• # et voilà ma "question"

    Posté par . En réponse au journal Téléphonne sonne : les nouvelles façons de "consommer" de la musique. Évalué à 3.

    Bonjour,

    On assiste depuis quelques temps à une diabolisation des "pirates" qui, sur internet (nouveau lieu de perdition de notre jeunesse), échangent des fichiers.

    À ce sujet, deux remarques :

    1) la présentation des réseaux d'échange de données P2P qui est faite dans les media est systématiquement basée sur le fait que les données échangées sont protégées par leurs auteurs ou ayant-droits et leur échange interdit; ce qui est faux : il _faut_ faire la différence entre les moyens technique et les données échangées : de nombreux auteurs de logiciels ou artistes distribuent leur production sous la protection de licences dites libres et, dans ce cas là, l'échange, la diffusion et même la modification (parfaitement M. Nègre) sont autorisés, voire encouragés, ce qui rends l'utilisation de réseaux distribués P2P parfaitement légale.

    2) s'est-on jamais intéressé aux vente de CD ou de DVD induits par la diffusion accrue des artistes (légale ou non) par internet ? De ma propre expérience, j'ai toujours découverts des artistes par l'échange avec mes amis (qui m'ont fait écouter des groupes peu connus, à qui j'ai fait écouter des groupes peu connus etc.) et je reste persuadé que l'échange de fichiers par internet est un moyen pour tous de découvrir des artistes qui ne sont pas forcéments mis en avant par leur producteurs. Cet aspect des choses est-il, ou va-t-il enfin etre, pris en compte dans l'évaluation du "manque à gagner" des promoteurs de musique industrielle ? (on parle bien d'industrie du disque)

    Enfin, ces mêmes promoteurs de la musique industrielle s'inquietent d'une baisse marquée de leur chiffre d'affaire, j'aimerais savoir ce que donne l'évaluation du budget "culture" du français moyen lorsqu'on consolide les budgets cinéma, musique, GSM et dvd ?

    merci d'avance