• [^] # Re: c'est quand même formidable

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Linux : la plus vaste blague de l'informatique. Évalué à 9.

    Et le plus consternant, c'est cette habitude de fanatique que beaucoup ont, les portant à dénigrer bassement (Cf. "Programmeur expérimenté, etc...)

    Le tord de linuxfan est celui dans lesquel tombent beaucoup de gens mal informés : Dans le monde du libre, de nombreuses choses ne fonctionnent pas à cause des spécifications fermées, et le recours à l'ingénieurie inverse, si elle a lieu, fait ce qu'elle peut, par définition.
    Oui, je sais, j'enfonce une porte ouverte.

    Donc pour toutes ces choses (Samba, ma webcam logitech, tel apn, tel carte TV-acquisition, carte 3D, etc...) peuvent mal fonctionner ; on n'y peut rien.


    Ensuite, il faut considérer les choses à demi :

    On ne peut demander à une solution libre, en l'occurrence Gcc, gdb (qui est pourri, il faut le reconnaître), etc... d'être au niveau d'une solution commerciale qui existent sous linux comme cela à été pertinement remarqué.

    Cela dit le prosélytisme attaché au logiciel libre au niveau industriel impose de fournir à l'industrie des environnement de développement dernier cri.
    Autrement dit, si on veut essayer de "vendre" le libre, il faut être à la hauteur.

    Si l'on considère que l'on ne doit pas chercher à étendre l'utilisation de linux dans l'industrie, on peut alors partir programmer du LL sur son île déserte avec les autres membre de sa secte (car dans ce cas, cela en deviendrait une..) avec la fatwa GNU en prière 4 fois par jour.

    Question : quel est le pourcentage de bénévoles fournissant une part de travail conséquente dans le développement du noyau linux ?
    Combien ne sont pas salariés pour travailler spécifiquement dessus.
    Quid des autres projets de développements stratégiques (apache, mysql, etc...) ?

    Je vais parti de ceux qui, de l'assertion précédente tirent l'immorale conclusion que le libre doit s'intégrer le plus fortement possible à l'industrie logicielle et informatique. Il faut donc être crédible. Sur de nombreux points, c'est le cas

    De ces dernières conclusions j'aimerai tirer un enseignement minoritairement défendu sur ce site - et je vais me tapper dessus - mais il faut tout de même le dire, souvent l'expression de contributeurs "adulte" plus prompte à observer objectivement l'état de l'art.
    linuxfan nous gratifie d'un exemple illustrant les limites du développement sous linux, un développement conséquent qui plus est.
    Je me tue à le dire, et je le dirai même si je dois me faire moinsser :
    Le problème de linux reste et [est bien parti pour rester et donc] restera le coût du développement.
    Dans une itw que l'on retrouvera facilement, Miguel de Icaza pointait ce problème de productivité et du besoin de développeur chevronné pour développer sous linux, cela l'a motivé à développer Mono.
    Sous windows on a des VB, Windev, Visual machin, lourds et buggué, mais au moins on arrive à peu pres à produire des applications qui tournent en deux coup de cuillère à pot. Ca tourne tres mal, c'est vrai, je souffre de les voir tourner, mais l'utilisateur pour lesquel je les concocte ne voit rien lui.

    Un dirigeant demandeur d'une solution informatique de gestion au sens large se fout éperdument que l'appli est lourde et un peu buggué (du moment que cela reste raisonnable) s'il l'a 2 fois plus vite à sa disposition :

    Cela pour une raison simple :
    Soit une appli bien écrite sous linux, mais livrée 3 mois plus tard que l'équivalent en VB. Le coût du manque de l'outil d'analyse, de traitement des données pendant le laps de temps équivalent à 3 mois est très souvent nettement supérieur que les coûts imputables aux quelques petits bugs.

    Un contrôleur de gestion par exemple, a besoin de posséder des extractions lui permettant d'effectuer une analyse sur ce que l'entreprise vend sur chzque activité, les taux de marges, la fréquence de recours à un fournisseur et à la négociation conséquente qui peut en découler, etc..

    Un chef des ventes a besoin de maîtriser au jour le jour les résultats de ses commerciaux, l'évolution des commandes client, etc...


    Alors oui, pour de nombreux DSI, Linux est une blague et reste non crédible. Il ne tient qu'à la communauté, qu'a nous par nos propositions et ses implications de changer cet état de chose qui est, malheureusement partiellement justifié.

    Commençons donc par recevoir objectivement la critique même cinglante

    « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker