• # Linux : en progrès, mais peux mieux faire

    Posté par . En réponse au journal Laissons les Windowsiens tranquilles !. Évalué à 10.

    C'est triste à dire, mais personnellement, je la joue profil bas aussi. Il faut bien reconnaitre que Microsoft prends de plus en plus au sérieux la menace des LL et commence à battre Linux sur son propre terrain : la qualité.


    Force est de reconnaitre que l'informatique s'est formidablement complexifié ses dernières années. On rajoute des gadgets et des options, du strass et des paillettes, de la complexité et des crises de nerf à sans cesse réapprendre ce qu'on faisait autrefois en quelques clics de souris. Faut bien reconnaitre que les vraies victimes sont ceux qui ne connaissent pas grand chose à l'informatique. Suivre ce train d'enfer n'est déjà pas facile pour eux, alors leur imposer Linux au nom de la sainte liberté, c'est ni plus ni moins que de l'intégrisme primaire.


    Las ! Si au moins avec les LL on pouvait s'affranchir de cette remise en question à l'échelle du quart d'heure. Hélas, non content de suivre Microsoft jusque dans ses moindres délires, on embrouille l'utilisateur jusqu'à lui demander des choix complètement arbitraires (gnome, KDE ? OpenOffice, KOffice ? Mozilla, FireFox ? etc ...).


    Fait d'autant plus navrant que tout ce petit monde propose ces services dans le but d'imiter son équivalent, mais de manière totalement incompatible(en terme de bibliothèques de développement, format de fichiers, interopérabilité). Il n'y a pas de spécialisation quelconque : c'est clairement du travail en double.


    Outre un gachis flagrant de ressources à tout niveau (humains, temps, ressources mémoires, disques, documentations, pont d'interopérabilité, etc...), le plus agaçant reste que la qualité se dégrade, tandis que chez les concurents, elle s'améliore (vu d'où ils sont partis, c'est difficile de faire pire de toute façon). C'est inquiétant, car clairement ça ne me donne absolument pas envie de promouvoir Linux, bien au contraire.


    Il suffit de voir les temps de chargement : on a beau avoir une machine 100 fois plus rapide, des disques beaucoup plus véloces, plus de mémoire, une carte 2D/3D qui déchire : rien à faire, c'est lent. La palme de cette lourdeur est décrochée haut la main par Mozilla, suivie de très près par OpenOffice, puis KDE et Gnome, KOffice, etc ...

    Il y a quelques années, c'était difficile de s'en rendre compte, mais là c'est flagrant, à la limite du ridicule : toutes ces applications réinventent perpétuellement la roue, faute de solutions techniquement potables.


    Longtemps Microsoft a conditionné les utilisateurs à croire que l'informatique c'est lent. Que chaque action nécessite des secondes de traitements, même sur une machine qui peut traiter plusieurs milliards d'opérations par seconde. C'est plus que navrant que beaucoup de développeurs issue du LL suivent cette logique d'un autre âge.


    Imaginer un instant le contraire : le bureau apparaisse en moins de 30 secondes (depuis le boot du noyau évidemment), une application comme Mozilla, konqueror, KDE, gnome, OOo, se lance instantanément, grâce à un astucieux système de plugins, qui ne charge que ce qu'on besoin à un instant t, partage une très grande partie du code afin de limiter l'usage des ressources mémoires, et documentent CORRECTEMENT toutes leurs interfaces publiques pour que tout un chacun puissent les réutiliser sans patauger lamentablement des heures durant dans des forums de discussion, ou trouver l'exemple ou la portion de code noyée dans des dizaines de milliers de ligne d'un logiciel X. Résultat : vitesse de lancement accrue, consommation mémoire diminué et simplification de fait (ce qui ce conçoit bien, s'énonce clairement comme disait notre cher ami Boileau. Si un poète du 17ème siècle arrive à comprendre cela, pourquoi diable les informaticiens du 21ème ont tant de mal ?).

    C'est ce qui aurait du se passer, et pourtant on est loin, très loin de cette situation idéale. Au lieu de cela, on a droit à une pléthore de solutions incompatibles, mais qui font plus ou moins la même chose, d'une stabilité perfectible, et des interfaces moyennement documentées. Ironiquement, on pourrait presque se croire sous Windows.

    Imiter Microsoft au point d'en copier les défauts, c'est brosser dans le sens du poil pour ne pas effrayer les nouveaux venus, mais c'est aussi proposer des solutions d'une affligeante banalité. Alors tant qu'à faire autant rester sous Windows.

    Ok, j'ai usé de quelques raccourcis, mais lisez entre les lignes :-)