Financer des entreprises privées comme Universal revient à soutenir ce mode de fonctionnement qui consiste à monopoliser le monde artistique avec leurs "créations".
Le rôle de l'état est avant tout d'offrir l'égalité des chances, sans chercher à promouvoir tel ou tel industriel.
Les industriels ne pourraient plus financer leurs "produits" phares et les produits dérivés qui vont avec, ce qui permettrait de faire ressortir la diversité artistique qui existe autour, que beaucoup trop de consommateurs ignorent (volontairement ou non).
Effectivement celà deviendrait plus "risqué" pour un industriel de lancer un produit, sachant qu'il n'aurait pas de revenu garantis : mais c'est à lui de proposer une valeur ajoutée, ils ne peuvent plus se contenter de faire ce qu'ils veulent sous prétexte qu'ils détenait le seul moyen d'accéder à la culture : le support. Ils prennent litéralement en otage la culture pour leurs intérêts privés.
Qu'ils ne rentrent plus dans leurs frais je m'en contre-fou, c'est à eux de s'adapter à ce nouveau paysage et de changer de boulot puisque le leur est en grosse partie périmé.
Il reste l'excuse de la production, ca coûte cher de faire un CD. Evidemment si on cherche à faire un disque en 3 mois avec un top model, celà coûte cher : il faut investir dans une émission de télé-réalité, faire une grosse campagne marketing, trouver un cinéaste pour faire un clip, trouvé des ingénieurs du sons, des maquilleurs, un producteur, un écrivain (fuat bien faire les textes), des musiciens, des interprêtes, etc.
Et bien je préconise un retour aux sources, ou plutôt au passage obligé de tous les musiciens qui débutent : la campagne marketing est inutile, le talent suffit, pas besoin de clip, la scène suffit, pas besoin de maquilleurs, laissons les artistes entretenir leur look, pas besoin d'embaucher de musiciens, ce sont les artistes eux même, pas besoin de d'écrivain, c'est l'artiste lui même qui exprime ses idées. Reste les problèmes techniques : mixage, son, etc. A l'heure actuelle c'est à la portée de toutes les bourses, pas besoin d'avoir un studio dernier cri pour faire une maquette écoutable, et ce serait justement le rôle de l'état de par exemple financer localement des asso pour tenir par exemple un studio.
Alors le travail des industriels je m'en coutre-fou, leur travail ne vise qu'à pervertir l'art et à corrompre les artistes pour faire rentrer toute la chaîne de la création artistique dans leur moule industriel huilé.
A eux de prouver qu'ils peuvent redonner un sens à leur métier, qui à la base le simple métier d'éditeur. Dans le domaine littéraire heuresement l'industrialisation n'a pas été jusqu'à incorporer la création dans son processus, et il existe encore une certain indépendance des éditeurs vis-à-vis des auteurs : ces derniers ont encore leur mot à dire, les éditeurs étant des associés ou des passeurs de commande. Dans la musique on est allé tellement loin que tout est professionalisé, celui qui passe pour l'artiste n'est considéré que comme un employé avec la fonction interprête.
[^] # Re: La vie en société...
Posté par TImaniac (site web personnel) . En réponse au journal Réflexions sur les manques à gagner. Évalué à 10.
Le rôle de l'état est avant tout d'offrir l'égalité des chances, sans chercher à promouvoir tel ou tel industriel.
Les industriels ne pourraient plus financer leurs "produits" phares et les produits dérivés qui vont avec, ce qui permettrait de faire ressortir la diversité artistique qui existe autour, que beaucoup trop de consommateurs ignorent (volontairement ou non).
Effectivement celà deviendrait plus "risqué" pour un industriel de lancer un produit, sachant qu'il n'aurait pas de revenu garantis : mais c'est à lui de proposer une valeur ajoutée, ils ne peuvent plus se contenter de faire ce qu'ils veulent sous prétexte qu'ils détenait le seul moyen d'accéder à la culture : le support. Ils prennent litéralement en otage la culture pour leurs intérêts privés.
Qu'ils ne rentrent plus dans leurs frais je m'en contre-fou, c'est à eux de s'adapter à ce nouveau paysage et de changer de boulot puisque le leur est en grosse partie périmé.
Il reste l'excuse de la production, ca coûte cher de faire un CD. Evidemment si on cherche à faire un disque en 3 mois avec un top model, celà coûte cher : il faut investir dans une émission de télé-réalité, faire une grosse campagne marketing, trouver un cinéaste pour faire un clip, trouvé des ingénieurs du sons, des maquilleurs, un producteur, un écrivain (fuat bien faire les textes), des musiciens, des interprêtes, etc.
Et bien je préconise un retour aux sources, ou plutôt au passage obligé de tous les musiciens qui débutent : la campagne marketing est inutile, le talent suffit, pas besoin de clip, la scène suffit, pas besoin de maquilleurs, laissons les artistes entretenir leur look, pas besoin d'embaucher de musiciens, ce sont les artistes eux même, pas besoin de d'écrivain, c'est l'artiste lui même qui exprime ses idées. Reste les problèmes techniques : mixage, son, etc. A l'heure actuelle c'est à la portée de toutes les bourses, pas besoin d'avoir un studio dernier cri pour faire une maquette écoutable, et ce serait justement le rôle de l'état de par exemple financer localement des asso pour tenir par exemple un studio.
Alors le travail des industriels je m'en coutre-fou, leur travail ne vise qu'à pervertir l'art et à corrompre les artistes pour faire rentrer toute la chaîne de la création artistique dans leur moule industriel huilé.
A eux de prouver qu'ils peuvent redonner un sens à leur métier, qui à la base le simple métier d'éditeur. Dans le domaine littéraire heuresement l'industrialisation n'a pas été jusqu'à incorporer la création dans son processus, et il existe encore une certain indépendance des éditeurs vis-à-vis des auteurs : ces derniers ont encore leur mot à dire, les éditeurs étant des associés ou des passeurs de commande. Dans la musique on est allé tellement loin que tout est professionalisé, celui qui passe pour l'artiste n'est considéré que comme un employé avec la fonction interprête.