• [^] # Re: Interrogation

    Posté par . En réponse au journal la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la géomatique. Évalué à 4.

    Je crois quant à moi que l'informatique en est au même stade que la médecine il y a bien longtemps (dans le sens où il y a de plus en plus de spécialisation ; et que généraliste est en soi une spécialisation). Etre informaticien ne veut rien dire [...]


    Je suis assez d'accord avec cela. Ceci dit, tout le monde sait ce qu'est un « médecin ». Donc, dans le même esprit, un programmeur ou un administrateur système peut être qualifié d'informaticien dans le sens où l'un comme l'autre sont connaissent les bases (et même en peu plus) de l'autre discipline.

    En revanche, si les médecins sont connus pour devoir remettre fréquement leur connaissances à jour, je pense que cela reste sans commune mesure avec le monde de l'informatique (en même temps, je n'ai pas fait médecine pour le savoir). Si un médecin doit en permanence garantir la qualité de son savoir, s'il doit se former aux technologies modernes et aux nouvelles méthodes de soin, les maladies qu'ils traitent se multiplient moins rapidement que le matériel informatique et les pépins qui apparaissent avec, et le corps humain (ou celui de tout autre animal) n'évolue pas significativement en moins de 100000 ans.

    J'ai lu dans les commentaires ci-dessus que bioinformaticien ne serait qu'un biologiste qui aurait fait un peu de Perl ou d'Excel (je simplifie volontairement le propos), mais l'inverse est vrai aussi ! Un informaticien qui fait de la bioinformatique, c'est juste un type qui programme et qui à appris que A dans ses fichiers signifiait adénosine !


    Oui, en fait, c'est Adénine. Mais les bioinformaticiens ne sont pas tous généticiens, mais si c'est là qu'on en trouve le plus quand même.

    Attention, comme dit plus haut également, ce n'est pas une généralité. Il existe bon nombre de personnes qui méritent pleinement ce titre. Comme tu le dis, cette « approximation » est tout-à-fait valable dans l'autre sens. Mais en général, un codeur qui a reçu une couche de bio moléculaire fondamentale pour gérer les données d'une base a, s'il est raisonnable, le bon goût de se prétendre programmeur et pas « bioinformaticien » non plus.

    Programmer n'est pas bien compliqué, surtout si on veut prendre en entrée un fichier CSV et en faire autre chose. Mais je ne pense pas que "computer science" désigne uniquement la programmation, que les algorithmes d'optimisation de parcours de graphe soit des choses banales. Bref, il faut distinguer les moyens et les objectifs. Programmer pour moi fait partie des moyens, pas des objectifs.


    Oui, enfin si l'on va par là, piloter un avion de ligne est aussi en soi un « moyen » mais cela réclame tout de même des gens doués, qualifiés, dévoués et suffisament responsables pour prendre à leur charge 300 passagers. En général, les pilotes se consacrent entièrement à leur activité. Il n'y a pas de raison pour qu'il en soit vraiment autrement avec les ordinateurs. Jouer à un jeu vidéo ou mouler sur la Tribune sont des finalités en elles-mêmes, et il faut des gens qualifiés tout au long de la chaîne de développement pour mener cette tâche à bien (bon c'est plus vrai pour les jeux vidéos que pour la Tribune, mais ceux-ci forment aujourd'hui une industrie, et cette industrie est comparable à celle du cinéma).