• [^] # Re: question bête ?

    Posté par . En réponse au journal Europe MALtraitéE ?. Évalué à 1.

    > voter OUI clos le débat ou plustôt clos la possiblité d'un débat et ajoute encore un peu plus d'eau au moulin de la politique européenne actuel.

    Ou l'inverse. L'europe économique et la chute du mur à ouvert un nouveau débat : la force de l'Europe, la capacité effective de l'Europe et non uniquement d'être un poid lourd économique. L'Europe économique a fait la démonstration noir sur blanc qu'elle n'est pas suffisante pour relever les défis de demain. Le débat ne porte maintenant plus sur l'Europe économique (même si elle est indispensable et que son bénéfice est indiscutable).
    Il faut plus et le TCE y répond en établissant une Europe politique. On peut discuter durant des plombes si c'est assez ou pas, assez fédérale ou pas. Mais l'avancée et la *pertinence* de l'avancée compte tenu de notre époque est pour moi indéniable.

    Lorsqu'on sera au TCE, donc avec ses acquis, les nouvelles pratiques qu'il implique, les nouvelles limites qui vont être découverte, un autre débat sera ouvert.
    Lequel ?
    J'en sais rien et personne ne le sait.
    Le "non", n'ouvrira pas un nouveau de débat de fond. Il ouvrira le vieux, trop vieux débat sur l'ambivalence de l'Europe : Europe des états ou Europe fédérale. Car la France aura dit non (encore une foi) à une Europe plus fédérale. Au lieu d'avoir un débat pour faire avancer les choses (débat qui aura lieu au sein des institutions européenne qui "travaillent" concrêtement), on retournera au débat du début de l'Europe. T'y vois une avancée ? Moi pas.
    La France en 54 en disant "non" à l'Europe fédérale à plombé l'Europe politique pour 50 ans et ouvert la voie à une Europe uniquement économique. Un nouveau "non" aura le même effet. Les pro-Europe des états et détriment de l'Europe fédérale, et les pro-libéralisme au détriment de l'Europe sociale/interventionniste, auront les dés en mains. Si la France refuse les avancées sociales et fédérales du TCE, elle ne peut plus prétendre qu'elle veut une Europe plus politique dont elle est elle-même l'inspiratrice (comme pour le CED ; étrange non comme l'histoire peut se répéter ?).

    L'adoption des avancées du TCE ouvrira un autre débat créera d'autres problématiques/défis. Les états membres devront y répondre. Avec un TCE2 ? Peut-être.