• # Je ne suis pas d'accord

    Posté par . En réponse au journal La révolution du libre ne se trouverait-elle que dans la licence GPL ?. Évalué à 7.

    J'ai peur d'une chose, que linux ne se transforme en une forme de Fork de Windows : "Tu vois avec linux je peux faire la même chose que toi sous ton systeme proprietaire". Cela serait tellement mieux de pouvoir argué d'un : "Ah bah nan les systèmes propriétaires ne le permettent pas encore pour l'instant"

    Mais c'est déjà le cas. Tu met un KDE/Gnome face à un XP, et tu peux trouver un tas de choses qu'XP ne peut pas faire. Au boulôt j'ai passé ma machine sous Linux, tous les autres sont sont 2000/XP, et régulièrement je fais des démos pendant la pause café ; trop drôle leur tête quand je fais un drag & drop entre une image d'une page web pour la mettre sur un site ftp dans un konqueror splitté en 2...

    En fait je me rend compte à l'usage que les utilisateurs de Windows sont bloqués dans leur schémas de fonctionnement et n'imaginent pas tout ce que peut réellement faire leur machine. Si le bouton pour le faire n'y est pas, alors c'est impossible. Et 99 fois sur 100, sous Linux, il y a toujours une solution. C'est un peu comme sous Emacs : la question n'est jamais "Est-il possible de faire ça ? " mais "Quelqu'un doit l'avoir déjà fait, cherchons où ça se trouve..."

    À propos des innovations, peut-être que dans le monde du libre les innovations subissent plus vite la loi de Darwin, et donc seule les plus adaptés à leur envirronnement subsistent. Dans le monde du proprio, les innovations sont imposés, et c'est la mise à l'épreuve durant quelques années qui décide si cette innovations valait le coup (pas ex les espèces de Portes Documents sous Windows, le truc qui sert à rien et que personne n'utilise).

    De ce point de vue là les LL auront toujours de l'avance, uniquement en terme de réactivité ; que la killer-application qui révolutionne tout apparaisse, et elle sera adoptée trés rapidement, mais ça ne se fera que par le truchement des utilisateurs, pas par celui de marqueteux qui l'annonce péremptoirement.