Ce billet est intéressant mais je pense qu'il est difficile de généraliser.
Il y a en effet beaucoup de paramètres qui entrent en jeu dans une relation "intime" entre, a priori, un émetteur et un récepteur, à commencer par la nature du lien entre les deux (famille, ami, collègue, quidam, etc.)
Il est vrai que les généralisations ne veulent souvent pas dire grand chose, mais dans ce cas justement je pense que les liens entre les interlocuteurs n'ont que peu d'impacts au final.
Clairement, un ami proche t'écoutera avec beaucoup plus d'attention qu'un collègue de travail croisé à la machine à café. Ce n'est pas pour autant que tes arguments auront plus d'effets sur lui (enfin, c'est mon avis).
Ton ami t'écoutera plus attentivement si tu parles des principes du logiciel libre, il fera un effort de compréhension, te posera des questions... et dans la grande majorité des cas, retournera chez lui utiliser ses logiciels, comme d'habitude.
Pourquoi ? Parce que les utilisateurs classiques, qu'ils soient amis ou pas, ne sont pas suffisament touchés (en majorité[1]) par les principes du logiciel libre. Même s'ils sont globalement d'accord, ils ne changeront rien par eux-même[2]:
- "Elles sont sympa ses idées, mais il est un peu sur une autre planète quand même..."
- "Je suis habitué à utiliser mes logiciels et je n'ai pas envie de changer. Je vais laisser aux autres ce combat pour les logiciels libres"
- "Mes logiciels piratés sont gratuits, et quoiqu'il en dise, ce n'est pas vraiment du vol"
Il faut voir aussi que de nombreux utilisateurs ont mis du temps avant de réussir à utiliser convenablement (croient-ils) leur ordinateur. Certains en tirent une certaine fierté (le petit neveu qui *sait*). Ils ne remettront pas en cause celà avec un discours théorique, même si ce sont des proches.
[1] Je généralise encore une fois mais j'ai le sentiment d'être proche de la réalité. Bon, heureusement que certains sont tout de même sensibles à notre discours...
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[2] On retrouve un peu les même réactions face à la pollution: j'ai conscience que c'est mauvais, mais je continue à prendre ma voiture pour faire 1km. Je laisse le combat à d'autres.
[^] # Re: Découvrir par soi-même
Posté par mitro2 . En réponse au journal Communiquer autour du logiciel libre. Évalué à 2.
Il y a en effet beaucoup de paramètres qui entrent en jeu dans une relation "intime" entre, a priori, un émetteur et un récepteur, à commencer par la nature du lien entre les deux (famille, ami, collègue, quidam, etc.)
Il est vrai que les généralisations ne veulent souvent pas dire grand chose, mais dans ce cas justement je pense que les liens entre les interlocuteurs n'ont que peu d'impacts au final.
Clairement, un ami proche t'écoutera avec beaucoup plus d'attention qu'un collègue de travail croisé à la machine à café. Ce n'est pas pour autant que tes arguments auront plus d'effets sur lui (enfin, c'est mon avis).
Ton ami t'écoutera plus attentivement si tu parles des principes du logiciel libre, il fera un effort de compréhension, te posera des questions... et dans la grande majorité des cas, retournera chez lui utiliser ses logiciels, comme d'habitude.
Pourquoi ? Parce que les utilisateurs classiques, qu'ils soient amis ou pas, ne sont pas suffisament touchés (en majorité[1]) par les principes du logiciel libre. Même s'ils sont globalement d'accord, ils ne changeront rien par eux-même[2]:
- "Elles sont sympa ses idées, mais il est un peu sur une autre planète quand même..."
- "Je suis habitué à utiliser mes logiciels et je n'ai pas envie de changer. Je vais laisser aux autres ce combat pour les logiciels libres"
- "Mes logiciels piratés sont gratuits, et quoiqu'il en dise, ce n'est pas vraiment du vol"
Il faut voir aussi que de nombreux utilisateurs ont mis du temps avant de réussir à utiliser convenablement (croient-ils) leur ordinateur. Certains en tirent une certaine fierté (le petit neveu qui *sait*). Ils ne remettront pas en cause celà avec un discours théorique, même si ce sont des proches.
[1] Je généralise encore une fois mais j'ai le sentiment d'être proche de la réalité. Bon, heureusement que certains sont tout de même sensibles à notre discours...
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[2] On retrouve un peu les même réactions face à la pollution: j'ai conscience que c'est mauvais, mais je continue à prendre ma voiture pour faire 1km. Je laisse le combat à d'autres.