• # Le 7 mars 2005 expliqués aux enfants

    Posté par . En réponse au journal Brevets logiciels : un petit résumé des événements. Évalué à 4.

    Aujourd'hui en Europe les logiciels, les programmes quoi, sont protégés par le droit d'auteur, comme un roman.

    On n'a pas le droit de copier des lignes de code d'un autres programmes pour le mettre dans le sien, du moins pas sans l'accord de l'auteur. Et c'est bien normal. Et suffisant.

    Avec les brevets logiciels, c'est le l'idée de programme qui est protégé. Par exemple, l'idée de la barre de défilement quand on installe un programme, ce genre de truc...

    Concrètement ça veut dire que les particuliers, les chercheurs, et les petites entreprises, risque à tout moment de se retrouver avec un procès sur le dos pour s'être prétendument inspiré d'une des centaines de milliers d'idées brevetées.

    Même s'il s'avère que la plainte n'est pas fondée, le simple coût du procès est dissuasif en cas de menace.

    Comme de plus en plus, le logiciel va prendre de l'importance dans notre monde, c'est à terme de plus en plus de dépendance à l'égard de quelques multinationales. Et la restrictions de la liberté de programmer pour tous.

    Le parlement européen s'était prononcé dans son immense majorité pour un amendement qui restreignait les brevets logiciels uniquement à ceux ayant un impact matériel (calcul de freinage ABS par exemple).

    Mais hier, le conseil européen a magouillé pour faire passer en force une version du projet qui instaure le flou. Les multinationales, surtout étatsuniennes disent merci. Et le parlement européen et les partisans du logiciel libre dénonce le non respect des procédures démocratiques prévus. Et les conséquences pour l'économie du logiciel en Europe, l'indépendance et tout ça.

    En gros, il s'agit de défendre le bien public, et la libre concurrence entre les gros et les petits.