• [^] # Re: Rien à dire mais

    Posté par . En réponse au journal Rien à dire mais. Évalué à 6.

    Alors pour info je suis étudiant, fils d'instit qui fait grève depuis pas mal de temps, et qui a perdu autant de journées de salaire. Je prends en ce moment les transports tous les jours pour aller bosser, et les grêves me font chier mais je ne crie pas au scandale.
    Ça me fait marrer vos arguments du style : "ouais mais c'est comme ça on n'y peut rien..." Jusqu'où va-t-on se laisser marcher sur les pieds ?
    Vous allez attendre d'avoir à payer une mutuelle minable parce qu'il n'y aura plus de Sécu ?
    Toujours pour info, la solution pour "sauver" les retraites qui a été retenue n'est pas la seule qui existe. Des économistes en ont trouvé d'autres, il existe d'autres sources d'argent (les revenus financiers par exemple). La solution retenue aujourd'hui est la suivante : une retraite précaire qui termine une vie de travail précaire, je me demande où va aller comme ça.
    À ceux qui vont me traiter d'irresponsable et d'idéaliste, je réponds : quel la responsabilité d'hommes politiques qui préparent ni plus ni moins toute une classes de personnes agées qui sera pauvre, qui consommera moins, donc qui fera tourner l'économie moins vite, une classe qui représentera en 2040 un bon tiers de la population française... Et je ne vous raconte si en plus la Sécu est bradée (ou alors c'est logique, les gens mourront plus tôt et tout rentrera dans l'ordre...).
    Et qu'on cesse de dire que c'est impossible, qu'on ne peut pas le faire. La politique est une affaire de volonté. Ce réalisme, ce "pragmatisme", n'est qu'un voile sur l'idéologie tchatchérienne dominante aujourd'hui à Bruxelles et à l'OMC. Une idéologie destructrice qui en ce moment vote les brevets sur les logiciels en Europe, empêche les Africains de se soigner du sida et voudrait privatiser la santé, l'éducation...