Pour clarifier mon point de vue j'aimerais préciser que je crois aux vertues de l'évolution et à la sélection naturelle réalisée au fil de millions d'années.
Imagine par exemple qu'on arrive à modifier génétiquement une plante de manière...
Il n'en reste pas moins vrai que tu modifies le métabolisme de la plante, non plus progressivement comme peuvent le faire l'évolution ou la sélection (naturelle ou humaine), mais drastiquement, en une génération et qu'ainsi, le métabolisme de la plante change radicalement sans que puissent apparaître des mécanismes de régulation.
- Le métabolisme change
- Les caractères changent
- Les besoins nutritionnels changent
- Les capacités organoleptiques changent ...
Tant de changements qu'il devient impossible de prédire si cela ne nécessecitera pas : plus d'engrais, plus de pesticides/fongicides, plus d'antibiotiques, ... Ni même si la plante sera viable ou que l'apport nutritionnel sera satisfaisant en définitive.
Bien entendu, lorsqu'il s'agit d'espèces stériles, le problème reste secondaire mais on assiste alors au retour du modèle : client captif, dépendance vis à vis du fournisseur.
Dans tous les cas, c'est un désastre écologique : la plante n'est pas adaptée à un équilibre de l'écosystème quelconque mais répond uniquement au besoin d'une espèce. De plus, si elle est stérile, elle ne participe aucunement à l'enrichissement du patrimoine génétique (par reproduction sexuée). Si elle ne l'est pas, elle introduit potentiellement des combinaisons de gènes léthales. Et elles occupent dans un cas comme dans l'autre une place priviligiée dans cet écosystème au détriment d'autres espèces.
Imagine aussi qu'on arrive à produire des plantes qui pourrait pousser avec beaucoup moins d'eau
Trois choses :
1. Les espèces rustiques savent le plus souvent déjà la faire et de manière plus durable/pérenne que des organismes génétiquement modifiés. Il s'agit juste de s'en donner les moyens
2. La conquête de nouveaux espaces de vie (plantation, développement du commerce agricole local, ...) n'a jamais été la préoccupation des grands semenciers. Dans le cas contraire, l'utilisation des OGM ne serait pas si contraignant/réglementé (voir conditions d'utilisation imposées par les semenciers et brevets afférents)
3. Les excédents agricoles sont le parfait reflet de ce besoin constant qui consiste à toujours vouloir produire plus. Et si nous cherchions à produire mieux, crois-tu que la conquête de nouveaux milieux de culture... par le biais des OGM... se justifirai toujours autant ? Penses-tu que les famines soient le simple fait de terres arables insuffisantes ?
Imagine encore qu'on puisse optimiser la production ...
Désolé mais j'ai arrêté à "optimiser la production"...
C'est triste cette vision nécessairement intensive de l'agriculture : poulets en batterie, concentration des semences, taux d'amidon de la pomme de terre, rendement à l'hectare... Alors que le marché alimentaire ne se limite pas à la vision productiviste imposée par la grande distribution.
Je crois qu'il faudrait parfois (tout le temps ?) prendre le temps de faire un tour sur les marchés et de choisir ses aliments : par goût, pas par facilité/rapidité <=> insipide vous dites ?
Et puis, cela fait des siècles que l'on procède à des croisements entre espèces, afin d'"améliorer", d'"optimiser", et même si cela se faisait d'une manière qui semblait plus "naturelle", les buts recherchés étaient les mêmes.
Malheureusement ici il est question de moyens, pas de buts...
Pour finir, j'ai envie de rappeller que :
- le premier désastre écologique date tout de même de Christophe Colomb / Parmentier avec la fameuse pomme de terre (et autres espèces outre atlantiques) qui vit l'extinction de milliers d'espèces européennes. Pourtant, nous n'en avons toujours rien appris.
- chaque année, ce sont plusieurs milliers d'espèces qui disparaissent suite à nos manipulations de l'environnement (agriculture incluse)
- on ne compte plus le nombre impressionnant de conservatoires visant à sauvegarder les derniers gènes d'espèces en voie de disparition, même pour des espèces courrament consommées (banane, riz, ...)
Quand apprendra-t-on à réfléchir et à comprendre avant d'expérimenter et de céder aux motivations purement commerciales ?
[^] # Si, si tout de même un peu...
Posté par Quzqo . En réponse au journal La malbouffe ? laissez moi rire.... Évalué à 3.
Imagine par exemple qu'on arrive à modifier génétiquement une plante de manière...
Il n'en reste pas moins vrai que tu modifies le métabolisme de la plante, non plus progressivement comme peuvent le faire l'évolution ou la sélection (naturelle ou humaine), mais drastiquement, en une génération et qu'ainsi, le métabolisme de la plante change radicalement sans que puissent apparaître des mécanismes de régulation.
- Le métabolisme change
- Les caractères changent
- Les besoins nutritionnels changent
- Les capacités organoleptiques changent ...
Tant de changements qu'il devient impossible de prédire si cela ne nécessecitera pas : plus d'engrais, plus de pesticides/fongicides, plus d'antibiotiques, ... Ni même si la plante sera viable ou que l'apport nutritionnel sera satisfaisant en définitive.
Bien entendu, lorsqu'il s'agit d'espèces stériles, le problème reste secondaire mais on assiste alors au retour du modèle : client captif, dépendance vis à vis du fournisseur.
Dans tous les cas, c'est un désastre écologique : la plante n'est pas adaptée à un équilibre de l'écosystème quelconque mais répond uniquement au besoin d'une espèce. De plus, si elle est stérile, elle ne participe aucunement à l'enrichissement du patrimoine génétique (par reproduction sexuée). Si elle ne l'est pas, elle introduit potentiellement des combinaisons de gènes léthales. Et elles occupent dans un cas comme dans l'autre une place priviligiée dans cet écosystème au détriment d'autres espèces.
Imagine aussi qu'on arrive à produire des plantes qui pourrait pousser avec beaucoup moins d'eau
Trois choses :
1. Les espèces rustiques savent le plus souvent déjà la faire et de manière plus durable/pérenne que des organismes génétiquement modifiés. Il s'agit juste de s'en donner les moyens
2. La conquête de nouveaux espaces de vie (plantation, développement du commerce agricole local, ...) n'a jamais été la préoccupation des grands semenciers. Dans le cas contraire, l'utilisation des OGM ne serait pas si contraignant/réglementé (voir conditions d'utilisation imposées par les semenciers et brevets afférents)
3. Les excédents agricoles sont le parfait reflet de ce besoin constant qui consiste à toujours vouloir produire plus. Et si nous cherchions à produire mieux, crois-tu que la conquête de nouveaux milieux de culture... par le biais des OGM... se justifirai toujours autant ? Penses-tu que les famines soient le simple fait de terres arables insuffisantes ?
Imagine encore qu'on puisse optimiser la production ...
Désolé mais j'ai arrêté à "optimiser la production"...
C'est triste cette vision nécessairement intensive de l'agriculture : poulets en batterie, concentration des semences, taux d'amidon de la pomme de terre, rendement à l'hectare... Alors que le marché alimentaire ne se limite pas à la vision productiviste imposée par la grande distribution.
Je crois qu'il faudrait parfois (tout le temps ?) prendre le temps de faire un tour sur les marchés et de choisir ses aliments : par goût, pas par facilité/rapidité <=> insipide vous dites ?
Et puis, cela fait des siècles que l'on procède à des croisements entre espèces, afin d'"améliorer", d'"optimiser", et même si cela se faisait d'une manière qui semblait plus "naturelle", les buts recherchés étaient les mêmes.
Malheureusement ici il est question de moyens, pas de buts...
Pour finir, j'ai envie de rappeller que :
- le premier désastre écologique date tout de même de Christophe Colomb / Parmentier avec la fameuse pomme de terre (et autres espèces outre atlantiques) qui vit l'extinction de milliers d'espèces européennes. Pourtant, nous n'en avons toujours rien appris.
- chaque année, ce sont plusieurs milliers d'espèces qui disparaissent suite à nos manipulations de l'environnement (agriculture incluse)
- on ne compte plus le nombre impressionnant de conservatoires visant à sauvegarder les derniers gènes d'espèces en voie de disparition, même pour des espèces courrament consommées (banane, riz, ...)
Quand apprendra-t-on à réfléchir et à comprendre avant d'expérimenter et de céder aux motivations purement commerciales ?