Ou préférant avoir tout de suite du cash. Ce n'est pas mal en soi, hein.
..
Mauvaise réflexion. D'abord parce que l'état s'en foutait très probablement. Ce qui l'intéressait, c'était juste le processus de >conservation ; et de toutes façons, elle l'avait.
Je ne pense pas cela soit aussi binaire que cela.
D'abord concernant la motivation de l'inventeur. La commission en charge de la remise du prix demanda la publication d'un livre qui parait en juin 1810. Je pense que cela démontre un réelle volonté de diffusion de cette invention sans arrière pensé mercantile. Trois autres éditions suivent en 1811, 1813 et 1831. En 1822 La société d'encouragement de l'industrie nationale le nomme "bienfaiteur de l'humanité"
En suite concernant le gouvernement. Autour de 1809 la france était en guerre contre l'Angleterre et l'Autriche, sur terre (bataille de Wagram) comme sur mer (perte de l'île de la Réunion et de l'île Maurice), cf:http://fr.wikipedia.org/wiki/1809.(...) "L'art de conserver pendant des années toutes les substances animales ou végétales" ( le titre du libre de N.Appert) aurait du relever du secret militaire étant donné l'autonomie et la qualité de ravitaillement que nos armées tiraient de cette invention. Or non, bien au contraire, mise à disposition de l'invention dans le domaine public et multiple publication.
Cet exemple historique illustre bien que l'intérêt collectif était un motivation très forte de société entière au 19ème siècle. Cette valeur de partage de l'a connaissance et de l'intérêt commun est un des piliers du logiciel libre AMHA. Malheureusement,l'intérêt collectif ou commun, n'est plus une valeur de la société individualiste de 2004 (ou l'individu prime sur le collectif) et encore moins de la sphère politique (cf: mon lien sur le Medef).
Cela rejoint une chose que j'ai déjà évoquée ici (Je vais me citer désolé) : Les valeurs des logiciels libres, qui comportent entre autre le partage de l'a connaissance et de l'intérêt commun, sont politiques (du latin politicus "relatif au gouvernement des hommes" dérivé du grec politikos "qui concerne les citoyens, l'Etat"). Comment décrire autrement des valeurs destinées à régir les relations entre citoyens leurs accès à la connaissance, à l'information et aux moyens de communication
Cela n'enlève rien à ta conclusion sur l'actualité du 21éme siecle des brevets. Effectivement "Ce n'est pas [..] parce que le système dérive qu'il est à jeter". je suis entièrement d'accord avec toi [1]. Mais j'avoue ne pas comprendre le lien avec mon journal :-)
Enjoy
Karles
[1] Quoi que parfoit tout jeter pour repartir à zéro est une bonne solution.
[^] # Re: Mouaif.
Posté par Karles Nine . En réponse au journal Mr Nicolas Appert. Évalué à 5.
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Mauvaise réflexion. D'abord parce que l'état s'en foutait très probablement. Ce qui l'intéressait, c'était juste le processus de >conservation ; et de toutes façons, elle l'avait.
Je ne pense pas cela soit aussi binaire que cela.
D'abord concernant la motivation de l'inventeur. La commission en charge de la remise du prix demanda la publication d'un livre qui parait en juin 1810. Je pense que cela démontre un réelle volonté de diffusion de cette invention sans arrière pensé mercantile. Trois autres éditions suivent en 1811, 1813 et 1831. En 1822 La société d'encouragement de l'industrie nationale le nomme "bienfaiteur de l'humanité"
En suite concernant le gouvernement. Autour de 1809 la france était en guerre contre l'Angleterre et l'Autriche, sur terre (bataille de Wagram) comme sur mer (perte de l'île de la Réunion et de l'île Maurice), cf:http://fr.wikipedia.org/wiki/1809.(...)
"L'art de conserver pendant des années toutes les substances animales ou végétales" ( le titre du libre de N.Appert) aurait du relever du secret militaire étant donné l'autonomie et la qualité de ravitaillement que nos armées tiraient de cette invention. Or non, bien au contraire, mise à disposition de l'invention dans le domaine public et multiple publication.
Cet exemple historique illustre bien que l'intérêt collectif était un motivation très forte de société entière au 19ème siècle. Cette valeur de partage de l'a connaissance et de l'intérêt commun est un des piliers du logiciel libre AMHA. Malheureusement,l'intérêt collectif ou commun, n'est plus une valeur de la société individualiste de 2004 (ou l'individu prime sur le collectif) et encore moins de la sphère politique (cf: mon lien sur le Medef).
Cela rejoint une chose que j'ai déjà évoquée ici (Je vais me citer désolé) : Les valeurs des logiciels libres, qui comportent entre autre le partage de l'a connaissance et de l'intérêt commun, sont politiques (du latin politicus "relatif au gouvernement des hommes" dérivé du grec politikos "qui concerne les citoyens, l'Etat"). Comment décrire autrement des valeurs destinées à régir les relations entre citoyens leurs accès à la connaissance, à l'information et aux moyens de communication
Cela n'enlève rien à ta conclusion sur l'actualité du 21éme siecle des brevets. Effectivement "Ce n'est pas [..] parce que le système dérive qu'il est à jeter". je suis entièrement d'accord avec toi [1]. Mais j'avoue ne pas comprendre le lien avec mon journal :-)
Enjoy
Karles
[1] Quoi que parfoit tout jeter pour repartir à zéro est une bonne solution.