• # En attendan tla modération de mon message...

    Posté par . En réponse au journal Carte d'identité biométrique. Évalué à 10.

    Je vous livre le post que j'ai fait sur le forum. Bonne lecture


    Bonjour,

    L'identification unique et certaine d'un individu et des droits qu'il possède est une arme à double tranchant. D'un coté elle permet d'assurer la protection et l'accès au service des ayants droits. D'un autre elle peut créer des clivages forts entre ceux qui peuvent montrer patte blanche et ceux qui ne peuvent pas. Il est donc très important de savoir qu'elles informations sont stokées, ou elles sont stockées et comment elles sont certifiées.
    Je me permet de livrer çi dessous la liste des éléments nécessaires à un fonctionnement sain de cette carte.

    - Qualité de l'authentification :
    La photo d'identité et une ou plusieurs empreintes digitales ne sont pas des informations fiables. Même l'empreinte rétinienne, considéré longtemps comme "sure" montre aujourd'hui de nombreuses faiblesses.
    L'authentification par "Je suis" I.E une analyse purement physique et non interactive d'un individu (apsect, taille, empreinte dentaire, implantation capilaire, empreintes digitales etc.) est un plus mais ne saurait constituer un tout. Une authentification supplémentaire par code ("Je connais") ou mieux par signature physique classique ("Je sais faire") est absolument nécessaire pour s'assurer non seulement de l'identité de la personne, mais aussi de son accord à la procédure en cours.

    - Informations en circulation
    La carte d'identité numérique permettra pour les démarches administrative une identification complète de façon à faciliter et accélerer lesdites démarches.
    Mais il est très important que les tiers non ratachés à l'état ne puissent pas accéder à l'ensemble des informations, notamment dans le cas de tiers marchands (banques, commerces, fournisseurs de services etc.) Dans cette optique il appartient au gouvernement de définir avec soin secteur par secteur et activité par activité à quelles informations un tiers peut prétendre avoir accès pour ses besoins d'identification. La reservation de places de théatre ne nécessite pas par exemple pour le commerçant de connaitre mon lieu de naissance, mon age ou mon lieu de résidence. Ces informations ne doivent donc pas être transmises, le cas contraire pourrait entrainner un mécanisme de ségrégation extrèmement puissant et très difficile à démonter, les personnes trop jeunes, trop vieilles ou trop epu rentables commerciallement seraient alors redirigées vers des offres moins attractives voire ignorées.

    - Indépendance des identifications
    Il est important pour les raisons vues plus haut, que les informations fournies soient aussi limitées que possible. Dans cette optique deux options sont possibles :

    1) Une simple certification des informations : je continue à saisir l'ensemble des informations que je dois transmettre moi même , celle ci sont ensuite passées par un hash (filtre mathématique non inversible) et comparées au hash de l'information de la carte. De cette façon le serveur d'authentification ne dispose d'aucune information exploitable et ne peut que confirmer ou infirmer la validité des informations saisies par le porteur de carte.

    2) Les données réelles existent (stoquées sur la carte ou sur un serveur distant) et sortent spontanément de la carte à la demande du porteur. Dans ce cas là il est très important tout d'abord que l'ensemble des données transmises à la personne requérant une identification soient aussi réduites que possible (cf plus haut), et que l'ensemble des données transmises ne soient ni interceptables ni modifiables ni copiables par un tiers. Et bien entendu il faut éviter que qui que ce soit puisse enregistrer le processus d'identification pour le reproduire par la suite.

    Dans les deux cas il est important que l'ensemble des étapes qui composent le processus d'identification soient validées par des tiers de confiance.Hors qui dit tiers de confiance dit dépendance à un tiers. Il faut bien alors prendre conscience du pouvoir dont disposerait un tel tiers si il était malveillant et en situation monopolistique. Il pourrait simplement rendre imposssible l'utilisation de la carte d'identité numérique à qui il voudrait. Le piège vient du fait que si l'on essaye de pennaliser un coportement arbitraire vis à vis des identifications, on risque de se retrouver ave cune gestion laxiste des authentifications. La seule solution pour éviter l'épineux problème l'équation : abus de pouvoir ou laxisme est la suivante;
    - Tout d'abord rendre l'ensemble des principes d'authentification public, et spécifier publiquemet les critéres de validité d'une authentification.
    - Ensuite multiplier autant que possible le nombre des tiers de confiance de façon à éviter qu'une défaillance ou une malveillance de l'un des tiers n'empêche une personne de se servir de sa carte pendant une durée inderterminée.

    Pour les mêmes raisons, il est important que le nombre de fournisseurs de puces soit aussi élevé que possible et que les caractéristiques des puces soient publiques.

    - Cohérence des identifications
    Quelque soit le système biométrique ("je suis") ou technométrique ("je sais faire") mis en place, il est important de prévoir dès aujourd'hui un mécanisme de secours en cas d'impossibilité d'authentification. Une personne qui a perdu son pouce dans un accident a autant besoin qu'un autre (voir plus au début compte tenu des démarches qu'impliquent un accident) de prouver son identité. Il faut donc que l'on puisse rapidement changer le mode d'authentification. Les problèmes sont que

    a) la rapidité nécessaire de ce changement ne doit empiéter ni sur la fiabilité de la carte ni sur son utilisabilité.
    b) il faut pouvoir propager aux tiers de confiance le changement de mode d'authentification de façon fiable et rapide.

    Hors la personne qui vient de subir cet accident n'est plus en mesure de prouver son identité "facilement". Il appartient donc à l'état de garder sur l'ensemble du territoire des structures d'accueil classiques et efficaces à même de prouver l'identité de tel ou tel personne.Sans ces structures la personen accidentés devrait alors surmonter un double handicap, tout d'abord celui lié à l'accident lui même et ensuite celui lié à une société dans laquelle la carte dont il ne peut plus se servir serait devenue obligatoire pour toute transaction commerciale.


    Cordialement.