• [^] # Re: super outils !

    Posté par . En réponse au journal TCE: Le web dit non.. Évalué à 2.

    Décryptons alors. Il y a 3 parties dans la phrase. La première dit que la politique commune n'affecte pas la politique particulière de certains états membres (ta citation) ; la deuxième dit que les obligations de certains états membres envers l'OTAN sont respectées ; et la troisième (ma citation) dit que la politique commune est compatible avec "ce cadre", c'est à dire les politiques particulières et obligations qui découlent du partenariat avec l'OTAN.

    C'est toi qui dit "transgresser". Le mot employé est "compatible". Moi je ne sais pas ce que ça veut dire "compatible" ici. Je trouve juste anormal sur le fond que dans la Constitution européenne on précise qu'on doit rester compatible avec l'OTAN, qui n'est pas une organisation européenne, et qui plus est qui est dirigée par un général non-européen.

    Pour finir et montrer que je ne suis pas sourd au débat et aux arguments qui me sont opposés, je suis d'accord que "inféodé" ou "soumis" est un terme bien trop fort pour décrire la situation (pour ma défense, c'est toi qui a sorti "inféodé" de ton chapeau - stratégie de forçage du trait pour discréditer l'adversaire ?). Je considère juste anormal qu'une Constitution, qui est un texte fort et à vocation de stabilité (50 ans selon Giscard) aille si loin dans le domaine de la coopération militaire. J'ai envie que l'Europe puisse être complètement indépendante de l'OTAN dans l'avenir si les dirigeants européens le souhaitent. Or cette disposition fait que tant qu'un état membre est membre de l'OTAN, ce ne sera pas possible.


    En fait, on en arrive à la critique de ce texte, et j'ai l'impression que les tenants du oui n'ont pas bien réalisé cela : est-ce que les tenants du non pensent qu'en refusant ce texte, on réussira à le renégocier pour changer ce que l'on critique ? Je pense que personne de raisonnable ne pense que l'on pourra aller plus loin dans le domaine des services publics par exemple.

    Ce que beaucoup de tenants du non souhaitent, c'est que cette Constitution soit une Constitution, pas un programme politico-économico-militaro-social qui impose des décisions de compromis trop éloignées des aspirations de chaque région de l'Europe. Si on se concentrait plutôt sur ce qui est nécessaire à l'heure actuelle (la réforme des institutions pour fonctionner à 25 ou 27) et ce qui rapproche les européens (tout ce qui fait une vraie unanimité, c'est à dire une meilleure coopération politique, les missions de maintien de la paix, la libre circulation, sûrement d'autres choses encore), beaucoup de tenants du non qui refusent telle ou telle disposition parce qu'elle engage une politique qui est loin de faire l'unanimité seraient enchantés de voter oui pour faire avancer la construction européenne.