• [^] # Re: SCO n'est pas SCO.....

    Posté par . En réponse au journal SCO n'est pas SCO...... Évalué à 2.

    Si les professionnels en viennent à se dire "est-ce que je ne suis pas dans l'illégalité si j'utilise GNU/Linux ?" "est-ce qu'on va pas me mettre un procès au derrière ?"... ils auront vite fait de garder leurs bonnes vieilles habitudes... à savoir : allez chez Microsoft et payer de jolies licences qui leur garantissent de ne pas avoir de procès...

    SCOX vient de démontrer la semaine dernière que leur payer une licence (de n'importe quel type) reste le plus sûr moyen de se prendre un procès : Autozone et DC sont d'anciens clients de SCOX, qui avaient des licences (non-linux, d'ailleurs) valides, mais contenant certaines petites clauses pouvant être exploitées par les avocats.

    Je ne vois pas pourquoi il n'en serait pas de même avec les licences Microsoft :
    * Elles sont très longues
    * Dans un langage juridique tellement complexe que c'est imbittable
    * Imposent de très nombreuses restrictions à l'utilisateur
    * Autorisent Microsoft à pénétrer à distance sur ton PC, et y effectuer des modifications. Le seul moyen de se protéger de ce point : ne pas du tout se connecter à l'internet.
    * Etc...

    Nombre de ces problèmes se produisent bien entendu aussi avec les licences propriétaires d'autres éditeurs logiciels (Adobe, Macromédia, IBM, etc...)

    Le jour où MS voudra faire des procès à certains de ses clients (notamment ceux qui sont plus ou moins concurrents), ils seront en position de force. Par exemple, pratiquement toutes les grosses entreprises (au hasard : IBM, Daimler, Autozone, etc..) ont aussi des licences Windows et Office, ne serait-ce que pour les postes de bureautique. J'imagine très bien MS terminer les droits desdites entreprises à utiliser les logiciels pour une raison précise (violation de la clause XXX), et faire un procès pour violation de contrat ET du DMCA.

    Bref, moi j'appelle ca un risque insensé. Absolument rien dans les licences propriétaires actuelles ne protège l'utilisateur contre de tels méfaits.

    En comparaison, les risques économiques et juridiques associés à la GPL sont très faibles, et beaucoup plus gérables, en tout cas.

    Quant à ceux qui répliquent que le principal inconvénient des LL est au niveau des possibles violations de brevets, ils se trompent : c'est aussi un inconvénient pour les logiciels propriétaires. Vous l'avez bien vu avec cette entreprise qui prétendait faire payer MS ainsi que tous ses clients pour l'utilisation de son brevet internet. Même si, dans ce cas particulier, il y a "prior art", à l'avenir il y aura sûrement une autre société, avec cette fois un bon gros brevet 100% valide et qui gagnera son procès haut la main.