«Donc, pour l'évaluation par l'EN, je ne prétends pas apporter de solutions à ce problème épineux.»
Il s'agit effectivement d'un problème épineux. C'est dans cette optique que je disais que les élèves ne sont pas en mesure d'évaluer leur prof.
Démonstration:
"«S'organiser de façon à traiter le programme demandé. Fixer une ligne directrice et des objectifs.»
Assez facile de savoir si tout le programme a été couvert. Couper 1/6 du programme par manque de temps, ça ne passe pas vraiment inaperçu."
"« Savoir faire preuve d'autorité.»
Passer 20 minutes dans le cours, sans pouvoir entendre le prof à cause du bruit par exemple."
Donc tu optes pour un barème de type oui/non. Ou plutôt capable/pas capable. Et tu fondes cette évaluation sur l'expérience d'une classe, vue par l'élève.
Sais-tu si les programmes peuvent être finis ? Sais-tu pourquoi ils n'ont pas été finis (un indice peut se trouver là: http://ouvaton.coop/redirect.php?url=D5PjPT0m(...) , dans le commentaire, tout en bas...) ? Sais-tu quelle est l'importance relative des parties traitées et non traitées ? Est-ce que ces paramètres doivent être pris en compte dans l'évaluation de la compétence: «S'organiser de façon à traiter le programme demandé. Fixer une ligne directrice et des objectifs.» ?...
«faire preuve d'autorité», l'autorité doit elle être prouvée ? (pas selon sa définition: Droit de commander, pouvoir (reconnu ou non) d'imposer l'obéissance. Petit Robert). La gestion de classe est-elle un phénomène dû au seul professeur ? Sinon, quelle est la part d'éléments autres que le professeur ? Comment le professeur peut-il agir sur cette part ? Comment évaluer cette part ? Le professeur doit-il se faire entendre ou les élèves doivent-ils l'écouter ? Dans quelle mesure un professeur n'est plus audible d'un élève qui veut -vraiment- l'entendre ? Peut-on évaluer cette capacité par un simple oui/non ?...
Peu d'objectifs peuvent être évalués par un simple oui/non. Et plus l'objectif est complexe, moins c'est possible.
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Tu poses un problème pertinent qui est la neutralisation des professeurs dont l'effectivité est mise en cause par leur hiérarchie (ou les élèves...). C'est un problème lié au statuts de fonctionnaire. Mais c'est surtout un problème lié à ce que l'on entend par effectivité (toujours l'évaluation, hein !). De nombreux professeurs des plus grands Lycées Parisiens ne répondent à aucun des objectifs que tu citais plus haut, ni même aux obligations des programmes et aux directives de l'EN. Pourtant ils sont plébiscités par les parents d'élèves et leur hiérarchie. Ces mêmes enseignants n'auraient pas ce succès populaire et administratif ailleurs (en ZEP par exemple). Alors ?
Alors des mauvais enseignants, à un moment donné, à un endroit donné, il y en a. Le seront-ils dans tous les cas ?
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«Une grosse partie des devoirs écris avant le bac»
Il est prévu par les programmes d'entraîner les élèves dès la Première avec des exercices de type bac. Pour les années qui précèdent il est également prévu de donner ,comme tu as pu le voir au bac, une part égale à la réflexion et aux connaissances (qui doivent être synthétiques et présentées sous forme synthétisée, ce qui est aussi un travail bien éloigné du par cur).
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«Seulement au bac, soit la notation est totalement bidon (philo)»
À ta place (et à la mienne) je me garderais bien de porter un jugement sommaire sur les évaluations de philo avant d'avoir les connaissances nécessaires.
[^] # Re: Réponses aux poncifs standards sur le bac. Et petit cours sur l'évaluation 2ème partie.
Posté par Beurt . En réponse au journal EDF : des coupures d'électricité à prévoir - Jusqu'où iront les syndicalistes ?. Évalué à 1.
Il s'agit effectivement d'un problème épineux. C'est dans cette optique que je disais que les élèves ne sont pas en mesure d'évaluer leur prof.
Démonstration:
"«S'organiser de façon à traiter le programme demandé. Fixer une ligne directrice et des objectifs.»
Assez facile de savoir si tout le programme a été couvert. Couper 1/6 du programme par manque de temps, ça ne passe pas vraiment inaperçu."
"« Savoir faire preuve d'autorité.»
Passer 20 minutes dans le cours, sans pouvoir entendre le prof à cause du bruit par exemple."
Donc tu optes pour un barème de type oui/non. Ou plutôt capable/pas capable. Et tu fondes cette évaluation sur l'expérience d'une classe, vue par l'élève.
Sais-tu si les programmes peuvent être finis ? Sais-tu pourquoi ils n'ont pas été finis (un indice peut se trouver là: http://ouvaton.coop/redirect.php?url=D5PjPT0m(...) , dans le commentaire, tout en bas...) ? Sais-tu quelle est l'importance relative des parties traitées et non traitées ? Est-ce que ces paramètres doivent être pris en compte dans l'évaluation de la compétence: «S'organiser de façon à traiter le programme demandé. Fixer une ligne directrice et des objectifs.» ?...
«faire preuve d'autorité», l'autorité doit elle être prouvée ? (pas selon sa définition: Droit de commander, pouvoir (reconnu ou non) d'imposer l'obéissance. Petit Robert). La gestion de classe est-elle un phénomène dû au seul professeur ? Sinon, quelle est la part d'éléments autres que le professeur ? Comment le professeur peut-il agir sur cette part ? Comment évaluer cette part ? Le professeur doit-il se faire entendre ou les élèves doivent-ils l'écouter ? Dans quelle mesure un professeur n'est plus audible d'un élève qui veut -vraiment- l'entendre ? Peut-on évaluer cette capacité par un simple oui/non ?...
Peu d'objectifs peuvent être évalués par un simple oui/non. Et plus l'objectif est complexe, moins c'est possible.
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Tu poses un problème pertinent qui est la neutralisation des professeurs dont l'effectivité est mise en cause par leur hiérarchie (ou les élèves...). C'est un problème lié au statuts de fonctionnaire. Mais c'est surtout un problème lié à ce que l'on entend par effectivité (toujours l'évaluation, hein !). De nombreux professeurs des plus grands Lycées Parisiens ne répondent à aucun des objectifs que tu citais plus haut, ni même aux obligations des programmes et aux directives de l'EN. Pourtant ils sont plébiscités par les parents d'élèves et leur hiérarchie. Ces mêmes enseignants n'auraient pas ce succès populaire et administratif ailleurs (en ZEP par exemple). Alors ?
Alors des mauvais enseignants, à un moment donné, à un endroit donné, il y en a. Le seront-ils dans tous les cas ?
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«Une grosse partie des devoirs écris avant le bac»
Il est prévu par les programmes d'entraîner les élèves dès la Première avec des exercices de type bac. Pour les années qui précèdent il est également prévu de donner ,comme tu as pu le voir au bac, une part égale à la réflexion et aux connaissances (qui doivent être synthétiques et présentées sous forme synthétisée, ce qui est aussi un travail bien éloigné du par cur).
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«Seulement au bac, soit la notation est totalement bidon (philo)»
À ta place (et à la mienne) je me garderais bien de porter un jugement sommaire sur les évaluations de philo avant d'avoir les connaissances nécessaires.