• [^] # Re: C'est un peu court, jeune homme...

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal RMS et son "reality distortion field". Évalué à 5.

    «Ta vision des choses est racourci, ce n'est pas parceque tu ne compiles pas ton noyau que tu ne l'utilise pas»

    Évidemment, mais je parle des choses avec lesquelles je suis "en contact", et je ne suis pas plus en contact avec le noyau qu'avec mon processeur. Je n'appelle pas mon système Athlon, et pourtant j'utilise mon processeur tous les jours :)

    «Et si je vais dans ton sens je devrait appeller le machin qui tourne sous mon aordinateur GNU/Qt/OOo/.../... ... .../..../Linux .»

    Pour aller dans mon sens, il faut d'abord essayer de comprendre ce que je dis, au lieu de me mettre immédiatement dans une case qui n'est pas la mienne. Je demande pourquoi les gens ont cette intime conviction que l'ensemble de leur système doit porter le nom d'un de ses composants avec lequel ils sont le moins en contact. Je n'ai jamais dit de quelle manière tu devrais appeler ton système. Je ne fais que m'interroger sur la raison du choix exclusif de "Linux" parmis "GNU/Qt/OOo/.../Linux".

    Je suis tenté de préciser ma position sur la question, mais j'ai peur que tu le prennes comme une recommandation pour toi... Ma position sur la question est que les logiciels GNU sont le dénominateur commun entre tous les systèmes que je peux utiliser sans trop me poser de question. Quand je code en C, je code pour la GNU LibC en règle générale. Quand je fais un script shell, je le fais à destination des outils GNU, etc. Par conséquent, je considère que le système que j'utilise est essentiellement le système GNU. Quand je dis ça, ça veut dire que si on me donne un système complètement différent mais muni des outils de GNU, la différence ne sera pas significative dans mon utilisation quotidienne.
    Par exemple, il est tout à fait envisageable d'utiliser Windows comme noyau pour le système GNU. Du moment qu'il y a un shell, les outils de base, la glibc..., la différence ne sera moins sensible que si on avait gardé le noyau Linux, et remplacé tous les outils GNU par d'autres qui n'ont rien à voir.

    «L'exemple du noyau qui n'est jamais utilisé, vient de je ne sais qui, mais il est totalement faux.»

    Je n'ai pas l'intention de rechercher, à chaque question que je me pose, si quelqu'un se l'est posée avant moi. Mais je t'assure que tu n'arriveras pas à me convaincre que je suis plus souvent en contact (j'insiste sur le mot, je ne parle pas d'utilisation indirecte mais de contact entre l'utilisateur et la machine) avec le noyau qu'avec les outils GNU.

    J'ai conscience d'utiliser le noyau Linux indirectement, comme j'ai conscience qu'il est remplaçable par un autre noyau similaire, donc je ne ressens pas d'attachement spécifique à Linux. Cependant, quand je lis un flame contre RMS, en général, je constate que beaucoup de gens sentent au fond d'eux que leur système est caractérisé par le noyau, et que proposer une autre appellation leur semble irrationnel, et donc doit venir de mauvais sentiments, orgueil, aigreur, etc. Ça m'intrigue, c'est tout.


    En dehors de l'argument marketing proposé par Aurélien, il y a peut-être une autre raison: en général lorsqu'on a un problème résistant avec GNU/Linux, c'est un problème de driver, et donc on lutte plus souvent contre le noyau que contre les logiciels "utilisateurs". Peut-être qu'à forcer de pester contre le noyau, on en est venus à l'identifier à l'ensemble du système ;-)