Mais traiter les libéraux de fachos c'est [...]
Je crois qu'il s'agissait ici d'ultra-libéralisme et non de libéralisme tout court. Hors dans "ultra", il y a tout de même cette notion d'eXtrême qui moi aussi me dérange...
Sachant que le libéralisme peut difficielement être assimilé à du socialisme, l'analogie avec le fachisme, bien qu'abusive, semble assez sensée.
Après, tu précises que ce ne sont que des caricatures mais :
"c'est pas normal que la société ne me preine pas en charge parcque je reste à la maison à regarder la télé alors que je suis apte au travail"
je ne suis pas persuadé que ta seule aptitude au travail détermine ton succès dans la recherche d'un boulot et ça ne peut conditionner, en aucun cas, ton droit aux soins, à l'assistance...
A mon sens, chacun est en droit d'attendre de la société un respect de ses droits élémentaires, et lorsqu'il s'agit de santé, j'estime qu'il s'agit de droits inaliénables. Une histoire de reconnaissance de l'individu/la personne à priori ... et non à postériori comme voudrait nous y amener ces principes douteux de mérite et d'élitisme... ce n'est pas un peu cela le libéralisme. ?
Ponctuellement, certaines attitudes peuvent paraître révoltantes mais sans doute est-ce le prix à payer pour parvenir à une société à visage humain...
"c'est pas normal qu'on applique la même loie à tout le monde"
Séduisant de penser que LA loi puisse être appliquée à tout le monde de la même façon, sans détours... mais ça tient un peu du doux rêve d'utopiste pour au moins trois raisons :
- la loi est faite pour/par des hommes... par essence non déterministe. En outre, il n'y a pas égalité de moyens pour l'"accusé" entre une défense comise d'office et un ténor du barreau. Et ce sont ces moyens qui font toute la différence...
- une loi récente permet au gouvernement de promulguer des décrets sans discussion à l'assemblée : un moyen simple de défendre des intérêts personnels sans contrôle démocratique.
- de multiples exceptions juridiques existent : président de la république, armée, intérêt national...
En résumé, ce beau théorème n'est applicable, et appliqué, qu'aux péons de base : toi, moi... Mais sans doute est-ce raisonnable d'une certaine façon car, officiellement, un tribunal ne juge jamais en équité... juste en application du texte de la loi.
Quoiqu'il en soit, cette notion d'"intolérance zéro" est, à mon sens, un bon argument marketing de notre gouvernement... qui fait les titres du 20h, tranquilise la catégorie inquiète de la population, facilite les interventions musclées dans les zones difficiles et permet d'oublier que les véritables réponses sont peut-être ailleurs que dans la répression : éducation, moyens pour la justice ...
[^] # libéralisme... à la nuance ultra
Posté par Quzqo . En réponse au journal La fin du monopole de la Sécurité sociale. Évalué à 1.
Je crois qu'il s'agissait ici d'ultra-libéralisme et non de libéralisme tout court. Hors dans "ultra", il y a tout de même cette notion d'eXtrême qui moi aussi me dérange...
Sachant que le libéralisme peut difficielement être assimilé à du socialisme, l'analogie avec le fachisme, bien qu'abusive, semble assez sensée.
Après, tu précises que ce ne sont que des caricatures mais :
"c'est pas normal que la société ne me preine pas en charge parcque je reste à la maison à regarder la télé alors que je suis apte au travail"
je ne suis pas persuadé que ta seule aptitude au travail détermine ton succès dans la recherche d'un boulot et ça ne peut conditionner, en aucun cas, ton droit aux soins, à l'assistance...
A mon sens, chacun est en droit d'attendre de la société un respect de ses droits élémentaires, et lorsqu'il s'agit de santé, j'estime qu'il s'agit de droits inaliénables. Une histoire de reconnaissance de l'individu/la personne à priori ... et non à postériori comme voudrait nous y amener ces principes douteux de mérite et d'élitisme... ce n'est pas un peu cela le libéralisme. ?
Ponctuellement, certaines attitudes peuvent paraître révoltantes mais sans doute est-ce le prix à payer pour parvenir à une société à visage humain...
"c'est pas normal qu'on applique la même loie à tout le monde"
Séduisant de penser que LA loi puisse être appliquée à tout le monde de la même façon, sans détours... mais ça tient un peu du doux rêve d'utopiste pour au moins trois raisons :
- la loi est faite pour/par des hommes... par essence non déterministe. En outre, il n'y a pas égalité de moyens pour l'"accusé" entre une défense comise d'office et un ténor du barreau. Et ce sont ces moyens qui font toute la différence...
- une loi récente permet au gouvernement de promulguer des décrets sans discussion à l'assemblée : un moyen simple de défendre des intérêts personnels sans contrôle démocratique.
- de multiples exceptions juridiques existent : président de la république, armée, intérêt national...
En résumé, ce beau théorème n'est applicable, et appliqué, qu'aux péons de base : toi, moi... Mais sans doute est-ce raisonnable d'une certaine façon car, officiellement, un tribunal ne juge jamais en équité... juste en application du texte de la loi.
Quoiqu'il en soit, cette notion d'"intolérance zéro" est, à mon sens, un bon argument marketing de notre gouvernement... qui fait les titres du 20h, tranquilise la catégorie inquiète de la population, facilite les interventions musclées dans les zones difficiles et permet d'oublier que les véritables réponses sont peut-être ailleurs que dans la répression : éducation, moyens pour la justice ...