Par tradition historique et par référence à des dérives plébiscitaires du référendum, son usage est plus rare en France.
Quoi qu'il en soit, démocratie représentative et démocratie directe ne sont pas en opposition. Mais, en particulier, sur des sujets très complexes, a fortiori sur des sujets très techniques, se prêtant peu à des choix simples et à des positions idéologiques tranchées, le débat parlementaire apporte incontestablement un enrichissement et une sérénité bien utiles, en permettant l'expression des différents éléments du dossier et de points de vue contradictoires, devant la presse et l'opinion publique.
C'est vrai que le débat parlementaire est riche et serein (non les députés ne sont pas des recordmen de l'absentéisme, non les députés ne s'engueulent pas en permanence, non ils n'y connaissent pas rien aux dossiers tellement il y en a de différents, non ils ne nomment pas des "experts" qui sont largement criticables, non ils ne sont pas lobbysés (vendus ?) par les grands groupes industriels, non ils ne prennent pas de décisions idéologiques dictées par la volonté de plaire à leur électorat).
Notons l'emploi des termes sujets très complexes, sujets très techniques, ou bien positions idéologiques tranchées, pour bien restreindre le champs du problème à un domaine particulier. Alors dans ce cas, pourquoi ne pas utiliser la voix référendaire pour tous les sujets modérément complexes ? La défense serait simple en fait, il suffirait que dire que tous les sujets sont complexes.
La seule justification qui tienne c'est que ça coûte moins cher. Même pour la rapidité et l'efficacité des mesures l'argument ne tient pas, il suffit de se demander si la Suisse est un pays arriéré et inefficace politiquement. Mais pour le reste, c'est un système qui restreint la démocratie (démocratie == pouvoir au peuple), qui la confisque en partie.
[^] # Re: Moore aussi
Posté par gc . En réponse au journal Des électeurs américains se plaignent de problèmes informatiques. Évalué à 3.
http://education.assemblee-nationale.fr/site-jeunes/documentation/d(...)
Par tradition historique et par référence à des dérives plébiscitaires du référendum, son usage est plus rare en France.
Quoi qu'il en soit, démocratie représentative et démocratie directe ne sont pas en opposition. Mais, en particulier, sur des sujets très complexes, a fortiori sur des sujets très techniques, se prêtant peu à des choix simples et à des positions idéologiques tranchées, le débat parlementaire apporte incontestablement un enrichissement et une sérénité bien utiles, en permettant l'expression des différents éléments du dossier et de points de vue contradictoires, devant la presse et l'opinion publique.
C'est vrai que le débat parlementaire est riche et serein (non les députés ne sont pas des recordmen de l'absentéisme, non les députés ne s'engueulent pas en permanence, non ils n'y connaissent pas rien aux dossiers tellement il y en a de différents, non ils ne nomment pas des "experts" qui sont largement criticables, non ils ne sont pas lobbysés (vendus ?) par les grands groupes industriels, non ils ne prennent pas de décisions idéologiques dictées par la volonté de plaire à leur électorat).
Notons l'emploi des termes sujets très complexes, sujets très techniques, ou bien positions idéologiques tranchées, pour bien restreindre le champs du problème à un domaine particulier. Alors dans ce cas, pourquoi ne pas utiliser la voix référendaire pour tous les sujets modérément complexes ? La défense serait simple en fait, il suffirait que dire que tous les sujets sont complexes.
La seule justification qui tienne c'est que ça coûte moins cher. Même pour la rapidité et l'efficacité des mesures l'argument ne tient pas, il suffit de se demander si la Suisse est un pays arriéré et inefficace politiquement. Mais pour le reste, c'est un système qui restreint la démocratie (démocratie == pouvoir au peuple), qui la confisque en partie.