Ca sent l'automne dehors.
C'est amusant, j'avais oublié que l'automne existait. Et pourtant chaque année les saisons reviennent,
accompagnées de leur flot de souvenirs, elles ponctuent notre vie de leurs couleurs.
Orange, La couleur de l'automne.
Orange, la couleur des arbres, troncs qui se dénudent pudiquement dans une forêt
où n'est encore jamais passé personne.
Orange, la couleur des feuilles qui jonchent le sol. Elles tombent, elles tourbillonnent, et avec elles
virevoltent tes souvenirs. Tu courais devant tes parents, les pieds traînant le plus près possible
du sol pour soulever à chaque pas d'immenses gerbes de feuilles.
Orange, l'écureuil qui s'empiffre goulûment, se croyant invisible, ou se moquant de toi.
Un éclat de rire, tu te retournes, "venez voir !". Il a disparu.
Orange, cette éternelle lumière de l'automne. Ce soleil, toujours le même, comme sur ces
photos de ta naissance qui font office de souvenir. Ces rayons rasants, immense projecteur
orange, qui semble ne plus jamais s'éteindre.
Orange, la chaleur que tu dégages, endormie sur mon épaule. Le bonheur est atemporel,
et tu le sais tout autant que moi.
Orange, tes yeux dans la pénombre du lampadaire. Toi, belle inconnue qui a donné du goût à la vie.
Adieu, inconnue au sourire orange, et merci, même si tu n'as jamais existé.
# Re: Suis le témoin de l'existence d'extraterrestres ou suis je devenu fou ?
Posté par Ramón Perez (site web personnel) . En réponse au journal Suis le témoin de l'existence d'extraterrestres ou suis je devenu fou ?. Évalué à 3.
C'est amusant, j'avais oublié que l'automne existait. Et pourtant chaque année les saisons reviennent,
accompagnées de leur flot de souvenirs, elles ponctuent notre vie de leurs couleurs.
Orange, La couleur de l'automne.
Orange, la couleur des arbres, troncs qui se dénudent pudiquement dans une forêt
où n'est encore jamais passé personne.
Orange, la couleur des feuilles qui jonchent le sol. Elles tombent, elles tourbillonnent, et avec elles
virevoltent tes souvenirs. Tu courais devant tes parents, les pieds traînant le plus près possible
du sol pour soulever à chaque pas d'immenses gerbes de feuilles.
Orange, l'écureuil qui s'empiffre goulûment, se croyant invisible, ou se moquant de toi.
Un éclat de rire, tu te retournes, "venez voir !". Il a disparu.
Orange, cette éternelle lumière de l'automne. Ce soleil, toujours le même, comme sur ces
photos de ta naissance qui font office de souvenir. Ces rayons rasants, immense projecteur
orange, qui semble ne plus jamais s'éteindre.
Orange, la chaleur que tu dégages, endormie sur mon épaule. Le bonheur est atemporel,
et tu le sais tout autant que moi.
Orange, tes yeux dans la pénombre du lampadaire. Toi, belle inconnue qui a donné du goût à la vie.
Adieu, inconnue au sourire orange, et merci, même si tu n'as jamais existé.