et qu'on ne me dise pas qu'être fonctionnaire c'est un calvaire. Il y a très très peu de personnes qui quittent le public pour aller vers le privé. (Sûr que tu me trouveras 1 ou 2 cas...).

    Mais voyons les implications à long terme (pas pour toi car ton emploi est garantit). Cette "politique" des fonctionnaires à ne rien lacher et à créer une France à deux vitesses, fait que les gouvernements (de droite mais dans une moindre mesure aussi de gauche) se "débouillent" pour diminuer le nombre des fonctionnaires car il est impossible de négocier avec eux. Vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis et que vous prétendez la défendre. A court terme ça marche, à long terme ça ne marchera pas. L'histoire le montre, ce que vous critiquez de l'Europe a été explicitement admis par la France.
    C'est votre position intransigeante. Il faut assumer.
    Les gouvernements (et le peuple) ne vont pas tolérer indéfiniment des inégalités qui ne sont pas justifiables. Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire côté public. Il y a des cas d'inégalité dans le public qu'il faut aussi traité (peut-être les prof, peut-être les infirmières, je ne suis pas assez calé pour en juger).
    Mais la retraite des cheminot à 50 ans alors que d'autres galèrent, vivent dans l'incertitute, je ne suis pas d'accord.

    > Grosse ficelle des ultra-libéraux.

    Les libéraux ne veulent pas d'intervention de l'état. L'état, ce n'est pas que les fonctionnaires. L'état peut financer des boîtes privées pour réaliser des travaux, l'état donne une couverture social, l'état paye les ASSEDIC, l'état paye les retraites, etc...
    De plus, je n'ai jamais dit que j'étais contre le financement de la SNCF par exemple pour quelle remplisse ces missions de "service public".

    Bref, rien à voir. Le chiffon rouge "ultra-libéraux", ça va un moment. Surtout de la part de personnes qui sont totalement indifférentes aux difficultés des autres, du privé.

    Enfin, je rappèle que j'ai TOUJOURS défendu l'importance de l'impôt qui permet l'intervention de l'état. J'ai toujours été contre les diminutions d'impôt que fait le gouvernement actuel. Rien de rien à voir avec le libératisme.

    > Le chômage, il a commencé à exploser dans les années 80 alors que les banques centrales préparaient la monnaie unique avec la contrainte de l'inflation faible : on ne peu plus réguler par la monnaie, alors on régule par l'emploi. C'est clair qu'avec un chômage structurel de 10% la BCE est tranquile avec l'inflation.

    L'Europe a bon dos, maintenant c'est la BCE.
    Je signale qu'entre 1997 et 2002, alors que la BCE était là, il y a eu une diminution plus que significative du chomage (900 000).
    Et pour finir, j'ai jamais dit que le public était responsable du chomage.

    Un peu de mesure. Si vous insulter les personnes attachés aux principes de la gauche (dont l'égalité est un élément essentiel), vous aller finir par jeter des cailloux aux "conservateurs" ou pire.

    Par pitié, ne brandissez pas l'Angleterre pour me prendre pour un con. J'ai deux potes au chomage, ils arrivent en fin de droit, et pour eux c'est la panique. Ils considèrent le modèle anglais avec respect car il donne du travail. Quand je suis face à eux, quand il parle du modèle anglais, je ne peux que fermer ma gueule.