Pascal Nègre est sûrement très loin d'être bête, ce qui veut dire qu'on ne peut même pas lui donner cette excuse.
Au contraire, il fait tout cela en pleine conscience de ses actes, et il est probablement plus à même de s'en représenter les conséquences que pas mal d'autres personnes, mais il s'en moque complètement.
Mais bon, j'ai eu l'occasion de parler de ce sujet à des gens qui aiment la musique mais qui ne sont pas particulièrement linuxiens, et il semble que le sentiment soit le même. J'ai même entendu dire « si quelqu'un pouvait lui mettre un coup de fusil, cela rendrait service à beaucoup de monde ».
Le problème (le même que pour les brevets logiciels, et la plupart des fléaux qui menacent de s'abattre sur notre communauté), c'est qu'ici on prêche des convaincus. Jamais un mot dans les médias ou dans les espaces plus orientés « grand public ». Que les grands lobbies manipulent l'information, c'est une chose, mais au bout d'un moment le quidam moyen finit par être persuadé de ce qu'on lui dit, et la propagande qu'on lui distille devient tout-à-fait normale. Il ne s'agit plus d'information, mais de discuter d'un problème d'actualité déjà reconnu comme tel par tout le monde.
C'est comme ça que les gens se persuadent qu'un lycéen qui s'introduit dans un ordinateur ou qui télécharge un titre de musique est un criminel et, par extension et à l'étape suivante, que des lois passent pour les punir, lois qui ne seront plus abrogées avant le siècle prochain.
Dans le même genre, il y a quelques années on faisait le procès du jeu de rôle, parce qu'un rôliste mal dans sa peau s'était suicidé. Cela avait pris une ampleur incroyable, et il y avait même des téléfilms de basse catégorie dans lequel on voyait un avocat conspuer un rôliste dans sa plaidoirie. A l'époque, si on faisait l'erreur de dire que l'on jouait parfois à Paranoïa avec des copains, on se faisait regarder de travers.
Il faudrait peut-être organiser la « résistance médiatique » et se mettre à communiquer sérieusement à destination du public et des médias, ne serait-ce que pour que les gens entendent un autre son de cloche, et donc commencent à se faire leur propre opinion.
[^] # Re: tssss
Posté par Obsidian . En réponse au journal Petit recapitul'hatif. Évalué à 4.
Au contraire, il fait tout cela en pleine conscience de ses actes, et il est probablement plus à même de s'en représenter les conséquences que pas mal d'autres personnes, mais il s'en moque complètement.
Mais bon, j'ai eu l'occasion de parler de ce sujet à des gens qui aiment la musique mais qui ne sont pas particulièrement linuxiens, et il semble que le sentiment soit le même. J'ai même entendu dire « si quelqu'un pouvait lui mettre un coup de fusil, cela rendrait service à beaucoup de monde ».
Le problème (le même que pour les brevets logiciels, et la plupart des fléaux qui menacent de s'abattre sur notre communauté), c'est qu'ici on prêche des convaincus. Jamais un mot dans les médias ou dans les espaces plus orientés « grand public ». Que les grands lobbies manipulent l'information, c'est une chose, mais au bout d'un moment le quidam moyen finit par être persuadé de ce qu'on lui dit, et la propagande qu'on lui distille devient tout-à-fait normale. Il ne s'agit plus d'information, mais de discuter d'un problème d'actualité déjà reconnu comme tel par tout le monde.
C'est comme ça que les gens se persuadent qu'un lycéen qui s'introduit dans un ordinateur ou qui télécharge un titre de musique est un criminel et, par extension et à l'étape suivante, que des lois passent pour les punir, lois qui ne seront plus abrogées avant le siècle prochain.
Dans le même genre, il y a quelques années on faisait le procès du jeu de rôle, parce qu'un rôliste mal dans sa peau s'était suicidé. Cela avait pris une ampleur incroyable, et il y avait même des téléfilms de basse catégorie dans lequel on voyait un avocat conspuer un rôliste dans sa plaidoirie. A l'époque, si on faisait l'erreur de dire que l'on jouait parfois à Paranoïa avec des copains, on se faisait regarder de travers.
Il faudrait peut-être organiser la « résistance médiatique » et se mettre à communiquer sérieusement à destination du public et des médias, ne serait-ce que pour que les gens entendent un autre son de cloche, et donc commencent à se faire leur propre opinion.