Bof, avant on avait la vignette, qui était une taxe dont on devait s'acquitter même lorsque l'on n'avait pas commis d'infraction. Les radars, c'est un moindre mal, spécialement si on connaît leur emplacement. Faire passer dans l'opinion publique et l'esprit des gens l'idée qu'une limitation de vitesse est une limite impérieuse, comme pour un feu rouge, et pas un concept abstrait est plutôt une bonne chose.
Le vrai problème, à mon goût, c'est que les limitations actuelles, en elles-mêmes, sont complètement farfelues. Elles ont été définies à la base avec une marge de sécurité, puis réduites dans le passé au nom de la sécurité routière. Lors de la pose des radars, une nouvelle réduction a été évoquée sans donner suite. J'habite dans l'Essonne et des limites à 70Km/h, j'en rencontre plus que souvent. Pour moi, elles sont justifiées dans moins de 10% des cas. Seule raison valable que l'on m'ait proposée: le bruit.
Pour le reste, j'ai constaté un nombre impressionnant d'abberrations telles que:
- Un très grand quartier d'une ville entièrement en zone 30 ! Et il ne s'agit pas d'une zone piétonne, mais de grandes artères, la zone s'étendant sur presque 1 km2.
- Une route à 2x2 voies en pleine forêt séparés par un haut terre-plein avec bandes d'arrêt d'urgence, et bas-cotés dégagées sur au moins 20 mètres limitée à 90Km/h, donnant sur l'autoroute A6, avec le tronçon final et la voie d'accélération, eux, limités à 70Km/h !
- Les rond-points avec les limites successives à leur approche, genre 70-50-30-20 à dix mètres d'intervale chacun. Même en freinant, voire en s'arrêtant complètement au « Cedez le passage » pour laisser passer les véhicules déjà engagés, on peut quand même enfreindre la loi en dépassant la vitesse autorisée au moment où l'on passe le panneau.
- Dans certains cas, respecter une limitation à un endroit particulier peut même s'avérer dangereux, lorsque des voitures sortent à pleine vitesse d'une voie rapide.
Je ne prône surtout pas le culte de la vitesse, ni même essaye de défendre mes intérêts: j'ai vu des jackys faire les zouaves dans mon lotissement et manquer de renverser des enfants. Ces gens-là, je les aurais volontiers accueillis à coups de fusil. Mais je reste persuadé qu'il existe des endroits aménagés pour rouler vite, et qu'il sont indispensables.
Il y a longtemps que l'on ne roule plus avec des calèches, et l'économie d'aujourd'hui nous oblige à nous déplacer et à être efficaces. Et ce n'est certainement pas le train ni même le bus qui vont pouvoir remplacer les déplacements en voiture. On commence d'ailleurs à assister aux premiers effets des limitations « strictes »: Les voitures roulent maintenant toutes à la même allure que les camions, et les embouteillages se font sentir.
Enfin, je n'ai rien contre le fait que le gouvernement essaie de remplir les caisses en utilisant les radars pour cela, puisqu'éviter de se faire flasher est à la portée de tout le monde. Par contre, je trouverais beaucoup plus sensé que cet argent serve à l'aménagement des zones accidentogènes, puisque c'est soit-disant à ces endroits que les radars sont installés (même si en vingt-cinq ans, je n'ai jamais vu un accident sur l'A6 au niveau d'Evry, par exemple), en installant par exemple des rails de sécurités adaptés aux motards, ou en posant un revêtement anti-dérapant sur la chaussée, testé avec succès mais toujours cher.
[^] # Re: Foutage de gueule généralisé
Posté par Obsidian . En réponse au journal Tel est pris qui croyait prendre !. Évalué à 5.
Le vrai problème, à mon goût, c'est que les limitations actuelles, en elles-mêmes, sont complètement farfelues. Elles ont été définies à la base avec une marge de sécurité, puis réduites dans le passé au nom de la sécurité routière. Lors de la pose des radars, une nouvelle réduction a été évoquée sans donner suite. J'habite dans l'Essonne et des limites à 70Km/h, j'en rencontre plus que souvent. Pour moi, elles sont justifiées dans moins de 10% des cas. Seule raison valable que l'on m'ait proposée: le bruit.
Pour le reste, j'ai constaté un nombre impressionnant d'abberrations telles que:
- Un très grand quartier d'une ville entièrement en zone 30 ! Et il ne s'agit pas d'une zone piétonne, mais de grandes artères, la zone s'étendant sur presque 1 km2.
- Une route à 2x2 voies en pleine forêt séparés par un haut terre-plein avec bandes d'arrêt d'urgence, et bas-cotés dégagées sur au moins 20 mètres limitée à 90Km/h, donnant sur l'autoroute A6, avec le tronçon final et la voie d'accélération, eux, limités à 70Km/h !
- Les rond-points avec les limites successives à leur approche, genre 70-50-30-20 à dix mètres d'intervale chacun. Même en freinant, voire en s'arrêtant complètement au « Cedez le passage » pour laisser passer les véhicules déjà engagés, on peut quand même enfreindre la loi en dépassant la vitesse autorisée au moment où l'on passe le panneau.
- Dans certains cas, respecter une limitation à un endroit particulier peut même s'avérer dangereux, lorsque des voitures sortent à pleine vitesse d'une voie rapide.
Je ne prône surtout pas le culte de la vitesse, ni même essaye de défendre mes intérêts: j'ai vu des jackys faire les zouaves dans mon lotissement et manquer de renverser des enfants. Ces gens-là, je les aurais volontiers accueillis à coups de fusil. Mais je reste persuadé qu'il existe des endroits aménagés pour rouler vite, et qu'il sont indispensables.
Il y a longtemps que l'on ne roule plus avec des calèches, et l'économie d'aujourd'hui nous oblige à nous déplacer et à être efficaces. Et ce n'est certainement pas le train ni même le bus qui vont pouvoir remplacer les déplacements en voiture. On commence d'ailleurs à assister aux premiers effets des limitations « strictes »: Les voitures roulent maintenant toutes à la même allure que les camions, et les embouteillages se font sentir.
Enfin, je n'ai rien contre le fait que le gouvernement essaie de remplir les caisses en utilisant les radars pour cela, puisqu'éviter de se faire flasher est à la portée de tout le monde. Par contre, je trouverais beaucoup plus sensé que cet argent serve à l'aménagement des zones accidentogènes, puisque c'est soit-disant à ces endroits que les radars sont installés (même si en vingt-cinq ans, je n'ai jamais vu un accident sur l'A6 au niveau d'Evry, par exemple), en installant par exemple des rails de sécurités adaptés aux motards, ou en posant un revêtement anti-dérapant sur la chaussée, testé avec succès mais toujours cher.