• [^] # Re: du militantisme à l'activisme naïf...

    Posté par . En réponse au journal De l'utilité des enveloppes T........... Évalué à 1.

    Pour remettre dans le contexte, je répondais à lom qui "condamnait" militantisme passif vis-à-vis de ce que j'estime être un pseudo engagement : faire exercer son droit de vote...
    Si dans l'absolu, le droit de vote, et donc d'expression, est des plus précieux (et n'est malheureusement pas accordé à tous), en France, une réalité tangible parmi d'autres, j'estime qu'il est de plus en plus dévalorisé pour les raisons que je crois avoir exposées en détail. Par la suite, qu'il s'agisse de réalités constatés ou de sentiments diffus n'enlève rien à ce que j'ai souhaité exprimé et... ce ne sont pas des postulats comme tu sembles le suggérer : ce n'est ni une démonstration scientifique ni un théorème, juste un avis... mon avis rien de plus.

    Je conçois tout à fait que certains ne partagent pas mon point de vue et me "moinsent" mais :

    on sait quand même le nombre de blancs/nuls non
    Un mode de scrutin qui détermine une majorité en ne tenant compte que des suffrages exprimés et qui, sur cette base, ignore dans le calcul du pourcentage final les bulletins blancs ou nuls peut difficillement se prétendre être un scrutin représentatif...
    AMHA (chiffres au hasard mais pas si éloignés de la réalité), si 35% des électeurs votent pour A, 17% pour B, 16% nul/blanc et que le reste ne vote pas : quelle peut être cette représentativité de l'élu ? n'a-t-on pas une remise en question à faire ? Quelle valeur attendre du scrutin ?

    il y a, en France, une relative diversité en matière de partis politiques. [snip]
    Super ! Mais, d'une part, Rhaegar (http://linuxfr.org/~rhaegar/(...)) y a beaucoup mieux répondu que je n'aurai su le faire et, à l'inverse, cette relative diversité marque combien les "grands" partis politiques sont bien peu à l'écoute d'attentes marginales.
    En ce qui me concerne, lorsque j'analyse un besoin (dans un autre domaine il est vrai), j'essaie :
    1. de prendre en compte la diversité des utilisateurs
    2. de rester pédagogique envers l'utilisateur qui ne peut être satisfait
    Dans tous les cas, c'est en "mon âme et conscience" que je tente de concilier des besoins orthogonaux : en informatique, on appelle cela "devoir de conseil" et "obligation de moyens". Dans le domaine politique, je n'ai pas le sentiment qu'au moins l'une de ces deux obligations soit envisagée (épargnons nous l'exemple du maire de petit village à l'écoute de ses administrés : il s'agit plus d'une "profession de foi" que du cas national)

    affirmation gratuite x3 (s/affirmation gratuite/avis ou sentiment/g)
    Il est vrai que les scandales et corruptions de hauts fonctionnaires, d'élus et autres "représentants du peuple" (terme très comique) sont absents de l'actualité passée comme présente... Tu vis sur quelle planète dis moi ?
    Pour moi, un représentant politique se doit d'être irréprochable en toutes circonstances et si la tentations est trop grande... la porte est ouverte. En outre, en constatant les tentatives de pression exercées par les pouvoirs exécutifs sur le pouvoir judiciaire, j'en viens à m'interroger sur l'indépendance dont peut jouir un juge alors que cette même indépendance est une base de notre constitution...
    Que tu votes pour une personne que tu juges intègre (comme le font une majorité je pense) soit, mais l'actualité nous démontre trop souvent que les impressions sont trompeuses.
    Et pour finir, je comprends mal qu'homme politique soit un métier ou du moins je ne peux le comprendre que comme une volonté de préserver un acquis, des avantages, un ascendant, i.e un pouvoir... sur toi, moi, les sans nom.
    Que quelqu'un se sente l'envergure d'un élu : oui, mille fois oui. Mais ce ne devrait être que temporaire car je crains que le pouvoir (car être élu revient à acquérir un pouvoir sur la vie de gens) ne corrompte à l'usage, que ce pouvoir déconnecte de la réalité et "incite" les plus faibles à se prétendre au-dessus des lois.

    Pour conclure :
    Est-ce le fait de nos politiques?
    Sont-ils les seuls responsables?

    En grande partie : OUI !
    Tout représentant du peuple en tant que personne publique participe de manière plus ou moins active à l'éducation (i.e culture) de la population en renvoyant une image de la société dans laquelle nous vivons et ce ne sont pas les médias de masse (autre voix d'éducation) qui peuvent prétendre fournir une alternative critique. Mon sentiment est que la classe politique renvoie une image très individualiste de l'homme : mes décisions vont dans le sens de ma famille, de mes proches, de mes connaissances, mes relations... préservent mon intérêt, celui d'une minorité... bien avant celui de mes élus. Alors que l'exercice du pouvoir devrait se faire de manière désintéressé, au profit du plus grand nombre.
    Avec de tels modèles, je crois qu'il est humain de se dire : Pourquoi pas moi aussi après tout ? Une société individualiste en somme...