C'est très intéressant comme problème en fait. Le problème de cet aspect indirect, c'est le manque de responsabilité dans la fonction. Lorsque quelqu'un est élu directement par le peuple, il est assujetti à une responsabilité politique. De même, les sénateurs sont issus du suffrage indirect et forment donc une institution assez à part en France bien que disposant d'un rôle législatif d'importance non négligeable.
L'absence de responsabilité peut être une cause d'un "je fais n'importe quoi et le peuple s'en fout, il ne sait même pas que j'existe malgré le rôle non négligeable dont je dispose" (même si ce n'est pas forcément vrai mais c'est pour montrer un effet pervers). Là où je veux en venir, c'est que si ces personnes à ces fonctions [1] étaient issues du suffrage universel direct, cela leur conféreraient tout de suite une responsabilité auprès du peuple (aujourd'hui, c'est uniquement une responsabilité auprès de la "nation française") et par conséquent, les citoyens seraient davantage intéressés par leurs agissements et y prendraient garde tout en se rendant compte de l'importance de telles fonctions. Quant au problème de l'intérêt qu'a la population pour la politique et les conséquences sur le cas présent, c'est un autre débat (qui malheureusement aurait raison d'être).
Bien sur, cette proposition est dans l'état actuel des choses utopique mais c'est pour tenter de montrer la différence importante entre direct et indirect. Et même si nous pouvions élire des ministres, il faudrait que la nomination aux postes européens revienne au peuple afin de conférer une responsabilité complète auprès de la population. Mais cela reviendrait en fait à établir un gouvernement exécutif dans l'UE quelque part.
NB : Ceci étant dit, la nomination des ministres par le peuple provoquerait une rupture avec la conception du régime de la cinquième et l'efficacité d'un tel gouvernement ainsi formé serait à prouver.
[1] Je veux dire par là que ces personnes soient élues à ces fonctions en tant que telles et non pas choisies parmi des élus existants.
[^] # Re: heu ?
Posté par sirrus . En réponse au journal les brevets logiciels et les ministres de l'agriculture... Évalué à 3.
L'absence de responsabilité peut être une cause d'un "je fais n'importe quoi et le peuple s'en fout, il ne sait même pas que j'existe malgré le rôle non négligeable dont je dispose" (même si ce n'est pas forcément vrai mais c'est pour montrer un effet pervers). Là où je veux en venir, c'est que si ces personnes à ces fonctions [1] étaient issues du suffrage universel direct, cela leur conféreraient tout de suite une responsabilité auprès du peuple (aujourd'hui, c'est uniquement une responsabilité auprès de la "nation française") et par conséquent, les citoyens seraient davantage intéressés par leurs agissements et y prendraient garde tout en se rendant compte de l'importance de telles fonctions. Quant au problème de l'intérêt qu'a la population pour la politique et les conséquences sur le cas présent, c'est un autre débat (qui malheureusement aurait raison d'être).
Bien sur, cette proposition est dans l'état actuel des choses utopique mais c'est pour tenter de montrer la différence importante entre direct et indirect. Et même si nous pouvions élire des ministres, il faudrait que la nomination aux postes européens revienne au peuple afin de conférer une responsabilité complète auprès de la population. Mais cela reviendrait en fait à établir un gouvernement exécutif dans l'UE quelque part.
NB : Ceci étant dit, la nomination des ministres par le peuple provoquerait une rupture avec la conception du régime de la cinquième et l'efficacité d'un tel gouvernement ainsi formé serait à prouver.
[1] Je veux dire par là que ces personnes soient élues à ces fonctions en tant que telles et non pas choisies parmi des élus existants.