c'est toujours le même problème : est-ce que les garagistes doivent reverser des sous à Renault ou Peugeot à chaque fois qu'ils réparent une Renault ou une peugeot, parce que si la voiture n'existait pas, il ne pourrait pas la réparer ? Est-ce que le dentiste doit payer les fabricants de friandises parce que sans eux il y aurait moins de caries ? Est-ce qu'on doit me reverser des sous parce que j'ai eu une idée que j'ai breveté, mais que je n'ai même pas été foutu de faire mieux que d'avoir cette idée ? Tout cela me fait penser à «la grande porte» de Frederik Pohl, où le monde fonctionne selon ce principe, et c'est pas joli à s'imaginer.
Dans l'idéal (forcément inaccessible), chacun devrait être rémunéré en fonction de l'effort fourni, et uniquement de cela (sans prendre en compte la rareté du service proposé). Avoir une idée est souvent accidentel, et n'a pas couté grand chose en effort (il suffit de voir le nombre d'idées toutes bêtes et pourtant géniales dans la section wishlist des rapports de bugs de n'importe-quel logiciel libre). Évidemment, la rareté des choses fait que nous avons mis en avant le système offre/demande pour que soit produit des choses utiles à l'humanité (du moins, à une partie de celle-ci), car on ne va tout de même pas payé quelqu'un qui a sué sang et eau pour produire l'ultime gadget mystique qui n'intéresse personne.
Ainsi, si une plus grosse boîte vend plus de service, où est le problème ?, elle fournit un plus grand effort (à moins qu'elle propose un service peu couteux mais qu'elle est seule à pouvoir fournir, mais c'est heureusement rarissime), et vendre des services sur le produit en question est ouvert à tout le monde.
Maintenant, on peut se demander si on alimenterait pas, de cette manière, la création d'un mono ou oligopole en fournissant encore plus de travail à RH, Mandrake et consort (symptome classique de l'échec inévitable du capitalisme sans aucun contrôle). Cela peut se produire, mais uniquement si c'est la volonté du peuple, qui peut à tout moment aller voir ailleurs, mais cela se produit encore plus facilement avec le système propriétaire comme le prouve l'histoire de Microsoft.
[^] # Re: Mundie a quand meme un point
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Shared source vs Open Source: une comparaison. Évalué à 0.
c'est toujours le même problème : est-ce que les garagistes doivent reverser des sous à Renault ou Peugeot à chaque fois qu'ils réparent une Renault ou une peugeot, parce que si la voiture n'existait pas, il ne pourrait pas la réparer ? Est-ce que le dentiste doit payer les fabricants de friandises parce que sans eux il y aurait moins de caries ? Est-ce qu'on doit me reverser des sous parce que j'ai eu une idée que j'ai breveté, mais que je n'ai même pas été foutu de faire mieux que d'avoir cette idée ? Tout cela me fait penser à «la grande porte» de Frederik Pohl, où le monde fonctionne selon ce principe, et c'est pas joli à s'imaginer.
Dans l'idéal (forcément inaccessible), chacun devrait être rémunéré en fonction de l'effort fourni, et uniquement de cela (sans prendre en compte la rareté du service proposé). Avoir une idée est souvent accidentel, et n'a pas couté grand chose en effort (il suffit de voir le nombre d'idées toutes bêtes et pourtant géniales dans la section wishlist des rapports de bugs de n'importe-quel logiciel libre). Évidemment, la rareté des choses fait que nous avons mis en avant le système offre/demande pour que soit produit des choses utiles à l'humanité (du moins, à une partie de celle-ci), car on ne va tout de même pas payé quelqu'un qui a sué sang et eau pour produire l'ultime gadget mystique qui n'intéresse personne.
Ainsi, si une plus grosse boîte vend plus de service, où est le problème ?, elle fournit un plus grand effort (à moins qu'elle propose un service peu couteux mais qu'elle est seule à pouvoir fournir, mais c'est heureusement rarissime), et vendre des services sur le produit en question est ouvert à tout le monde.
Maintenant, on peut se demander si on alimenterait pas, de cette manière, la création d'un mono ou oligopole en fournissant encore plus de travail à RH, Mandrake et consort (symptome classique de l'échec inévitable du capitalisme sans aucun contrôle). Cela peut se produire, mais uniquement si c'est la volonté du peuple, qui peut à tout moment aller voir ailleurs, mais cela se produit encore plus facilement avec le système propriétaire comme le prouve l'histoire de Microsoft.