Les albums du groupe, une dizaine à ce jour, vendus entre 10 000 et 15 000 exemplaires, n'ont «quasiment rien rapporté»
Chez moi, 10 albums à 15000 exemplaires et à 20 ¤ le CD, ça donne 3 millions d'¤ ! Alors avant de se plaindre de n'avoir presque rien gagné en 10 albums, peut-être que les artistes feraient mieux de se rendre compte que les foutues majors les volent et les spolient depuis des années !
Les majors gèrent l'intégralité de la chaîne de production d'un artiste, et c'est d'autant plus tout bénéf qu'elles imposent des tarifs incroyablement élevés pour des prestations inexistantes, ou presque :
1°) Les majors indiquent que 25% du prix d'un CD audio sert à la fabrication du support -> J'ai des amis qui s'auto-produisent, et qui se font presser 1000 CD, avec impression couleur du CD, livret 4 pages couleur, boîtier crystal et cellophanage entre 0,30 et 0,50 ¤ le CD ! Or, 0,30 ¤ x 4 = 1,20 ¤, et non pas 20 ¤ !
2°) La soit-disant «promotion», qui en fait ne concerne que les artistes connus, alors qu'elle est payée par tous, et qui représenterait «soit-disant» environ 20% du prix du CD. Là encore 20% de 20 ¤ fois 15000 exemplaires, ça fait 60000 ¤ ! 60000 ¤ qui sont prélevés, mais qui ne serviront certainement pas à faire la promotion de l'album vendu à 15000 exemplaires en question !
3°) La marge phénoménale de 40% du prix, qui sert à rémunérer le «distributeur», qui là encore touche moins dans la réalité que ce qui est annoncé par les majors. Noter également que le vendeur touche plus que l'artiste lui-même.
4°) La part misérable des artistes : de 2 à 3%, voire 5% pour les bons, et 10% pour les grandes stars de la stature d'un Johnny.
5°) Le reste qui part encore une fois dans les poches des majors, en frais de gestion.
Donc résumons :
* 10 albums vendus à 15000 exemplaires de 20 ¤ chaque :
10 x 15000 x 20 = 3 millions d'¤
* Part de l'artiste :
3000000 x 2 / 100 = 60000 ¤
* Part max du distributeur :
3000000 x 40 / 100 = 1,2 millions d'¤
* Frais de fabrication réels du support (~0,20 ¤ par 15.000 pièces) :
10 x 15000 x 0,20 =30000 ¤
* Part minimale de la Major :
3000000 - (1200000 + 60000 + 30000) = 1,71 millions d'¤
Ben voilà, tout est dit !
Maintenant, que change le modèle de la distribution sur Internet ?
Ça :
* Prix de vente du morceau :
1 ¤
* Part de l'artiste :
Rien, parce qu'il est rémunéré au support physique vendu, comme spécifié dans son contrat. Les contrats étant amenés à évoluer, les artistes devraient toucher les mêmes pourcentages que sur les CD : 2 à 3%, c'et à dire 0,02 ¤ par morceau vendu.
* Part de la major :
Tout le reste, les frais de distribution étant minimes, c'est à dire 0,98 ¤ par morceau.
Maintenant, à lire l'article, les artistes n'arrivent même pas à se dégager un smic en vendant des dizaines d'albums à plus de 10.000 exemplaires chaque. Pour moi, cela signifie que les artistes sont volés. Je ne vois pas en quoi se faire voler 98% de son travail est pire lorsque c'est fait sur le peer2peer au lieu d'être fait par les majors !
Bref, on voit bien que de toutes façons que contrairement aux apparences, les artistes ont tout à gagner à quitter les majors et à s'auto-produire sur Internet ; ça ne pourra pas être pire que ce qu'ils connaissent déjà !
Pour finir, imaginez qu'un artiste s'auto-produise sur Internet. Pour qu'il gagne autant qu'avec les majors en vendant sa musique sur Internet, il lui suffirait de vendre le CD virtuel à 0,4 ¤ ! C'est à dire le morceau à moins de 0,04 ¤ ! À comparer aux tarifs pratiqués et à méditer...
Alors les artistes, qu'attendez -vous pour mettre en place une plate-forme mutualisée qui vous libère du joug des mafieux de l'industrie du disque ?
# Des chiffres !
Posté par Anonyme . En réponse au journal Dossier P2P dans Libé. Évalué à 10.
Chez moi, 10 albums à 15000 exemplaires et à 20 ¤ le CD, ça donne 3 millions d'¤ ! Alors avant de se plaindre de n'avoir presque rien gagné en 10 albums, peut-être que les artistes feraient mieux de se rendre compte que les foutues majors les volent et les spolient depuis des années !
Les majors gèrent l'intégralité de la chaîne de production d'un artiste, et c'est d'autant plus tout bénéf qu'elles imposent des tarifs incroyablement élevés pour des prestations inexistantes, ou presque :
1°) Les majors indiquent que 25% du prix d'un CD audio sert à la fabrication du support -> J'ai des amis qui s'auto-produisent, et qui se font presser 1000 CD, avec impression couleur du CD, livret 4 pages couleur, boîtier crystal et cellophanage entre 0,30 et 0,50 ¤ le CD ! Or, 0,30 ¤ x 4 = 1,20 ¤, et non pas 20 ¤ !
2°) La soit-disant «promotion», qui en fait ne concerne que les artistes connus, alors qu'elle est payée par tous, et qui représenterait «soit-disant» environ 20% du prix du CD. Là encore 20% de 20 ¤ fois 15000 exemplaires, ça fait 60000 ¤ ! 60000 ¤ qui sont prélevés, mais qui ne serviront certainement pas à faire la promotion de l'album vendu à 15000 exemplaires en question !
3°) La marge phénoménale de 40% du prix, qui sert à rémunérer le «distributeur», qui là encore touche moins dans la réalité que ce qui est annoncé par les majors. Noter également que le vendeur touche plus que l'artiste lui-même.
4°) La part misérable des artistes : de 2 à 3%, voire 5% pour les bons, et 10% pour les grandes stars de la stature d'un Johnny.
5°) Le reste qui part encore une fois dans les poches des majors, en frais de gestion.
Donc résumons :
* 10 albums vendus à 15000 exemplaires de 20 ¤ chaque :
10 x 15000 x 20 = 3 millions d'¤
* Part de l'artiste :
3000000 x 2 / 100 = 60000 ¤
* Part max du distributeur :
3000000 x 40 / 100 = 1,2 millions d'¤
* Frais de fabrication réels du support (~0,20 ¤ par 15.000 pièces) :
10 x 15000 x 0,20 =30000 ¤
* Part minimale de la Major :
3000000 - (1200000 + 60000 + 30000) = 1,71 millions d'¤
Ben voilà, tout est dit !
Maintenant, que change le modèle de la distribution sur Internet ?
Ça :
* Prix de vente du morceau :
1 ¤
* Part de l'artiste :
Rien, parce qu'il est rémunéré au support physique vendu, comme spécifié dans son contrat. Les contrats étant amenés à évoluer, les artistes devraient toucher les mêmes pourcentages que sur les CD : 2 à 3%, c'et à dire 0,02 ¤ par morceau vendu.
* Part de la major :
Tout le reste, les frais de distribution étant minimes, c'est à dire 0,98 ¤ par morceau.
Maintenant, à lire l'article, les artistes n'arrivent même pas à se dégager un smic en vendant des dizaines d'albums à plus de 10.000 exemplaires chaque. Pour moi, cela signifie que les artistes sont volés. Je ne vois pas en quoi se faire voler 98% de son travail est pire lorsque c'est fait sur le peer2peer au lieu d'être fait par les majors !
Bref, on voit bien que de toutes façons que contrairement aux apparences, les artistes ont tout à gagner à quitter les majors et à s'auto-produire sur Internet ; ça ne pourra pas être pire que ce qu'ils connaissent déjà !
Pour finir, imaginez qu'un artiste s'auto-produise sur Internet. Pour qu'il gagne autant qu'avec les majors en vendant sa musique sur Internet, il lui suffirait de vendre le CD virtuel à 0,4 ¤ ! C'est à dire le morceau à moins de 0,04 ¤ ! À comparer aux tarifs pratiqués et à méditer...
Alors les artistes, qu'attendez -vous pour mettre en place une plate-forme mutualisée qui vous libère du joug des mafieux de l'industrie du disque ?