Tout d'abord, je suis un peu navré de voir des échanges de "c'est c'ui qui dit qui est!!". Je suis étonné de voir des enfants de 5 ans débattre autour d'un forum sur les logiciels libres et autour de partenariat entre une organisation humanitaire et une corporation...
En suivant le lien pour voir les termes de licences proposées par MS pour son code source, j'y ai lu quelque chose qui se traduirait en francais par "le code source mis à disposition par MS". Nulle part je n'ai vu mentionné le fait de fournir l'intégralité des sources de telle ou telle distribution commerciale publique complète. Si on est procédurier --et dans le cas d'un grand industriel americain du logiciel, il est indispensable de l'être-- on pourra donc comprendre que MS peut fournir uniquement une fraction de son code source.
Le fait de pouvoir refuser "sans explication" d'accorder une licence, c'est clairement une facon de discriminer les licensiés potentiels. Cette facon de procéder est pour moi un asservissement du licensié par MS. S'il est interdit de discriminer des clients pour un vendeur, afin de protéger les clients, la démarche de MS me parait claire comme de l'eau de roche. Sans oublier la révision annuelle de l'autorisation de license. Pour les naïfs et les trolleurs (ou militants pro-MS), je vais certainement passer pour un parano, mais j'imagine sans aucun mal une discussion de couloir dans les bureaux de MS: - La société X est en train de migrer 80% de son parc informatique vers du libre. On leur retire leur licence?
- ben ouais... y'a pas de raison de leur laisser, si ca nous rapporte rien
Dans les accords de licence, j'ai aussi été choqué par un point qui disait que les licenciés doivent respecter "la confidentialité de la propriété intellectuelle". Ca signifie donc, établir une culture ou un droit d'accès à la connaissance à 2 vitesses. Ca n'a rien à voir avec du piratage de musique ou de la copie d'extraits de livres. Ca veut dire que les non-licenciés n'ont pas le droit de connaitre le contenu. Imaginez qu'on écrive un livre et que les seuls qui ont le droit de connaitre l'histoire sont ceux qu'on a autorisés après examen de leur dossier... C'est pareil. Ou alors, pour répondre avant qu'on ne m'oppose cet argument, il s'agirait de préserver le secret d'un brevet confidentiel? s'il s'agissait d'une industrie de défense, je pourrais comprendre, mais du coup je ne comprendrais plus la démarche de partager ce secret. S'il s'agissait d'une autre innovation (la mise en oeuvre d'un nouveau principe de combustion pour moteur de voiture, par exemple) la connaissance serait publique. L'exploitation industrielle serait réservée.
Au global, voici ce que je comprends de cette gamme de licences:
MS met à disposition de personnes (physiques ou morales) une partie de son code source. Ces personnes sont triées selon un degré de confiance qui n'a rien d'objectif, et d'une facon totalement opaque pour pouvoir manoeuvrer dans un environnement que MS définit, et non pas dans un cadre régi par des lois.
[^] # Re: C'est pas reserve qu'a MS le FUD on dirait
Posté par erik_lallemand . En réponse au journal Le partenariat Microsoft/Unesco décrypté dans Libération. Évalué à 2.
En suivant le lien pour voir les termes de licences proposées par MS pour son code source, j'y ai lu quelque chose qui se traduirait en francais par "le code source mis à disposition par MS". Nulle part je n'ai vu mentionné le fait de fournir l'intégralité des sources de telle ou telle distribution commerciale publique complète. Si on est procédurier --et dans le cas d'un grand industriel americain du logiciel, il est indispensable de l'être-- on pourra donc comprendre que MS peut fournir uniquement une fraction de son code source.
Le fait de pouvoir refuser "sans explication" d'accorder une licence, c'est clairement une facon de discriminer les licensiés potentiels. Cette facon de procéder est pour moi un asservissement du licensié par MS. S'il est interdit de discriminer des clients pour un vendeur, afin de protéger les clients, la démarche de MS me parait claire comme de l'eau de roche. Sans oublier la révision annuelle de l'autorisation de license. Pour les naïfs et les trolleurs (ou militants pro-MS), je vais certainement passer pour un parano, mais j'imagine sans aucun mal une discussion de couloir dans les bureaux de MS:
- La société X est en train de migrer 80% de son parc informatique vers du libre. On leur retire leur licence?
- ben ouais... y'a pas de raison de leur laisser, si ca nous rapporte rien
Dans les accords de licence, j'ai aussi été choqué par un point qui disait que les licenciés doivent respecter "la confidentialité de la propriété intellectuelle". Ca signifie donc, établir une culture ou un droit d'accès à la connaissance à 2 vitesses. Ca n'a rien à voir avec du piratage de musique ou de la copie d'extraits de livres. Ca veut dire que les non-licenciés n'ont pas le droit de connaitre le contenu. Imaginez qu'on écrive un livre et que les seuls qui ont le droit de connaitre l'histoire sont ceux qu'on a autorisés après examen de leur dossier... C'est pareil. Ou alors, pour répondre avant qu'on ne m'oppose cet argument, il s'agirait de préserver le secret d'un brevet confidentiel? s'il s'agissait d'une industrie de défense, je pourrais comprendre, mais du coup je ne comprendrais plus la démarche de partager ce secret. S'il s'agissait d'une autre innovation (la mise en oeuvre d'un nouveau principe de combustion pour moteur de voiture, par exemple) la connaissance serait publique. L'exploitation industrielle serait réservée.
Au global, voici ce que je comprends de cette gamme de licences:
MS met à disposition de personnes (physiques ou morales) une partie de son code source. Ces personnes sont triées selon un degré de confiance qui n'a rien d'objectif, et d'une facon totalement opaque pour pouvoir manoeuvrer dans un environnement que MS définit, et non pas dans un cadre régi par des lois.