> - Pourquoi les licences "libres" […] font-elles peur à un développeur qui monte un "petit" projet ?
Plusieurs raisons :
– Le développeur estime qu'il a trimé dur pour faire son soft, il ne veut donc pas que d'autres le revendent et se fassent du pognon avec (complètement à côté de la plaque AMHA. Pour qu'un logiciel me fasse débourser de l'argent, il a intérêt à m'être indispensable. C'est très très rare)
– Le développeur pense que son code est 'achement bien, et ne veut voir personne lui piquer ses idées géniales
– Le développeur pense que son code est une daube infâme et ne veut pas laisser les gens regarder cette horreur et se moquer de lui, surtout s'il entend travailler dans le développement (le dev du jeu Lemmings Ball Z ne voulait pas montrer son code au départ pour ce genre de raisons, SJMRB)
– Le développeur pense avoir de très bonnes idées pour le développement futur du produit, et veut garder la haute main dessus (syndrôme de Bernstein)
– Le développeur veut jouer un tour pendable quelconque (passage en shareware, ajout de pubs dans le soft) difficilement possible avec un logiciel à sources ouvertes
– Le développeur a une autre raison pour ne pas vouloir qu'on touche à son bébé (exemple : c'est un jeu vidéo et il pense que la sécurité par l'obscurité va éloigner les tricheurs)
– Le développeur a entendu des histoires horribles sur l'Open Source (les logiciels libres pillés par des margoulins, ça existe : Miranda, CDex, XviD, j'en passe et des meilleures)
Il se peut aussi que le dev se dise que l'OSS ne va rien lui apporter si ce n'est du boulot (il faut nettoyer les sources, rajouter les entêtes GPL/BSD, faire quelques docs, et si le projet est assez confidentiel/écrit dans un langage méconnu/difficilement compréhensible, les contributeurs ne vont peut-être pas se bousculer au portillon). Quoi qu'il en soit, la plupart de ces raisons sont franchement douteuses. La question que ces auteurs devraient se poser est : est-ce que j'ai une réelle chance de pouvoir vendre ce truc ? Si la réponse est (ou devient après essai) non, l'OSS s'impose de lui-même : autant que le code profite au plus grand nombre, et l'auteur lui-même ne peut qu'y gagner. Mais bon, parfois c'est plus de l'émotionnel que du rationnel. C'est pourquoi personnellement je n'essaie jamais de discuter le choix d'une licence avec un auteur : c'est son choix, et je reviendrai voir s'il le change un jour. D'ici-là, ce ne sont pas les logiciels OSS qui manquent (petit euphémisme) !
# Re: Projets et licences
Posté par William Steve Applegate . En réponse au journal Projets et licences. Évalué à 4.
Plusieurs raisons :
– Le développeur estime qu'il a trimé dur pour faire son soft, il ne veut donc pas que d'autres le revendent et se fassent du pognon avec (complètement à côté de la plaque AMHA. Pour qu'un logiciel me fasse débourser de l'argent, il a intérêt à m'être indispensable. C'est très très rare)
– Le développeur pense que son code est 'achement bien, et ne veut voir personne lui piquer ses idées géniales
– Le développeur pense que son code est une daube infâme et ne veut pas laisser les gens regarder cette horreur et se moquer de lui, surtout s'il entend travailler dans le développement (le dev du jeu Lemmings Ball Z ne voulait pas montrer son code au départ pour ce genre de raisons, SJMRB)
– Le développeur pense avoir de très bonnes idées pour le développement futur du produit, et veut garder la haute main dessus (syndrôme de Bernstein)
– Le développeur veut jouer un tour pendable quelconque (passage en shareware, ajout de pubs dans le soft) difficilement possible avec un logiciel à sources ouvertes
– Le développeur a une autre raison pour ne pas vouloir qu'on touche à son bébé (exemple : c'est un jeu vidéo et il pense que la sécurité par l'obscurité va éloigner les tricheurs)
– Le développeur a entendu des histoires horribles sur l'Open Source (les logiciels libres pillés par des margoulins, ça existe : Miranda, CDex, XviD, j'en passe et des meilleures)
Il se peut aussi que le dev se dise que l'OSS ne va rien lui apporter si ce n'est du boulot (il faut nettoyer les sources, rajouter les entêtes GPL/BSD, faire quelques docs, et si le projet est assez confidentiel/écrit dans un langage méconnu/difficilement compréhensible, les contributeurs ne vont peut-être pas se bousculer au portillon). Quoi qu'il en soit, la plupart de ces raisons sont franchement douteuses. La question que ces auteurs devraient se poser est : est-ce que j'ai une réelle chance de pouvoir vendre ce truc ? Si la réponse est (ou devient après essai) non, l'OSS s'impose de lui-même : autant que le code profite au plus grand nombre, et l'auteur lui-même ne peut qu'y gagner. Mais bon, parfois c'est plus de l'émotionnel que du rationnel. C'est pourquoi personnellement je n'essaie jamais de discuter le choix d'une licence avec un auteur : c'est son choix, et je reviendrai voir s'il le change un jour. D'ici-là, ce ne sont pas les logiciels OSS qui manquent (petit euphémisme) !
Envoyé depuis mon PDP 11/70