La culture, [...] « c'est ce qui reste quand on a tout oublié ».
C'est à dire que ce n'est rien.
Si Beethoven c'est de la culture aujourd'hui, c'est parce qu'on ne l'a pas oublié, alors qu'on a oublié les centaines d'autres compositeurs qui lui étaient contemporains, très en vogue à leur époque, qui faisaient aussi du divertissement, mais qui ont sombré dans l'oubli depuis.
C'est un discours intéressant, mais fallacieux :
- la culture est aussi du divertissement, le divertissement peut être culturel ;
- ce qui est oublié n'est pas forcément ce qui n'a pas de valeur (et réciproquement, ce dont on se souvient n'est pas forcément ce qu'il y a de meilleur).
Bref, plus culturel, moins divertissant que Beethoven ou Molière peut avoir été oublié, définitivement, ou prêt à être rédécouvert plus tard.
Culture, divertissement, mode, tout ça ne sont que des expressions différentes de l'interaction sociale.
Juger de la qualité, du niveau culturel, de l'importance de chacune de ces expressions est subjectif et temporaire, le jugement des générations suivantes étant encore différent : qui aura raison ? ceux d'aujourd'hui, ceux de demain, ceux d'hier ? Ou personne ? Ou chacun dans son contexte ?
# meuh
Posté par romain . En réponse au journal Industrie et culture : coup de gueule. Évalué à 3.
C'est à dire que ce n'est rien.
Si Beethoven c'est de la culture aujourd'hui, c'est parce qu'on ne l'a pas oublié, alors qu'on a oublié les centaines d'autres compositeurs qui lui étaient contemporains, très en vogue à leur époque, qui faisaient aussi du divertissement, mais qui ont sombré dans l'oubli depuis.
C'est un discours intéressant, mais fallacieux :
- la culture est aussi du divertissement, le divertissement peut être culturel ;
- ce qui est oublié n'est pas forcément ce qui n'a pas de valeur (et réciproquement, ce dont on se souvient n'est pas forcément ce qu'il y a de meilleur).
Bref, plus culturel, moins divertissant que Beethoven ou Molière peut avoir été oublié, définitivement, ou prêt à être rédécouvert plus tard.
Culture, divertissement, mode, tout ça ne sont que des expressions différentes de l'interaction sociale.
Juger de la qualité, du niveau culturel, de l'importance de chacune de ces expressions est subjectif et temporaire, le jugement des générations suivantes étant encore différent : qui aura raison ? ceux d'aujourd'hui, ceux de demain, ceux d'hier ? Ou personne ? Ou chacun dans son contexte ?