• [^] # Re: ca avance.

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal le libre est pret pour le desktop de .... Évalué à 4.

    «cela sous entend que le libre n'offre un service à qualité garantie qu'a une minorité»

    Tout à fait, et si on t'a fait croire que tu avais une garantie de service en installant une Ubuntu gratuite, on t'a menti :)

    Par exemple, si un utilisateur me fait une demande sur un logiciel que je développe, je vais sûrement l'aider s'il est gentil et si sa demande n'est pas trop exigeante. L'utilisateur a donc, au mieux, la garantie que je vais faire de mon mieux suivant mon humeur, c'est pas vraiment ce qu'on peut appeler une garantie de qualité de service non ?

    «ce que je propose est dans le journal, l'integration de la notion de la gestion utiliateur.»

    Mais:
    - d'une part, comme tu le dis, ça existe en partie pour certains projets, mais ça reste sans garantie de qualité tant que c'est fait par des bénévoles. D'où ma question, comment faire pour que, sans être payés, se sentent tenus à résultat ? Si on compte uniquement sur la bonne volonté des gens, ça peut marcher dans la plupart des cas, mais il y aura toujours des gens qui feront remarquer que le service est moins bon/rapide/courtois qu'avec un service payant.

    - d'autre part, même si c'est possible de faire un "service client" lorsque le projet est centralisé, comme le sont KDE ou Debian, c'est impossible de demander à tous les développeurs de projets indépendants de sourceforge de le faire. Alors, comment faire pour que l'utilisateur ne soit confronté qu'au "service client", quand il utilise un logiciel indépendant ? Formulé autrement, comment trouver quelqu'un qui, bénévolement, va intercepter la question de l'utilisateur, et faire tout ce qu'il faut, même s'il ne connaît pas le logiciel en question ?


    On est d'accord, les bugs reports c'est pas pour tout le monde. Il faut au minimum être capable d'identifier clairement le problème, alors que la plupart des utilisateurs "neuneu" (no offence) que je connais diraient plutôt:
    -- ça marche pas.
    -- pourquoi ?
    -- ben y'a eu une fenêtre, il m'a dit un truc, et ça marche pas.
    -- il t'a dit quoi ?
    -- ben je sais pas, j'ai cliqué, et ça marche pas.

    Mais en admettant qu'on veuille que l'utilisateur puisse protester quand ça marche pas, et qu'on veuille mettre une "interface" entre lui et les développeurs, je ne vois que deux choix:

    - Une équipe de bénévoles qui essaye de faire de son mieux, mais qui risque fort d'envoyer balader un type franchement insultant et qui croit que tout lui est dû, comme j'en ai vu parfois sur la mailing list d'entraide sur Gnome, ou bien qui des fois sera incapable de résoudre le problème, soit parce qu'il est trop compliqué, soit parce qu'il prend trop de temps, pour qu'un des bénévoles puisse le faire sur son temps libre.

    - Une équipe de gens qui sont payés et formés pour faire ça à plein temps, avec une garantie de réponse à toutes les questions. Mais dans ce cas, celui qui paye est très probablement l'utilisateur, donc bouuuh c'est mal, c'est ségrégationniste.

    Donc je réitère ma question: tu vois une autre solution ?

    «est ce encore possible d'evoquer un probleme sans avoir de solution ?»

    Mais rappelons nous que « s'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème » (proverbe shadock). D'où ma question, y a-t-il une solution ? ;)