• [^] # Re: c'est un point de vue

    Posté par . En réponse au journal Le droit d'auteur (appliqué à Guillermito) par un avocat.. Évalué à 2.

    mouais bof, je ne suis pas juriste non plus mais :

    quand quelqu'un installe un logiciel quelconque sous Windows il a à 95 % des cas une boite de dialogue "bla bla bla pas le droit de bla bla bla" qui s'affiche, bref un rappel de conditions d'utilisations. et surtout, qu'il y en a. on peut difficilement ignorer qu'installer un programme implique quelque chose ou se fait comme ça, à la vas-y-comme-je-te-clique.

    (le blabla en question contient souvent des clauses sans valeur légale, mais ce n'est pas la question ici)


    donc quel que soit l'usage auquel il destine cette installation, que ce soit pour vérifier les dires d'une publicité ou pour faire un concours d'installer le maximum d'antivirus avant de planter la bécane, il doit etre compatible avec ces conditions d'utilisations. qui existent toujours, et dont il est censé avoir pris connaissance avant d'avoir lancé le programme d'installation (et peut-être même avant de l'avoir téléchargé)


    s'il veut évaluer le logiciel, il prend une version d'évaluation (qui a souvent quelques paragraphes de blabla supplémentaire spécifique), il se débrouille pour trouver un accord avec l'éditeur, ou il se couche à coté.


    prétendre utiliser une version piratée pour évaluer un logiciel est aussi gonflé que voler une voiture pour l'essayer et ensuite acheter le même modèle si il plait.

    je ne dis pas que ça ne se fait pas tous les jours, hein :)



    quand aux "administrateurs systèmes", ce sont soit des particuliers chez eux, notoirement irresponsables (au pire le FAI coupe la connexion) soit des employés d'entreprises ou autres avec un chef (responsable) par dessus qui est censé leur donner les moyens de faire leur boulot (obligation de moyens).

    si ces derniers n'ont pas les budgets nécessaires et peuvent le prouver, ils ne seront pas inquiétés le jour où on viendra leur chercher des puces. (sinon n'importe quel directeur de PME prendrait le premier illétré venu comme DSI, le paye au SMIC à rester chez lui, et n'achète plus aucune licence ni rien)


    (ah, en passant, je ne vois pas en quoi ils sont obligés de "se communiquer les infos qu'ils ont trouvés sur ces logiciels". c'est une considération pratique, visiblement. d'ailleurs, de nombreuses conditions d'utilisation l'interdisent carrément).


    je sais bien comment ça se passe dans la réalité, en particulier dans les PME qui ont souvent une approche moins rigoureuse que des grands groupes, mais prétendre devoir recourir au système D parce qu'on y est obligé et être prisonnier du système pour se dédouaner d'une contradiction apparente de la loi, c'est fumeux.


    pour le fond de l'affaire, j'estime que Guillermito a eu tort d'annoncer avoir fait des tests sur des versions piratées, et c'est là dessus qu'il est attaqué.

    (pour le dernier point (ton exemple), je crois que le cadre de "cas de force majeur" s'applique)