Je pense pas que ça soit très utile de lui envoyer un e-mail vu sa partialité dans l'histoire, mais bon, c'est toujours mieux que de bosser :p
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Bonjour,
Je me permets de réagir à votre article paru sur journal du net concernant les brevets logiciels.
Vous avez tout d'abord l'air de considérer qu'il est normal que les brevets s'appliquent aux logiciels, puisqu'ils s'appliquent au reste. Je propose de pousser plus loin cette logique implacable : appliquons-les aussi au monde de la littérature, du cinéma et de la musique. Il me paraît difficile de dire que des brevets sur le roman, la métaphore, le ralenti ou la musique techno favorisent l'innovation.
De même, le logiciel est un domaine à la fois simple et complexe. Simple, car n'importe quel élément qui pourrait être breveté, comme, au hasard, la barre de progression, est trivial à implémenter. Complexe car n'importe quel logiciel un peu évolué fait intervenir des centaines ou des milliers de ces "briques" . Il devient donc impossible (saut peut-être à transformer tous les programmeurs en juristes) d'être certain qu'un logiciel n'enfreint pas de brevet.
Vous dites ensuite que les brevets favorisent les petites entreprises. Mais n'importe quel petite entreprise qui désire fournir un logiciel devra alors s'assurer qu'elle n'enfreint aucun brevet, ou demander une licence d'utilisation pour chacun de ces brevets. Comment cette entreprise pourrait-elle alors innover ?
Dans la pratique, les brevets logiciels reviennent à favoriser les grands éditeurs : Microsoft, IBM...
De plus, vous ne parlez absolument pas des logiciels libres, qui risquent pourtant d'être sévérement menacés par ces brevets logiciels, puisque, pour la quasi-totalité diffusée gratuitement, il n'est pas possible de faire payer une licence pour l'utilisation du brevet pour chaque copie.
Pour finir, vous parlez d'"attitude réellement démocratique". Ma question est : est-ce qu'une directive qui passe alors que la majorité des réponses à la consultation publique étaient CONTRE, qui change totalement le sens de ce qu'avait voté le parlement européen, qui est la seule instance de l'Union Européenne qui soit élue démocratiquement, est "une attitude réellement démocratique" ? Moi, pas.
# Mail...
Posté par Elly_Reen . En réponse au journal Brevets logiciels : mangez-en, c'est pour votre bien !. Évalué à 10.
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Bonjour,
Je me permets de réagir à votre article paru sur journal du net concernant les brevets logiciels.
Vous avez tout d'abord l'air de considérer qu'il est normal que les brevets s'appliquent aux logiciels, puisqu'ils s'appliquent au reste. Je propose de pousser plus loin cette logique implacable : appliquons-les aussi au monde de la littérature, du cinéma et de la musique. Il me paraît difficile de dire que des brevets sur le roman, la métaphore, le ralenti ou la musique techno favorisent l'innovation.
De même, le logiciel est un domaine à la fois simple et complexe. Simple, car n'importe quel élément qui pourrait être breveté, comme, au hasard, la barre de progression, est trivial à implémenter. Complexe car n'importe quel logiciel un peu évolué fait intervenir des centaines ou des milliers de ces "briques" . Il devient donc impossible (saut peut-être à transformer tous les programmeurs en juristes) d'être certain qu'un logiciel n'enfreint pas de brevet.
Vous dites ensuite que les brevets favorisent les petites entreprises. Mais n'importe quel petite entreprise qui désire fournir un logiciel devra alors s'assurer qu'elle n'enfreint aucun brevet, ou demander une licence d'utilisation pour chacun de ces brevets. Comment cette entreprise pourrait-elle alors innover ?
Dans la pratique, les brevets logiciels reviennent à favoriser les grands éditeurs : Microsoft, IBM...
De plus, vous ne parlez absolument pas des logiciels libres, qui risquent pourtant d'être sévérement menacés par ces brevets logiciels, puisque, pour la quasi-totalité diffusée gratuitement, il n'est pas possible de faire payer une licence pour l'utilisation du brevet pour chaque copie.
Pour finir, vous parlez d'"attitude réellement démocratique". Ma question est : est-ce qu'une directive qui passe alors que la majorité des réponses à la consultation publique étaient CONTRE, qui change totalement le sens de ce qu'avait voté le parlement européen, qui est la seule instance de l'Union Européenne qui soit élue démocratiquement, est "une attitude réellement démocratique" ? Moi, pas.