Shimomura a mis longtemps avant de comprendre (d'ailleurs sur ce point le film n'est pas vraiment réaliste).
Shimomura utilisait le réseau public entre le labo du San Diego Super Computer Center et chez lui, combiné avec des fichier .rhost qui permettent de faire d'éviter l'authentification d'une connection en faisant confiance à l'IP d'où provient (semble provenir) la connection TCP (je ne sais pas si cela marche avec UDP ???).
Le problème, c'est que Mitnick a pu sniffer les connexions que Shimomura faisait de chez lui vers le SDSCC (Mitnick est un grand spécialiste des sniffer aussi, cela n'est pas dit dans le film). Du coup, en analysant les connections, il en a déduit comment Shimomura se connectait (au début, il esperait trouver le password de Shimomura qui, s'il avait utilisé une connection telnet ou ftp passait en clair sur le réseau. Mais il a été bien déçu).
C'est à ce moment qu'il a pensé à utiliser l'IP-spoofing. En gros, cela consiste à forger soit même ses paquets IP en leur donnant l'adresse qu'on veut en destination et en origine.
L'idée de Mitnick était donc de lancer les paquets dont l'adresse de provenance était celle du serveur du SDSCC pour se connecter sur l'ordinateur de Shimomura (puisque l'identification se faisait sur l'adresse IP de l'origine). Comme Mitnick possédait un sniffer sur la ligne qui reliait le domicile de Shimomura et le SDSCC, il pouvait intercepter les réponses et y répondre en se faisant passer pour le SDSCC.
Le problème, c'est que le SDSCC risquait de recevoir lui aussi les paquets et de répondre aussi. Et ça, ça aurait foutu le bordel parceque cela aurait fermé la connexion aussi sec. Mitnick a alors utilisé une technique de SYN-flooding (une sorte de DOS avant l'âge).
L'attaque par SYN-flooding consiste à envoyer plein de paquets SYN (qui initialisent une connection TCP) au serveur visé afin de l'empecher d'accepter de nouvelles connections (en plus comme il est débordé, il ne peut pas envoyer de paquet ICMP pour signaler qu'il est en overload).
Donc, l'attaque de Mitnick consistait en fait à utiliser deux techniques :
- L'IP-spoofing pour passer l'authentification sur l'adresse IP
- Le SYN-flooding pour faire taire le serveur du SDSCC.
Mais en gros, toutes les attaques par IP-spoofing combinent deux techniques, l'IP-spoofing proprement dit plus une technique de DOS pour faire taire la vraie source. Donc, en géneral, on parle d'attaque par IP-Spoofing, c'est plus court.
Il existe des copies du rapport de cette attaque. Écrit et commenté par Shimomura. Je vous invite à le consulter, car j'ai dû dire des bétises dans ma bafouilles et je ne voudrais pas être tenu responsable pour ça !
D'ailleurs, c'est pour ça que je poste en anonyme ! :-)
[^] # Re: "free kevin mitnick"
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche La CIA et les crackers. Évalué à 2.
Shimomura a mis longtemps avant de comprendre (d'ailleurs sur ce point le film n'est pas vraiment réaliste).
Shimomura utilisait le réseau public entre le labo du San Diego Super Computer Center et chez lui, combiné avec des fichier .rhost qui permettent de faire d'éviter l'authentification d'une connection en faisant confiance à l'IP d'où provient (semble provenir) la connection TCP (je ne sais pas si cela marche avec UDP ???).
Le problème, c'est que Mitnick a pu sniffer les connexions que Shimomura faisait de chez lui vers le SDSCC (Mitnick est un grand spécialiste des sniffer aussi, cela n'est pas dit dans le film). Du coup, en analysant les connections, il en a déduit comment Shimomura se connectait (au début, il esperait trouver le password de Shimomura qui, s'il avait utilisé une connection telnet ou ftp passait en clair sur le réseau. Mais il a été bien déçu).
C'est à ce moment qu'il a pensé à utiliser l'IP-spoofing. En gros, cela consiste à forger soit même ses paquets IP en leur donnant l'adresse qu'on veut en destination et en origine.
L'idée de Mitnick était donc de lancer les paquets dont l'adresse de provenance était celle du serveur du SDSCC pour se connecter sur l'ordinateur de Shimomura (puisque l'identification se faisait sur l'adresse IP de l'origine). Comme Mitnick possédait un sniffer sur la ligne qui reliait le domicile de Shimomura et le SDSCC, il pouvait intercepter les réponses et y répondre en se faisant passer pour le SDSCC.
Le problème, c'est que le SDSCC risquait de recevoir lui aussi les paquets et de répondre aussi. Et ça, ça aurait foutu le bordel parceque cela aurait fermé la connexion aussi sec. Mitnick a alors utilisé une technique de SYN-flooding (une sorte de DOS avant l'âge).
L'attaque par SYN-flooding consiste à envoyer plein de paquets SYN (qui initialisent une connection TCP) au serveur visé afin de l'empecher d'accepter de nouvelles connections (en plus comme il est débordé, il ne peut pas envoyer de paquet ICMP pour signaler qu'il est en overload).
Donc, l'attaque de Mitnick consistait en fait à utiliser deux techniques :
- L'IP-spoofing pour passer l'authentification sur l'adresse IP
- Le SYN-flooding pour faire taire le serveur du SDSCC.
Mais en gros, toutes les attaques par IP-spoofing combinent deux techniques, l'IP-spoofing proprement dit plus une technique de DOS pour faire taire la vraie source. Donc, en géneral, on parle d'attaque par IP-Spoofing, c'est plus court.
Il existe des copies du rapport de cette attaque. Écrit et commenté par Shimomura. Je vous invite à le consulter, car j'ai dû dire des bétises dans ma bafouilles et je ne voudrais pas être tenu responsable pour ça !
D'ailleurs, c'est pour ça que je poste en anonyme ! :-)
http://www.netsys.com/firewalls/firewalls-9501/0900.html(...)