« Ah ben ça c'est inévitable à partir du moment où on demande l'avis des gens et où on ne les oblige pas à répondre. Du moment qu'ils peuvent répondre, ça ne me semble pas anti-démocratique. »
Sauf que c'est du QCM, on ne répond pas ce qu'on veut... Moi si on propose à chaque élection un bulletin "Non merci, je ne veux pas de représentants, je veux voter les décisions moi-même", je retourne voter. De plus le vote à la majorité est un des plus mauvais (cf Condorcet), les représentants élus ont des "pleins pouvoirs" pour la durée du mandat, il ne reste pas grand chose de démocratique.
« Ce qui est plus anti-démocratique, c'est que les élus ne représentent même pas la majorité des votants dans la plupart des cas (d'autres l'expliquent mieux que moi dans un dossier de Pour la Science de 2002). »
Ce n'est pas tant ça le problème que le moyen d'expression au cours du vote est ridicule : avec la méthode de Condorcet, l'élu n'aurait pas non plus la majorité, mais il sera le meilleur représentant quand même.
« Je dirais que ça augmente probablement un peu les extrêmes, qui mobilisent plus leur électorat, par rapport aux gros partis du centre, mais peu importe. »
Pour moi c'est strictement non : sinon, c'est que tu présumes que l'abstentionniste n'aurait pas voté pour des extrèmes. Etant donné l'aspect contestataire, rien n'est moins sûr.
« En 2007, je décide de m'abstenir.
Le Pen est élu président.
Sachant que si j'avais voté, quel que soit le candidat, je n'aurais pas voté Le Pen, alors mon abstention l'a (un peu) avantagé. »
Je ne sais pas, c'est pas simple. Par exemple en 2002, prend quelqu'un plutôt de gauche : qu'il s'abstienne ou vote Vert, PC, LO, LCR, blanc ça ne changeait strictement rien. Je ne suis pas convaincu par ton exemple, il faudrait voir ce que ça donne à chaque tour.
« Dans une optique où aucun candidat n'est meilleur qu'un autre ce n'est pas génant. Mais si, comme moi, on préfère avec certains candidats qui sont "moins pires", alors on peut difficilement s'abstenir. »
Je pense que certains n'acceptent pas le principe d'avoir à choisir pour un "moins pire", et je les comprends. Pour ma part, Sarkozy (l'UMP en fait, mais surtout lui) a réussi à me convaincre qu'il était aussi dangereux que Le Pen, ça aide peut-être.
« Ça me déplaît un peu, j'ai l'impression de faire l'apologie du vote utile, alors que ce n'est pas le cas, j'essaye juste de montrer pourquoi à mon avis, l'abstention peut avoir des effets néfastes même pour ceux qui le font par conviction. »
Je raisonne sans doute beaucoup plus suivant les causes de ces effets. Pour moi la représentation n'est pas la démocratie, et le vote à la majorité n'a rien de démocratique. Le système en place ne peut que se maintenir, c'est mathématique, avec à sa tête le parti unique à deux tetes. Je pense que le vote n'a réellement (mécaniquement) aucun effet significatif sur la politique du pouvoir, dans la situation actuelle. L'abstention non plus d'ailleurs.
[^] # Re: En plus d'etre des escrocs...
Posté par #3588 . En réponse au journal En plus d'etre des escrocs.... Évalué à 2.
Sauf que c'est du QCM, on ne répond pas ce qu'on veut... Moi si on propose à chaque élection un bulletin "Non merci, je ne veux pas de représentants, je veux voter les décisions moi-même", je retourne voter. De plus le vote à la majorité est un des plus mauvais (cf Condorcet), les représentants élus ont des "pleins pouvoirs" pour la durée du mandat, il ne reste pas grand chose de démocratique.
« Ce qui est plus anti-démocratique, c'est que les élus ne représentent même pas la majorité des votants dans la plupart des cas (d'autres l'expliquent mieux que moi dans un dossier de Pour la Science de 2002). »
Ce n'est pas tant ça le problème que le moyen d'expression au cours du vote est ridicule : avec la méthode de Condorcet, l'élu n'aurait pas non plus la majorité, mais il sera le meilleur représentant quand même.
« Je dirais que ça augmente probablement un peu les extrêmes, qui mobilisent plus leur électorat, par rapport aux gros partis du centre, mais peu importe. »
Pour moi c'est strictement non : sinon, c'est que tu présumes que l'abstentionniste n'aurait pas voté pour des extrèmes. Etant donné l'aspect contestataire, rien n'est moins sûr.
« En 2007, je décide de m'abstenir.
Le Pen est élu président.
Sachant que si j'avais voté, quel que soit le candidat, je n'aurais pas voté Le Pen, alors mon abstention l'a (un peu) avantagé. »
Je ne sais pas, c'est pas simple. Par exemple en 2002, prend quelqu'un plutôt de gauche : qu'il s'abstienne ou vote Vert, PC, LO, LCR, blanc ça ne changeait strictement rien. Je ne suis pas convaincu par ton exemple, il faudrait voir ce que ça donne à chaque tour.
« Dans une optique où aucun candidat n'est meilleur qu'un autre ce n'est pas génant. Mais si, comme moi, on préfère avec certains candidats qui sont "moins pires", alors on peut difficilement s'abstenir. »
Je pense que certains n'acceptent pas le principe d'avoir à choisir pour un "moins pire", et je les comprends. Pour ma part, Sarkozy (l'UMP en fait, mais surtout lui) a réussi à me convaincre qu'il était aussi dangereux que Le Pen, ça aide peut-être.
« Ça me déplaît un peu, j'ai l'impression de faire l'apologie du vote utile, alors que ce n'est pas le cas, j'essaye juste de montrer pourquoi à mon avis, l'abstention peut avoir des effets néfastes même pour ceux qui le font par conviction. »
Je raisonne sans doute beaucoup plus suivant les causes de ces effets. Pour moi la représentation n'est pas la démocratie, et le vote à la majorité n'a rien de démocratique. Le système en place ne peut que se maintenir, c'est mathématique, avec à sa tête le parti unique à deux tetes. Je pense que le vote n'a réellement (mécaniquement) aucun effet significatif sur la politique du pouvoir, dans la situation actuelle. L'abstention non plus d'ailleurs.